Je ne suis pas porteur d’un projet en relation avec l’appel du SEES.
S’il est vrai que dans un premier temps j’ai avancé des propositions dans le cadre de l’appel, s’il est également vrai que j’ai été aussi très impliqué dans des équipes qui vont soumettre des projets au SEES, il faut savoir avant de poursuivre :
que j’ai retiré la candidature portée spécifiquement par RadioPhare parce qu’elle me semblait déborder largement le cadre de ce qu’il est possible de faire avec le SEES.
que j’ai démissionné de mes responsabilités au sein d’autres structures qui s’apprêtent à être candidates parce qu’elles n’ont pas souhaité s’investir dans une réflexion plus critique et plus constructive sur le long terme vis à vis du SEES.
Sur le fond, je crois qu’avec cet appel à projets du SEES nous touchons aux limites de ce que l’on peut attendre de ce mode de redistribution de l’argent public aux acteurs du développement local, aux limites de ce qu’un Etat riche et moderne est prêt à faire sur les thêmes qui nous préoccupent. Ce n’est pas Guy Hascouët et le SEES en lui-même que je mets aujourd’hui en cause, c’est l’Etat dans son ensemble qui apporte ici la preuve qu’il n’est pas un partenaire convaincant et surtout qu’il est incapable de proposer une méthode de développement cohérente.
Sur les sujets qui m’intéressent plus directement à savoir les perspectives que le déploiement de l’Internet pourrait ouvrir (dans certaines conditions seulement) en terme d’équilibrage des chances entre les territoires, d’utilisations plus fines de l’espace, de contribution au développement local (économique, social et culturel), je m’interroge sur ce que seraient des politiques d’aménagement vigoureuses.
Car il s’agit bien d’un problème d’aménagement autant sur le plan des infrastructures de télécommunication que sur celui des plateformes matérielles et logicielles ou encore des compétences dont il est nécessaire que chaque territoire dispose pour aborder ce nouveau continent.
Qui dit aménagement dit choix politiques sur le long terme et mobilisation de ressources financières significatives pour soutenir les efforts à des échelles de dix, voire vingt ans. Dans cet esprit, il me semble souhaitable qu’une institution adaptée soit rapidement créée dans ce pays, un « Fonds de Soutien Internet & Territoire » mobilisant les financements au niveau régional et national, procédant par avances remboursables et laissant le soin à des délégations locales autonomes d’instruire les dossiers de demande de soutien à l’échelle de chaque territoire.
Ce n’est pas un projet en relation avec l’appel du SEES, c’est plutôt un projet en réaction à cet appel. Lorsque l’on constate avec les 33MF du SEES à quelle hauteur l’Etat est prêt à mettre la main à la poche pour construire une politique on ne peut que se dire qu’il va falloir compter avec d’autres acteurs, qu’il s’agisse des collectivités locales, qu’il s’agisse d’interventions privées principalement dans le cadre de coopérations locales précisément ciblées. C’est à ce niveau là que la comparaison (et non la métaphore) avec la manière dont s’est déployé dans l’histoire le dispositif international de signalisation maritime et de sécurité en mer peut apporter des éléments de réflexion très intéressants.
Je ne suis pas porteur d’un projet en relation avec l’appel du SEES.
S’il est vrai que dans un premier temps j’ai avancé des propositions dans le cadre de l’appel, s’il est également vrai que j’ai été aussi très impliqué dans des équipes qui vont soumettre des projets au SEES, il faut savoir avant de poursuivre :
Sur le fond, je crois qu’avec cet appel à projets du SEES nous touchons aux limites de ce que l’on peut attendre de ce mode de redistribution de l’argent public aux acteurs du développement local, aux limites de ce qu’un Etat riche et moderne est prêt à faire sur les thêmes qui nous préoccupent. Ce n’est pas Guy Hascouët et le SEES en lui-même que je mets aujourd’hui en cause, c’est l’Etat dans son ensemble qui apporte ici la preuve qu’il n’est pas un partenaire convaincant et surtout qu’il est incapable de proposer une méthode de développement cohérente.
Sur les sujets qui m’intéressent plus directement à savoir les perspectives que le déploiement de l’Internet pourrait ouvrir (dans certaines conditions seulement) en terme d’équilibrage des chances entre les territoires, d’utilisations plus fines de l’espace, de contribution au développement local (économique, social et culturel), je m’interroge sur ce que seraient des politiques d’aménagement vigoureuses.
Car il s’agit bien d’un problème d’aménagement autant sur le plan des infrastructures de télécommunication que sur celui des plateformes matérielles et logicielles ou encore des compétences dont il est nécessaire que chaque territoire dispose pour aborder ce nouveau continent.
Qui dit aménagement dit choix politiques sur le long terme et mobilisation de ressources financières significatives pour soutenir les efforts à des échelles de dix, voire vingt ans. Dans cet esprit, il me semble souhaitable qu’une institution adaptée soit rapidement créée dans ce pays, un « Fonds de Soutien Internet & Territoire » mobilisant les financements au niveau régional et national, procédant par avances remboursables et laissant le soin à des délégations locales autonomes d’instruire les dossiers de demande de soutien à l’échelle de chaque territoire.
Ce n’est pas un projet en relation avec l’appel du SEES, c’est plutôt un projet en réaction à cet appel. Lorsque l’on constate avec les 33MF du SEES à quelle hauteur l’Etat est prêt à mettre la main à la poche pour construire une politique on ne peut que se dire qu’il va falloir compter avec d’autres acteurs, qu’il s’agisse des collectivités locales, qu’il s’agisse d’interventions privées principalement dans le cadre de coopérations locales précisément ciblées. C’est à ce niveau là que la comparaison (et non la métaphore) avec la manière dont s’est déployé dans l’histoire le dispositif international de signalisation maritime et de sécurité en mer peut apporter des éléments de réflexion très intéressants.
Amicalement,