Parlons-en, tous les typographes ne sont pas d’accord sur les règles indiquées ici.
Pour beaucoup, les espaces insécables demandés pour les ponctuations françaises qui en ont besoin sont TOUTES des fines, y compris pour les guillemets français ! Et je sais de quoi je parle, j’ai travaillé sur un éditeur à l’usage de la presse écrite nationale et régionale (française, belge, canadienne, et même anglaise !)
La principale différence entre la typographie française et anglaise n’est pas dans la présence ou non d’une espace insécable pour ces ponctuations (les deux traditions typographiques les utilisent !), ni sur la distinction entre fines et grosses pour les espaces accompagnant ces ponctuations (les deux typographies utilisent des fines !), mais dans la taille relative des fines :
* 1/8 em minimum à 1/6 em maximum en typographie anglaise, en comprenant la chasse des caractères avant et après l’espace fine insécable (c’est pourquoi les fines sont souvent omises quand elles ne sont pas disponibles)
* 1/6 em minimum en typographie française, en comprenant la chasses des caractères avant et après l’espace fine insécable.
Conséquence : la vraie distinction est entre une fine française et une fine anglaise, mais le compromis acceptable par les deux typographies est d’avoir une fine unique de 1/6 em...
Pour expliquer pourquoi les fines sont définies par des intervalles comprenant la garde et l’avance des caractères avant et après, il faut se rappeler qu’avant les caractères étaient cher à couler en métal, et ne comportaient eux même aucune autre chasse complémentaire :
on les disposait sur une règle serrée par un étau après avoir effectué les justification avec une réglette d’épaisseur variable lisse et graduée : un petit coup de marteau horizontalement et on obtenait la chasse voulue. La fine n’utilisait aucun caractère métallique. les espaces était tous retirés de la ligne composée après que celle-ci était serrée avant de passer à la ligne suivante.
La plaque composant une page était donc pleine de trous pour toutes les espaces.
Pour justifier les mots sur la ligne, on se servait de coins obliques et on pressait dans un étau équilibré horizontalement (les meilleurs typistes pouvaient faire l’équilibrage des espaces à l’œil sans outil, mais la fine nécessitait quand même une lamelle amovible pour la régularité de la composition)
Plus tard, avec la typographie informatique, ou quand les caractères métalliques ont été produits à bas prix, plus besoin de lamelle pour séparer les caractères : les glyphes dans les fontes métalliques ou polices informatiques incluent la garde et l’avance minimale au sein des ponctuations (ce qui accélère la composition des pages). Les fines sont donc plus fines qu’avant
(raison pour laquelle elles ont disparu de la typographie anglaise courante en faible résolution sur un écran, alors qu’en fait la typographie soignée utilise encore 1/10 em à 1/8 em, enfinction de la police utilisée et des gardes et avances utilisées pour ses glyphes, ce qui est visible dans les compositions de titres en grande taille ...)
Et l’article ne parle pas non plus des fines insécables requises comme séparateur de chiffres.
Parlons-en, tous les typographes ne sont pas d’accord sur les règles indiquées ici.
Pour beaucoup, les espaces insécables demandés pour les ponctuations françaises qui en ont besoin sont TOUTES des fines, y compris pour les guillemets français ! Et je sais de quoi je parle, j’ai travaillé sur un éditeur à l’usage de la presse écrite nationale et régionale (française, belge, canadienne, et même anglaise !)
La principale différence entre la typographie française et anglaise n’est pas dans la présence ou non d’une espace insécable pour ces ponctuations (les deux traditions typographiques les utilisent !), ni sur la distinction entre fines et grosses pour les espaces accompagnant ces ponctuations (les deux typographies utilisent des fines !), mais dans la taille relative des fines :
* 1/8 em minimum à 1/6 em maximum en typographie anglaise, en comprenant la chasse des caractères avant et après l’espace fine insécable (c’est pourquoi les fines sont souvent omises quand elles ne sont pas disponibles)
* 1/6 em minimum en typographie française, en comprenant la chasses des caractères avant et après l’espace fine insécable.
Conséquence : la vraie distinction est entre une fine française et une fine anglaise, mais le compromis acceptable par les deux typographies est d’avoir une fine unique de 1/6 em...
Pour expliquer pourquoi les fines sont définies par des intervalles comprenant la garde et l’avance des caractères avant et après, il faut se rappeler qu’avant les caractères étaient cher à couler en métal, et ne comportaient eux même aucune autre chasse complémentaire :
on les disposait sur une règle serrée par un étau après avoir effectué les justification avec une réglette d’épaisseur variable lisse et graduée : un petit coup de marteau horizontalement et on obtenait la chasse voulue. La fine n’utilisait aucun caractère métallique. les espaces était tous retirés de la ligne composée après que celle-ci était serrée avant de passer à la ligne suivante.
La plaque composant une page était donc pleine de trous pour toutes les espaces.
Pour justifier les mots sur la ligne, on se servait de coins obliques et on pressait dans un étau équilibré horizontalement (les meilleurs typistes pouvaient faire l’équilibrage des espaces à l’œil sans outil, mais la fine nécessitait quand même une lamelle amovible pour la régularité de la composition)
Plus tard, avec la typographie informatique, ou quand les caractères métalliques ont été produits à bas prix, plus besoin de lamelle pour séparer les caractères : les glyphes dans les fontes métalliques ou polices informatiques incluent la garde et l’avance minimale au sein des ponctuations (ce qui accélère la composition des pages). Les fines sont donc plus fines qu’avant
(raison pour laquelle elles ont disparu de la typographie anglaise courante en faible résolution sur un écran, alors qu’en fait la typographie soignée utilise encore 1/10 em à 1/8 em, enfinction de la police utilisée et des gardes et avances utilisées pour ses glyphes, ce qui est visible dans les compositions de titres en grande taille ...)
Et l’article ne parle pas non plus des fines insécables requises comme séparateur de chiffres.