Lorsque la défense de ce principe a pour incidence d’accorder de fait
l’impunité aux microscopiques minorités fédérées par la haine, dont le
réseau démultiplie le pouvoir de nausance, quelle réponse compatible
avec vos principes suggérez-vous ? Evidemment, vous pouvez répondre
que ce constat est faux.
1. Ce constat est discutable. La notion même d’impunité suggère qu’il y a crime ou
délit. Donc que l’expression d’une opinion peut constituer un délit. Il n’y a pas
consensus sur le sujet des délits d’opinion racistes et antisémites (Pierre Vidal-Naquet
est contre la loi Gayssot, par exemple).
2. Après avoir questionné l’impunité, et en admettant pour la forme
qu’on convient de celle-ci (donc qu’il y a des délits d’opinion),
il faut questionner les moyens utilisés. Les forces de police n’ont pas le droit à
toutes les violations des droits fondamentaux pour arrêter un criminel, fût-ce
un dangereux tueur en série ou un pédophile récidiviste (*). Devons-nous adopter
une attitude différente quand il s’agit de délits d’opinion, bien moins graves
que des crimes et délits matériels ? La seule chose qui puisse permettre de
répondre "oui" est une attitude sentimentaliste, certes peut-être tout à fait
indignée et tout à fait de bonne foi, mais dont vous ne nierez pas qu’elle est
très préoccupante.
(*) une note à ce propos : il y a quelques mois, les médias français rapportaient
la chasse aux pédophiles lancée en Angleterre, sous-entendant que les Anglais
étaient un peuple arriéré aux pratiques moyen-âgeuses. Soit. Mais que font ces mêmes
médias quand ils relaient de leur côte la paranoïa sécuritaire à propos de
l’expression raciste sur le Net ?
Lorsque la défense de ce principe a pour incidence d’accorder de fait
l’impunité aux microscopiques minorités fédérées par la haine, dont le
réseau démultiplie le pouvoir de nausance, quelle réponse compatible
avec vos principes suggérez-vous ? Evidemment, vous pouvez répondre
que ce constat est faux.
1. Ce constat est discutable. La notion même d’impunité suggère qu’il y a crime ou
délit. Donc que l’expression d’une opinion peut constituer un délit. Il n’y a pas
consensus sur le sujet des délits d’opinion racistes et antisémites (Pierre Vidal-Naquet
est contre la loi Gayssot, par exemple).
2. Après avoir questionné l’impunité, et en admettant pour la forme
qu’on convient de celle-ci (donc qu’il y a des délits d’opinion),
il faut questionner les moyens utilisés. Les forces de police n’ont pas le droit à
toutes les violations des droits fondamentaux pour arrêter un criminel, fût-ce
un dangereux tueur en série ou un pédophile récidiviste (*). Devons-nous adopter
une attitude différente quand il s’agit de délits d’opinion, bien moins graves
que des crimes et délits matériels ? La seule chose qui puisse permettre de
répondre "oui" est une attitude sentimentaliste, certes peut-être tout à fait
indignée et tout à fait de bonne foi, mais dont vous ne nierez pas qu’elle est
très préoccupante.
(*) une note à ce propos : il y a quelques mois, les médias français rapportaient
la chasse aux pédophiles lancée en Angleterre, sous-entendant que les Anglais
étaient un peuple arriéré aux pratiques moyen-âgeuses. Soit. Mais que font ces mêmes
médias quand ils relaient de leur côte la paranoïa sécuritaire à propos de
l’expression raciste sur le Net ?