> Quand j’entends le mot « Revolver », je sors ma Kultur
19 août 2002, 12:31, par Florence
Je ne comprends pas l’indignation outrée de ces lignes envers les sites culturels (Kul.).
Il en va de ces sites comme de la mise en scène entière de notre vie sociale. Ces sites sont à caractère publicitaire même s’ils se prétendent informatifs et ne visent que l’augmentation du nombre de "clics" pour justifier leurs budgets, business plan ou autre subvention. D’où la logique du discours median (pour plaire au plus grand nombre) et sa conséquence : le pompage que pratiquent allègrement entre eux tous les supports.
Ces sites ne sont là que parce que la culture s’est organisée en marché et que tout marché a besoin de ses vecteurs publicitaires pour s’étendre.
Tout le problème à mon avis est que la Kulture, comme tout autre marché, a besoin d’étendre son audience pour augmenter ses profits et se trouve dès lors plongée dans un dilemne impossible : comment calibrer un produit sélectif en produit pour tous ou comment habiller un produit de masse en le faisant passer pour sélectif ?
Autrement dit, la grande hypocrisie de ce marché (véhiculée par tous les supports indifféremment) est de faire croire qu’il existe une niche de la production humaine qui relève d’autres valeurs que celles régissant l’économie, à savoir masse et uniformisation (son corollaire).
Je ne suis pas un professionnel des media ni de la Kulture, mais un consommateur. Habitant en Allemagne où l’offre sur ce marché est immense et diversifiée je "consomme" ces produits en grande quantité et sous différentes formes(expositions, festivals de théatre, danse contemporaine, ....), reviens juste de la Dokumenta à Kassel et pense donc m’exprimer en connaissance de cause.
Ce qui me gène le plus n’est pas la prolifération de pages (web ou papier) pour ne rien dire d’autre que le voisin mais plutôt la production kulturelle même que je trouve fortement pessimiste et si peu renouvellée.
Mais ceci est un autre débat.
Je ne comprends pas l’indignation outrée de ces lignes envers les sites culturels (Kul.).
Il en va de ces sites comme de la mise en scène entière de notre vie sociale. Ces sites sont à caractère publicitaire même s’ils se prétendent informatifs et ne visent que l’augmentation du nombre de "clics" pour justifier leurs budgets, business plan ou autre subvention. D’où la logique du discours median (pour plaire au plus grand nombre) et sa conséquence : le pompage que pratiquent allègrement entre eux tous les supports.
Ces sites ne sont là que parce que la culture s’est organisée en marché et que tout marché a besoin de ses vecteurs publicitaires pour s’étendre.
Tout le problème à mon avis est que la Kulture, comme tout autre marché, a besoin d’étendre son audience pour augmenter ses profits et se trouve dès lors plongée dans un dilemne impossible : comment calibrer un produit sélectif en produit pour tous ou comment habiller un produit de masse en le faisant passer pour sélectif ?
Autrement dit, la grande hypocrisie de ce marché (véhiculée par tous les supports indifféremment) est de faire croire qu’il existe une niche de la production humaine qui relève d’autres valeurs que celles régissant l’économie, à savoir masse et uniformisation (son corollaire).
Je ne suis pas un professionnel des media ni de la Kulture, mais un consommateur. Habitant en Allemagne où l’offre sur ce marché est immense et diversifiée je "consomme" ces produits en grande quantité et sous différentes formes(expositions, festivals de théatre, danse contemporaine, ....), reviens juste de la Dokumenta à Kassel et pense donc m’exprimer en connaissance de cause.
Ce qui me gène le plus n’est pas la prolifération de pages (web ou papier) pour ne rien dire d’autre que le voisin mais plutôt la production kulturelle même que je trouve fortement pessimiste et si peu renouvellée.
Mais ceci est un autre débat.
Voir en ligne : > Quand j’entends le mot « Revolver », je sors ma Kultur