Ce qu’il ne faut nier en aucun cas, et ce qui ressort à juste titre de l’article "Val tragique à Charlie : un mort", c’est la capacité critique du lecteur et de l’internaute.
On apprend ça dans les cours de base de sociologie des médias et de la communication et c’est l’erreur principale de Val. Non, le lecteur de la presse ne prend pas tout ce qu’il lit pour argent comptant, il réagit, il interagit avec l’article qu’il lit. Non, l’internaute ne prend pas tout ce qu’il voit et lit pour argent comptant, il se fait sa propre expérience, finit par savoir déjouer les bidonnages et les arrières-pensées malsaines, vos messages à tous prouvent que vous n’êtes pas passifs, que vous êtes réactifs.
Val participe de ce fantasme de la propagande qui n’est pas nouveau. A l’époque de Gutenberg déjà, circulaient des pamphlets et des attaques contre le livre, contre les premières gazettes et écrits périodiques et contre les écrits anonymes qui allaient manipuler le lecteur sans que celui-ci puisse réagir à son auteur. Quand le cinéma, la radio et plus tard la télévision sont apparus, on a vu toute cette attaque rapparaître sous la plume d’éminents sociologues, qui utilisaient tout comme Val la référence aux régimes fascistes. C’est la peur de la propagande, de la manipulation. Oui, cela peut inquiéter mais il faut toujours garder à l’esprit que si une propagande fonctionne, c’est en partie parce que la société qui la reçoit est préparé à abonder dans son sens. Avant Goebbels, la société allemande était déjà parcourue de références racistes et antisémites, et les explications faciles de tous les maux de l’Allemagne qui circulaient dans la presse d’extrême-droite rejoignaient celles des ouvriers et des patrons attablés aux brasseries munichoises.
Personnellement, j’entends tous les jours les médias encenser le libéralisme et je ne me sens pourtant pas emporté par la propagande.
Internautes, lecteurs, téléspectateurs, nous ne sommes pas pour autant hors du monde social et des liens entre hommes qui nous permettent de dialoguer et d’élaborer nos propres critiques du système.
Arrêtons de prendre les êtres humains pour des cons et des victimes. Nous subissons certes des influences mais nous sommes aussi acteurs et maîtres de nos valeurs.
Ce qu’il ne faut nier en aucun cas, et ce qui ressort à juste titre de l’article "Val tragique à Charlie : un mort", c’est la capacité critique du lecteur et de l’internaute.
On apprend ça dans les cours de base de sociologie des médias et de la communication et c’est l’erreur principale de Val. Non, le lecteur de la presse ne prend pas tout ce qu’il lit pour argent comptant, il réagit, il interagit avec l’article qu’il lit. Non, l’internaute ne prend pas tout ce qu’il voit et lit pour argent comptant, il se fait sa propre expérience, finit par savoir déjouer les bidonnages et les arrières-pensées malsaines, vos messages à tous prouvent que vous n’êtes pas passifs, que vous êtes réactifs.
Val participe de ce fantasme de la propagande qui n’est pas nouveau. A l’époque de Gutenberg déjà, circulaient des pamphlets et des attaques contre le livre, contre les premières gazettes et écrits périodiques et contre les écrits anonymes qui allaient manipuler le lecteur sans que celui-ci puisse réagir à son auteur. Quand le cinéma, la radio et plus tard la télévision sont apparus, on a vu toute cette attaque rapparaître sous la plume d’éminents sociologues, qui utilisaient tout comme Val la référence aux régimes fascistes. C’est la peur de la propagande, de la manipulation. Oui, cela peut inquiéter mais il faut toujours garder à l’esprit que si une propagande fonctionne, c’est en partie parce que la société qui la reçoit est préparé à abonder dans son sens. Avant Goebbels, la société allemande était déjà parcourue de références racistes et antisémites, et les explications faciles de tous les maux de l’Allemagne qui circulaient dans la presse d’extrême-droite rejoignaient celles des ouvriers et des patrons attablés aux brasseries munichoises.
Personnellement, j’entends tous les jours les médias encenser le libéralisme et je ne me sens pourtant pas emporté par la propagande.
Internautes, lecteurs, téléspectateurs, nous ne sommes pas pour autant hors du monde social et des liens entre hommes qui nous permettent de dialoguer et d’élaborer nos propres critiques du système.
Arrêtons de prendre les êtres humains pour des cons et des victimes. Nous subissons certes des influences mais nous sommes aussi acteurs et maîtres de nos valeurs.
Fred