L’attaque frontale et violente d’internet par P.Val n’est pas anecdotique, même si le faitque ce soit lui ou un autre qui s’y colle n’est pas un sujet en soi.
En revanche, ce qui l’est plus, et que Mikeul évoque quand il parle de l’impression d’avoir « perdu un maître à penser » touche au centre du débat : le refus de la part de certains détenteurs du droit d’édicter la pensée de voir apparaître un champ d’expression qui remet en cause leur petit pouvoir.
Tout cela est également lié aux conditions économiques respectives dans lesquelles évoluent la presse écrite et les « zacteurs » du ouébindé. D’un côté, des professionnels de la profession, portant le label rouge du penseur homologué, et vivant de cette activité, de l’autre, des bénévoles, souvent anonymes, qui font ça en plus ou à côté d’une autre activité. En gros, la concurrence gratuite fait peur.
Si tu ne fais pas comme moi, tu n’existes pas
D’après Val, il n’y a pas de place pour l’expression « citoyenne » en ligne : soit tu existe dans la sphère commerciale et tu propages le libéralisme, soit tu appartiens à un ramassis de nazis pédophiles sectaires névrosés… Vu qu’il n’y a pas de pub sur Uzine, ce support se situe donc dans la deuxième catégorie.
Il y a de la place pour tout le monde, si Charlie (ou n’importe quel autre canard papier) m’apporte quelques moments de stimulation intellectuelle et zygomatique, je continuerai de l’acheter, même s’il y a d’autres lieux de circulation et d’échange pour la pensée.
En plus, le web non-marchand ne se limite pas à quelques sites d’information et de prise de position, il y a des tas d’autres choses utiles et/ou agréables qui sont renforcées par l’utilisation du net, dans la vie associative, par exemple. Il y a aussi des sites de discussion pas stériles où l’on peut dialoguer sans intermédiaire avec d’autres habitants de cette planète qu’on n’aurait aucune chance de croiser ailleurs.
Amis penseurs, le papier n’est pas mort, mais le web est là pour rester et il ne sera que ce que nous en ferons. Alors, pas de défaitisme ni d’amalgame, l’émergence d’une parole libre ne fait du tort qu’à ceux qui ont l’ambition de la contrôler.
De quoi s’agit-il ici ?
L’attaque frontale et violente d’internet par P.Val n’est pas anecdotique, même si le faitque ce soit lui ou un autre qui s’y colle n’est pas un sujet en soi.
En revanche, ce qui l’est plus, et que Mikeul évoque quand il parle de l’impression d’avoir « perdu un maître à penser » touche au centre du débat : le refus de la part de certains détenteurs du droit d’édicter la pensée de voir apparaître un champ d’expression qui remet en cause leur petit pouvoir.
Tout cela est également lié aux conditions économiques respectives dans lesquelles évoluent la presse écrite et les « zacteurs » du ouébindé. D’un côté, des professionnels de la profession, portant le label rouge du penseur homologué, et vivant de cette activité, de l’autre, des bénévoles, souvent anonymes, qui font ça en plus ou à côté d’une autre activité. En gros, la concurrence gratuite fait peur.
Si tu ne fais pas comme moi, tu n’existes pas
D’après Val, il n’y a pas de place pour l’expression « citoyenne » en ligne : soit tu existe dans la sphère commerciale et tu propages le libéralisme, soit tu appartiens à un ramassis de nazis pédophiles sectaires névrosés… Vu qu’il n’y a pas de pub sur Uzine, ce support se situe donc dans la deuxième catégorie.
Il y a de la place pour tout le monde, si Charlie (ou n’importe quel autre canard papier) m’apporte quelques moments de stimulation intellectuelle et zygomatique, je continuerai de l’acheter, même s’il y a d’autres lieux de circulation et d’échange pour la pensée.
En plus, le web non-marchand ne se limite pas à quelques sites d’information et de prise de position, il y a des tas d’autres choses utiles et/ou agréables qui sont renforcées par l’utilisation du net, dans la vie associative, par exemple. Il y a aussi des sites de discussion pas stériles où l’on peut dialoguer sans intermédiaire avec d’autres habitants de cette planète qu’on n’aurait aucune chance de croiser ailleurs.
Amis penseurs, le papier n’est pas mort, mais le web est là pour rester et il ne sera que ce que nous en ferons. Alors, pas de défaitisme ni d’amalgame, l’émergence d’une parole libre ne fait du tort qu’à ceux qui ont l’ambition de la contrôler.