> Ta Kultur en short au Prisu (was : "Merci, merci ...")
22 juillet 2002, 14:13, par Lefayot
Difficile d’innover dans la critique bien connue du discours construit dans lequel une personne réalise une médiation entre un supposé savoir/constat/etc. et un public généralement supposé incapable de faire sa propre opinion sans assistance
Bien sur que si, on peut. Par exemple au lieu de seriner "Jospin est un trotskyste qui veut faire la revolution", dire pour changer "Jospin est un extra-terrestre qui veut se gorger de nos precieux fluides vitaux". Les deux assertions sont fausses, mais l’une est vraiment usée.
De plus, Technikart est composé de mediateurs, justement, qui s’adresse à un public supposé incapable de faire sa propre opinion sans assistance. Ils sont assez mal placés pour reprocher ça à quiconque.
L’alibi selon lequel le niveau de langue du médiateur garantit tant à la fois sa qualification à ce faire et son acceptation des règles régissant l’expression ("respect de la langue française") commence à s’user.
C’est pas que je sois contre, mais la recusation en bloc de cette assertion, assure en pratique la promotion des arrivistes incultes mais demagos (et c’est vrai depuis au moins la nuit des temps).
En plus, le niveau de langue etc est un indice pas une preuve de qualification. Il faut juger sur piece, et ce serait trop facile de demonter le n’importe quoi de Techno-nanard. On peut aussi faire de même avec l’article, mais, justement, il faut le faire, pas se contenter d’une analyse générale, pas fausse d’ailleurs, mais dont on peut interroger la pertinence dans le cas d’espece.
Mais puisqu’on parle de Kultur, est-on bien certain qu’un procédé d’expression donné s’applique mieux que tout autre à l’exploration des limites de ce premier procédé ?
J’ai pas tout compris (faut etre un peu moins allusif), mais il est malheureusement contre revolutionnaire d’avouer qu’un minimum de conceptualisation se double d’un langage un minimum precis, qu’on evitera de peupler de mots informes et polysemiques, comme "ringard", "connard", "bouffon", etc.
Difficile d’innover dans la critique bien connue du discours construit dans lequel une personne réalise une médiation entre un supposé savoir/constat/etc. et un public généralement supposé incapable de faire sa propre opinion sans assistance
Bien sur que si, on peut. Par exemple au lieu de seriner "Jospin est un trotskyste qui veut faire la revolution", dire pour changer "Jospin est un extra-terrestre qui veut se gorger de nos precieux fluides vitaux". Les deux assertions sont fausses, mais l’une est vraiment usée.
De plus, Technikart est composé de mediateurs, justement, qui s’adresse à un public supposé incapable de faire sa propre opinion sans assistance. Ils sont assez mal placés pour reprocher ça à quiconque.
L’alibi selon lequel le niveau de langue du médiateur garantit tant à la fois sa qualification à ce faire et son acceptation des règles régissant l’expression ("respect de la langue française") commence à s’user.
C’est pas que je sois contre, mais la recusation en bloc de cette assertion, assure en pratique la promotion des arrivistes incultes mais demagos (et c’est vrai depuis au moins la nuit des temps).
En plus, le niveau de langue etc est un indice pas une preuve de qualification. Il faut juger sur piece, et ce serait trop facile de demonter le n’importe quoi de Techno-nanard. On peut aussi faire de même avec l’article, mais, justement, il faut le faire, pas se contenter d’une analyse générale, pas fausse d’ailleurs, mais dont on peut interroger la pertinence dans le cas d’espece.
Mais puisqu’on parle de Kultur, est-on bien certain qu’un procédé d’expression donné s’applique mieux que tout autre à l’exploration des limites de ce premier procédé ?
J’ai pas tout compris (faut etre un peu moins allusif), mais il est malheureusement contre revolutionnaire d’avouer qu’un minimum de conceptualisation se double d’un langage un minimum precis, qu’on evitera de peupler de mots informes et polysemiques, comme "ringard", "connard", "bouffon", etc.