Il y a quelques années, alors que j’ achevais une maîtrise de sciences politiques, on tentait vainement de m’ asséner une vérité selon laquelle il n’ y avait plus d’ idéologie.
Je contestai cette approche trop catégorique, considérant au contraire que si les idéologies politiques connaissaient un réel déclin, une autre forme tout aussi néfaste pour la liberté de pensée se développait, qui était l’ idéologie mercantile. La frénésie exponentielle à fonder une existence sur le paraître et l’ acquisition de richesses a encore de beaux jours devant elle.
Quinze ans après, je pense que cette idéologie mercantile a fusionné avec les débris des grandes idéologies politiques du passé, et que le débat sur la constitution européenne en constitue l’ illustration flagrante : dès lors que l’ on veut nous éduquer et nous faire comprendre que le "oui" c’ est bien, et que le "non" c’ est mal, nos sens doivent nous alerter : dans une véritable démocratie, il n’ y a pas de vote qui illustre le bien ou le mal, mais des résultats qui, eux, sont bons ou mauvais après une période donnée d’ exercice du pouvoir.
Méfions-nous de ce qui paraît trop évident, faisons l’ effort d’ étudier l’ histoire de la construction européenne et de lire un texte qui a au moins le mérite d’ exister : soyons des citoyens actifs, quand bien même le "non" résulterait de nos investigations et réflexions, et respectons les tenants de ce "non" autant que ceux du "oui".
Quel que soit notre camp, souvenons-nous qu’ il n’ y a plus ni bûcher ni sorcière pour monter dessus. Avoir une opinion est honorable. Refuser d’ en avoir une incarne la naissance de la tyrannie ... et le triomphe d’ une idéologie sous-jacente mais bien réelle.
Il y a quelques années, alors que j’ achevais une maîtrise de sciences politiques, on tentait vainement de m’ asséner une vérité selon laquelle il n’ y avait plus d’ idéologie.
Je contestai cette approche trop catégorique, considérant au contraire que si les idéologies politiques connaissaient un réel déclin, une autre forme tout aussi néfaste pour la liberté de pensée se développait, qui était l’ idéologie mercantile. La frénésie exponentielle à fonder une existence sur le paraître et l’ acquisition de richesses a encore de beaux jours devant elle.
Quinze ans après, je pense que cette idéologie mercantile a fusionné avec les débris des grandes idéologies politiques du passé, et que le débat sur la constitution européenne en constitue l’ illustration flagrante : dès lors que l’ on veut nous éduquer et nous faire comprendre que le "oui" c’ est bien, et que le "non" c’ est mal, nos sens doivent nous alerter : dans une véritable démocratie, il n’ y a pas de vote qui illustre le bien ou le mal, mais des résultats qui, eux, sont bons ou mauvais après une période donnée d’ exercice du pouvoir.
Méfions-nous de ce qui paraît trop évident, faisons l’ effort d’ étudier l’ histoire de la construction européenne et de lire un texte qui a au moins le mérite d’ exister : soyons des citoyens actifs, quand bien même le "non" résulterait de nos investigations et réflexions, et respectons les tenants de ce "non" autant que ceux du "oui".
Quel que soit notre camp, souvenons-nous qu’ il n’ y a plus ni bûcher ni sorcière pour monter dessus. Avoir une opinion est honorable. Refuser d’ en avoir une incarne la naissance de la tyrannie ... et le triomphe d’ une idéologie sous-jacente mais bien réelle.