> Pour en finir avec l’illusion d’un cyberespace immanent
12 octobre 2000, 15:33, par yann
L’esprit critique de Pascale est assez louable par les temps qui courent mais je me permettrai cependant une petite remarque qui tend un peu à retourner le propos comme un gant ou une chaussette, au choix.
Il me semble que dans cette critique du terme ’cyberespace’, la définition a été (historiquement) prise à l’envers, c’est à dire d’abord par ses déviations plutot que par son origine qui est notée en dernier lieu, je veux parler de la définition de W.Gibson qui est bien le créateur de ce mot et dont la définition est alors grosso-modo : "L’ensemble des ordinateurs et des individus interconnectés".
Il n’y a donc pas à l’origine de dichotomie entre présupposés "monde réel", celui des individus et des machines physiques, et "monde virtuel", espace de l’information sous forme de données encore pour l’heure binaires. Le terme générique de cyberespace englobe l’ensemble de cette réalité et pose le constat que cette réalité dépasse la seule appréhension d’un outil ou véhicule du language pour affirmer l’existence quasi palpable (AMHA) d’un "environnement" dans lequel, entre autre, la pensée individuelle se meut au contact de languages et informations qui echappent désormais à la compréhension humaine directe.
Il y a donc une infinité d’épaisseurs dans cet environnement qui vont du couple perception/expression chez l’individu aux programmes
autonomes qui peuvent proliférer sur le réseau en la quasi absence de reconnaissance humaine, et ce n’est plus de la science fiction.
Voila rapidement un autre point de vue sur cette question comme un petit contrepoids au propos de Pascale, qui j’en ai peur est un peu réducteur de la réalité dans laquelle nous évoluons, ou en tout cas, un peu réducteur des potentialités non purement fantasmatiques de cet espace nommé internet.
L’esprit critique de Pascale est assez louable par les temps qui courent mais je me permettrai cependant une petite remarque qui tend un peu à retourner le propos comme un gant ou une chaussette, au choix.
Il me semble que dans cette critique du terme ’cyberespace’, la définition a été (historiquement) prise à l’envers, c’est à dire d’abord par ses déviations plutot que par son origine qui est notée en dernier lieu, je veux parler de la définition de W.Gibson qui est bien le créateur de ce mot et dont la définition est alors grosso-modo : "L’ensemble des ordinateurs et des individus interconnectés".
Il n’y a donc pas à l’origine de dichotomie entre présupposés "monde réel", celui des individus et des machines physiques, et "monde virtuel", espace de l’information sous forme de données encore pour l’heure binaires. Le terme générique de cyberespace englobe l’ensemble de cette réalité et pose le constat que cette réalité dépasse la seule appréhension d’un outil ou véhicule du language pour affirmer l’existence quasi palpable (AMHA) d’un "environnement" dans lequel, entre autre, la pensée individuelle se meut au contact de languages et informations qui echappent désormais à la compréhension humaine directe.
Il y a donc une infinité d’épaisseurs dans cet environnement qui vont du couple perception/expression chez l’individu aux programmes
autonomes qui peuvent proliférer sur le réseau en la quasi absence de reconnaissance humaine, et ce n’est plus de la science fiction.
Voila rapidement un autre point de vue sur cette question comme un petit contrepoids au propos de Pascale, qui j’en ai peur est un peu réducteur de la réalité dans laquelle nous évoluons, ou en tout cas, un peu réducteur des potentialités non purement fantasmatiques de cet espace nommé internet.