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dimanche 1er février 2004

Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille

Lettre ouverte à François d’Aubert
par Hutspot
 
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François d’Aubert a récemment publié dans la presse écrite une tribune intitulée « Tartuffes du piratage », où le député nous explique, que « ceux qui prétendent que la copie privée de la musique via l’Internet ne lèse pas les auteurs sont des hypocrites. »

« And they think it is the prince’s interest, that there be as little of this left as may be, as if it were his advantage that his people should have neither riches nor liberty ; since these things make them less easy and less willing to submit to a cruel and unjust government » [1]

Thomas More, Utopia

Ayant eu moi-même le projet de consacrer un papier à ce sujet, à la suite de « Les tartufferies des maisons de disque » et dans le cadre d’un triptyque qui se serait terminé avec « Cachez-moi ce haut-débit que je ne saurais voir », j’ai lu la contribution de Monsieur d’Aubert avec intérêt. Après tout, l’opinion de ce dernier, conseiller multi-cartes en droits d’auteur [2], aurait pu apporter des éléments enrichissant le débat sur le partage/piratage qui s’est récemment intensifié en France.

Or, il n’en est rien : il nous propose une ratatouille de vieux arguments, réchauffés aux micro-ondes de son passage par l’ENA et l’Institut d’Études Politiques qui donnent à son billet ce style pseudo-littéraire si caractéristique du haut fonctionnaire français. Heureusement pour Monsieur d’Aubert - et il est bien placé pour le savoir - faire la cuisine avec comme ingrédients les idées des autres n’est pas puni pas la loi, et il ne peut donc être accusé que de nous avoir servi un plat médiocre.

Pendant un court instant, j’ai été tenté de récrire son article car il y a suffisamment de matière : l’hypocrisie des pirates à laquelle il fait allusion existe bel et bien, les exemples abondent sur les sites consacrés au P2P. En parcourant certains fora, on lit des messages tels que « Mon fournisseur d’accès menace de couper ma ligne sous prétexte que je commets du vol » et d’autres perles de ce genre. Le prix Molière de la mauvaise foi allant sans doute au webmestre d’un site francophone dédié au logiciel eDonkey/eMule dont le message d’accueil, en se connectant au serveur, était : « S’il vous plaît, ne partagez rien d’illégal ». « ROFL ! », comme on dit en forumspeak.

Mais même si le sujet mérite un tel article, Monsieur d’Aubert ne le mérite pas. Voici pourquoi il met sa jolie plume d’énarque dans l’oeil de Thomas More (nom de sa promotion à l’ENA).

Il convient de retourner brièvement au 27 janvier 1998. Ce jour-là, le Congrès américain adoptait la « Sonny Bono Copyright Term Extension Act », amendement qui fixait à 95 ans la durée des droits d’auteur détenus par une société, au lieu de 75. [3] Pourquoi cette extension ? Tout simplement parce que la société Disney, craignant que le personnage « Mickey Mouse »® ne tombe dans le domaine public en 2003, a exercé des pressions sur le dit congrès pour protéger sa souris à lait. Par « pressions » entendez : « lobbying » et des millions de dollars sous forme de contributions aux différents partis politiques. L’amendement en question a été baptisé « Amendement Mickey » par le magazine Wired.

Mais en France, nous n’en sommes sûrement pas là ? L’Assemblée Nationale n’est tout de même pas au service de Universal Music ? Bien sûr que non ! D’abord parce que les contributions financières aux partis politiques sont sévèrement réglementées et cela est donc techniquement impossible, et deuxièmement parce que l’industrie musicale française n’a pas le même poids économique que Hollywood. Pascal Nègre, PDG d’Universal Music France et président de la Société Civile des Producteurs Phonographiques répète à ceux qui veulent bien l’écouter le dernier argument de choc sorti des bureaux de son service marketing : « le marché du disque en France pèse autant que La Samaritaine/Les Galeries Lafayette » (la terminologie varie parfois).

Aussi, on peut estimer que, quand le Monsieur le Député, Membre de la commission des finances, Rapporteur spécial au nom de la commission des finances sur le budget de la défense, Membre de la Commission d’enquête sur la gestion des entreprises publiques afin d’améliorer le système de prise de décision, Rapporteur de la Commission d’enquête sur les conséquences sanitaires et sociales de la canicule, Membre de la commission spéciale chargée de vérifier et d’apurer les comptes, Membre titulaire du comité des prix de revient des fabrications d’armement, Président du groupe d’amitié entre la France et le Danemark et Maire de Laval, j’ai nommé le Chevalier d’Aubert, monte sur son cheval blanc pour défendre l’équivalent d’une grande boutique parisienne à coup de législation nationale répressive et liberticide [4], on peut estimer que, quelque soit la noblesse de ses motivations, il se trompe de combat et il a peut-être mieux à faire que de poursuivre des adolescents qui téléchargent le dernier single de Diams [5].

La nouvelle parade de l’Industrie
Les bacs de disquaires seront désormais équipés de Anti-P2P software® qui est capable de détecter les déformations des métacarpo-phalangiennes et inter-phalangiennes liées à la pratique du p2p. Le pirate détecté, ce dernier devra régler à la caisse une majoration forfaitaire de 300 euros (afin de soutenir la création).

Au lieu de devenir le Don Quichotte du tourne-disque, pourquoi ne pas s’attaquer aux vrais problèmes liés à la propriété intellectuelle ? Ceux qui concernent non pas les « stars à vent », mais des sujets plus sérieux et profonds, du genre qui risquent de modifier notre futur, tels que la brevetabilité des logiciels ?

Que pense François d’Aubert du brevet sur la barre de progression ? Du brevet sur l’échange d’information avec les plug-ins ? Du brevet sur le principe des messageries instantanées ? Et quid du brevet sur les hyperliens ? Voici encore d’autres exemples. [6]

Estime-t-il que la protection de la « propriété intellectuelle » (si on peut encore appeler cela ainsi) poussée à ce point est élément moteur de la création comme il dit dans une autre tribune ? Ou pense-t-il qu’il y a une limite à ce qui peut être considéré comme « propriété intellectuelle », tout comme il estime qu’il y a une limite à l’aspect privé des courriels ? Si oui, où se trouve-t-elle ? Voilà des questions auxquelles on aurait aimé trouver réponse dans ses tribunes !

François d’Aubert, vous et les vôtres êtes en train de supprimer des pans entiers de notre vie privée sous prétexte que des gens copient de la musique de manière illégale. Allez-vous également restreindre notre liberté de choisir, utiliser, créer et modifier les logiciels que nous voulons ?

François d’Aubert, vous qui avez publié « Main basse sur l’Europe » et « Coup de torchon sur Bruxelles », ouvrages avec lesquels on peut être d’accord ou pas, mais qui en tout cas témoignaient d’une vision de votre part qui allait au-delà de celle d’un gérant de Monoprix®, allez-vous aujourd’hui réduire votre vision politique à la criminalisation de ceux qui font en 2004 sur disque dur ou CD-Rom ce que vous et moi faisions dans les années 70 sur cassette (souvenez-vous François, les BASF-60, les C-90) ?

François d’Aubert, allez-vous nous gratifier, dans un futur proche, de tribunes et de prises de position dignes de vos hautes fonctions ? Allez-vous vous exprimer sur des sujets moins triviaux que le P2P ?

- Autres liens utiles :

FFII

Brevets logiciels

 

[1« Et ils estiment qu’il est dans l’intérêt du prince qu’il en reste aussi peu que possible, comme si c’était dans son avantage que son peuple ait ni richesse ni liberté ; ces choses-là ne le rendant que moins facilement et moins volontairement soumis à un gouvernement cruel et injuste »

[2François d’Aubert est président du Comité national anti-contrefaçon et membre du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique.

[3Pour mémoire, cette durée était, aux Etats-Unis, de 14 ans (renouvelables une fois) en 1790, pour passer à 28 ans + renouvellement possible de 14 ans en 1831. En 1909 cela devenait 28+28, pour finalement passer à 75 ans en 1976. Voir ici pour plus de détails.

[4Le parti politique auquel appartient M. d’Aubert est en faveur de la loi pour la confiance dans l’économie numérique, loi qui considère entre autres que les e-mails ne constituent pas une « correspondance privée ». A la décharge de d’Aubert, il avait vaguement proposé un sous-amendement mou protégeant certaines formes d’e-mail - non retenu.

[5Djay !

[6Il s’agit ici juste de quelques exemples ridicules choisis au hasard, le sujet est beaucoup plus profond, et les conséquences vont plus loin.

 
 
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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille
18 décembre 2004, message de Michel
 

N’y aurait-il pas en préparation pour faiare payer une taxe à toute personne chantant (voire fredonnant ou même sifflant) une chanson non encore tombée dans le domaine public ?
Bonjour les taxes pour le gouv.
Et en plus, çpermetrait aux Français ade vivre avec au moins 50 ans de retard et de ne pas se rendre compte de ce qui leur arrive !

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille
18 novembre 2004, message de Mademoiselle J.
 

On stigmatise sur un épiphénomène, ce qui permet d’éviter de regarder ailleurs.
Merci à toi de nous rappeler à tous qu’à 6 ans déjà, nous étions tous pirates en copiant la K7 du dernier concert de Chantal Goya (tiens, je devrais peut-être me méfier... un procès pour piratage est si vite arrivé de nos jours).
Les médias nous abreuvent de menaces : les nouveautés quelles qu’elles soient, semblent faire peur.
L’un de vous faisait-il les sorties des maternelles avec ses enregistrements pirates de Chantal Goya dans les années 70-80 ?
Quant à la taxe sur les supports, elle est d’une ironie et d’un cynisme sans nom : moi-même pseudo-artiste, je m’amuse à pianoter et à graver sur CD les morceaux que je compose pour les distribuer à mes amis : je suis donc taxée sur ma propre musique au titre de la propriété intellectuelle ! Mais laquelle ? Celle de la SACEM que je refuse catégoriquement de payer pour "protéger" ma musique ?!

Stigmatiser - détourner l’attention - faire passer des pilules sans que personne ne s’en aperçoive.
C’est quand, le prochain vol pour Mars ?

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, BRUNO, 13 janvier 2006

Il serait peut être interressant d’ailleurs de rapporter à l ’administration les CD loupés ou déféctueux et de demander le remboursement de la taxe ! La dite taxe a des allures de procés d ’intention, auraient ils l ’intention de procéder ; au remboursement ! Lol !

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille
27 août 2004, message de laurent
 

Peu m’importe qu’une "major company" déclare que ses ventes baisses et que le piratage est mauvais.

Ce qui m’empêche de télécharger un morceau, c’est le fait qu’à la source, l’auteur a décidé, d’une manière ou d’une autre, que son oeuvre ne serait pas gratuite.

Etant moi même auteur de logiciels, je choisi de mettre certains programmes en GPL ou LGPL (gratuit et sources disponibles) et je garde d’autre programmes pour mon exploitation personnelle (il faut bien vivre hein :).

Cela explique sans doute ma sensibilité et mon avis sur le sujet.

J’imagine très bien un artiste dire "tel morceau de l’album est gratuit et téléchargeable, le reste c’est pour la maison de disque".

Certains affirment que ce n’est pas si simple, que les artistes sont pieds et poings liés par leurs contrats ce à quoi je répond "on a toujours le choix".

Alors après, il y a ceux qui estiment que les oeuvres artistiques doivent être gratuites pour tous. C’est un argument défendable devant une bière mais pas devant un tribunal.

Allez je conclu rapidement parce que je doit aller au boulot : si vous voulez blamer quelqu’un parce que télécharger des mp3 vous met hors la loi, blamer les artistes plutot que les compagnies de distribution.

(gros ps : je comprend toujours pas comment on peut être fier d’avoir 40Giga d’mp3 sur son disque, ça rend la musique tellement impersonnelle et McDoesque, une espèce de boulimie compusive du click j’imagine, dire que des gens se sont creusé les oreilles des jours durant pour trouver le bon rythme, la bonne rime... c’est un crime)

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille
17 juillet 2004, message de cabourd
 

bonjour et plaisir ce matin de pouvoir lire et réfléchir sur votre site.
Je crois que la question que nous nous posons tous c’est de savoir quelle est le véritable but de ces lois liberticides. Je vous propose quelques réflexions ça vaut ce que ça vaut mais je crois que ça vaut au moins autant que la patée pour chat qui sort de l’assemblée.

Un lieu commun pour commencer. Sils pondent ces lois pour fliquer le net et le numérique... c’est qu’ils peuvent le faire...D’une part des politiques sont coplices des marchands mais bon c’est pas nouveau d’autre part le numérique s’il permet une grande liberté, s’il rend possible nos échanges il peut aussi offrir un trés grand controle.
La différence entre la copie sur cassette ou le MP3 c pas une question de qualité ou de durée. Quand tu enregistrais le 33 sur la BASF ou les émissions radios tu connaissais rien de supèrieur, c’éait le top, tout comme aujourd’hui nous pensons que les formats div x et MP3 sont le top mais dans 10 ans....???
Ce qui change à mon sens profondément c que le controle sur les cassettes était impossible à moins de revente alors que via le PP tu laisses à disposition et donc à la vue le corps du crime.
D’autre part on le voit deplus en plus ils peuvent sécuriser les CD, ils peuvent controler la toile via les FAI s’ils les ont convaincus de collaborer.

Quelles réistances inventer alors qu’ils sont à tous les bouts de la chaine ?

Culturellement le PP c’est quoi ? Passé les premiers émois, la découverte, etc...comme beaucoup je pense pour moi c’est une activité marginale sur mon PC au même titre que ma messagerie, jouer online, lire, m’informer etc....
Je recherche généralement de vieux trucs que les transformations des supports ont fait disparaitre....le passage du 33 au CD a fait disparaitre des oeuvres...personne ne s’émeut ? Le PP a rendu pour moi un espace qui tend à disparaitre sur le net un lieu d’échange, de débat, de culture LIBRE !

Vont-ils tuer internet pour sauver la starac ?

Perso si le net ne sert plus demain qu’à consulter la melbox, je peux me passer d’ADSL,si chacun de mes mouvements sur la toile passe par des péages j’ai pas les moyens, si tout est formaté que mon PC devient une télé de plus dans la maison ce sera une télé de trop, je coupe. Je pense que s’ils vont trop loin ils remettent en cause le support sur lequel ils veulent faire du gras.

Reste le dernier point la création et la diffusion des oeuvres des connus mais surtout de tous ceux qui jouent, imaginent, composent et sont privés de public car la culture sera fille de proxos tant qu’elle sera synonime de retour sur investissement...

Je ne suis pas encore résigé, c’est pas ma culture alors qu’est-ce qu’on fait et en premier lieu comment mettre la pression sur les FAI qui sont la clef de voute du système de flicage ?

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Un peu de lecture
1er avril 2004, message de Pierre
 

« Rodolphe Buet (Fnac) : “Le disque va mal, mais le téléchargement illégal n’est pas le seul responsable” » Par Philippe Astor
ZDNet France
Lundi 29 mars 2004

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39147204,00.htm

« Étude : le peer-to-peer n’aurait qu’un impact limité sur la baisse des ventes de CD »
Par John Borland
CNET News.com
Mercredi 31 mars 2004

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39147484,00.htm

 
en ligne : La source.
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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille
16 mars 2004, message de la fée
 

J’ai rêvé d’un temps où les musiciens faisaient leur promo-cuisine directement en ligne, et leur musique coulait sur le net comme autant de petites rivières, certaines devenant fleuves et d’autres torrents sauvages… selon le nombre d’oreilles qui se plaisaient à les écouter. Un temps où les maisons de disque n’avaient plus lieu d’être et où personne ne chercherait plus à répondre aux désirs de la ménagère de 75 ans (elle a vieillie, à force !)
Parce que chez les gens de ce temps là, écouter de la musique, ça donnaient envie d’aller au concert, d’acheter le disque pour un ami ou d’acheter un cd vierge, d’investir dans le super graveur top qualité, la nouvelle cartouche couleur d’imprimante, pour faire la pochette qui déchire… bref, écouter de la musique ça rendait vivant et tout le monde trouvait ça bien… Ah oui, j’oubliais, dans mon rêve il n’y avait pas d’artiste au RMI et même les types gros gras et dont les lèvres vermeilles avaient proférer les pires âneries, même les anciens Majors ruinés que plus personnes n’écoutait, avaient de quoi vivre décemment… Est-il possible que mon rêve soit un cauchemar pour certains ?

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> Les choses vont bouger
15 mars 2004, message de Pierre
 

A lire :

 
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Une petite news
12 mars 2004, message de Pierre
 

Je cite :

« Le directeur du disque de la FNAC a écrit dans le magazine "contact" envoyé aux membres, une phrase qui va faire couler beaucoup d’encre.

Les médias nous chantent tous le même refrain : le disque ne tourne pas rond. Faux ! La consommation de musique n’a pratiquement jamais été aussi forte. Même si elles ont diminué en 2003, les ventes de disque restent exceptionnelles : dans toute l’histoire du disque, il n’y a que trois années où les français ont été plus gourmands de musique.

Si cette information n’est pas démentie ou infirmée, on ne pourra plus jamais faire confiance aux représentants des maisons de disque qui perdront tout crédit. »

Dixit Macbidouille

 
en ligne : La source
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Le pirate n’est pas celui qu’on veut bien nous faire croire.
11 mars 2004, message de Pierre
 

J’apporte ma pierre à l’édifice avec un article parut dans le journal Le Monde dans l’édition du 25.01.2004.

Cet article comprend des extraits du contrat entre johnny hallyday et Universal.

En résumé, dans le meilleur des cas l’artiste reçoit 25% du prix de l’album.
C’est donc au moins 75% du prix du cd qui part à la prod...

Le pirate n’est pas celui qu’on veut bien nous faire croire.

Voici l’article (je ne met pas de lien car la consultation de l’article sur le site du Monde est payante) :

« VOICI les principaux extraits du contrat signé le 9 décembre 2002 par Johnny Hallyday avec Universal.

Le présent contrat prend effet à compter du 1er septembre 2002 pour la durée nécessaire à la réalisation par l’artiste de six albums inédits. [Il] est conclu pour une durée minimum totale de 110 mois. L’artiste cède à la société la pleine et entière propriété des exécutions et/ou interprétations prévues aux présents, sans restriction ni réserve. En conséquence, Universal reconnaît la liberté de Johnny Hallyday de choisir les oeuvres musicales qu’il interprète ; la réalisation artistique de ses albums.

La redevance de l’artiste sur la vente d’albums nouveaux est fixée à 21 % jusqu’à un million d’albums [le contrat donne, plus loin, le détail : 22 % pour plus d’un million d’exemplaires, 24 % pour plus de deux millions, 25 % à partir de 2,5 millions].

La redevance due à l’artiste sur les ventes d’albums de back catalogue [les disques qui ont plus de deux ans] est fixée à 7 %.

Johnny Hallyday concède à Universal le droit exclusif d’exploitation à des fins commerciales de son nom, de son pseudonyme et de son image pour l’ensemble des droits et services. Johnny Hallyday, qui est propriétaire de la marque Johnny Hallyday, concède une licence de ladite marque à Universal, et autorise tant que de besoin Universal à la faire enregistrer dans toutes les classes de produits et de services.

Rémunération en cas d’exploitation merchandising : le bénéfice net d’exploitation sera réparti à raison de 50 % pour Johnny Hallyday et 50 % pour Universal (...). Universal garantit à partir du 1er janvier 2003 une somme brute annuelle d’un montant de 762 245 euros.

Universal garantit à Johnny Hallyday un minimum de redevances d’un montant brut de 1 million d’euros pour chacun des six albums inédits (...). De surcroît, Universal garantit à Johnny Hallyday un minimum de redevances de 500 000 euros pour chacun des albums dits « live ».

Au mois de septembre 2001, Universal a versé au Trésor public une somme de 2,06 millions d’euros pour le paiement de l’IRPP [l’impôt sur le revenu] dû par l’artiste.

Au terme des deux contrats de prêts des 16 décembre 1996 et 13 septembre 1997, Universal a consenti à l’artiste des prêts d’un montant respectif de 35 millions de francs et de 10 millions de francs (...). L’artiste s’engage à rembourser à Universal la totalité de la somme prêtée le 31 décembre 2005 [il doit encore 448 161 euros].

Pour assurer le remboursement du prêt visé, Johnny Hallyday cède, délègue et transporte à Universal la totalité des sommes, quelle qu’en soit la nature, générées par le back catalogue susvisé. »

Répondre
> Le pirate n’est pas celui qu’on veut bien nous faire croire., 2 octobre 2004

En résumé, dans le meilleur des cas l’artiste reçoit 25% du prix de l’album. C’est donc au moins 75% du prix du cd qui part à la prod...

A cette lecture je pense qu’un petit rappel de commerce de base s’impose :

Un artiste produit une oeuvre et cède certains droits à son producteur. L’artiste est donc rémunéré, le producteur aussi.
Mais sont aussi rémunérés les fabricants du support vierge, la société qui presse les CD, les distributeurs qui les transportent vers les magasins, les revendeurs, et j’en passe.
Tout ceci fait très clairement tomber la marge des producteurs très en dessous des 75% annoncés.

Les producteurs font de la marge, certe, c’est leur raison (et leur moyen) de vivre. Pas besoin cependant de caricaturer pour en faire des grand méchants.

Si vous voilez construire un argumentaires, basez vous sur des faits.

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> A une nuance prêt
1er mars 2004, message de sKy
 

J’ai comme vous connu l’époque de la copie à la K7 audio ou vidéo, le bricolage avec les magnétophones portatifs.

Il y a seulement une différence. Aujourd’hui la copie est quasi-parfaite dans le cas d’un MP3 / DivX, et parfaite dans le cas d’un DVD-R.(intérêt de la copie numérique sur l’analogique)

Cela doit un peu expliquer leur nervosité...

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> A une nuance prêt, Gilou, 9 mars 2004

Copie parfaite ou imparfaite... je n’ai jamais "racheté" un vynil (qu’à l’époque on trouvait parfait n’ayant pas mieux) que j’avais déjà "piraté" en cassette.

Je ne peux pas croire que le problème soit celui de la qualité. Peut-être le fait qu’on ait avec internet des "millions d’amis" comme l’a déjà dit quelqu’un.
Mais oui, des millions d’amis.

Ca a été inventé pour l’armée américaine et ça s’appelle internet !

Répondre
> A une nuance prêt, Yaf, 26 mars 2004

Qualité parfaite c’est vite dit quand même.

Je ne suis pas un expert en son, perso j’ecoute juste de la musique en bruit de fond quand je tappe un texte ou quand je lis un bouquin, mais n’importe quel pro du son vous parlera pendant 3h du son pourri d’un MP3 (technologie basee si j’ai bien tout compris sur le fait qu’on "retire" les sons masqués par d’autres son")

Donc quand une firme vous vend en ligne un mp3 à 1$ donc un total de 16$ pour un cd 16 pistes ce qui n’est pas bcp moins cher que dans le commerce "hors-ligne" alors qu’elle n’a plus de frais de distribution, stockage et qu’en plus vous payez votre abonnement, votre cd vierge ou votrte disque dur avec un taxe de droit d’auteur à l’achat des supports moi j’appele ca du vol... enfin c’est un avis perso et sorry d’avoir oublié la ponctuation ;)

Répondre
> A une nuance prêt, 2 octobre 2004

Donc quand une firme vous vend en ligne un mp3 à 1$ donc un total de 16$ pour un cd 16 pistes ce qui n’est pas bcp moins cher que dans le commerce "hors-ligne" alors qu’elle n’a plus de frais de distribution, stockage

Avez-vous la moindre idée de ce que coûte l’armée de serveur et la bande passante nécéssaire pour que vous puissez télécharger la chanson que vous voulez à une vitesse raisonnable ?

Votre affirmation est d’autant plus érronée que l’iTunes Music Store vend ses albums à 9,99 quel que soit le nombre de chansons...

Répondre
> A une nuance prêt, 31 mars 2005

Avez-vous la moindre idée de ce que coûte l’armée de serveur et la bande passante nécéssaire pour que vous puissez télécharger la chanson que vous voulez à une vitesse raisonnable ?

Si tu as une idee du cout, alors dis-li nous parceque je reste persuade que c’est nettement moins que le cout d’un CD (tout compris).
10$ un download de mp3 je trouve que c’est du vol compare aux 15$ du CD en magasin.

Répondre


> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille
28 février 2004, message de lorenzo (compositeur hip hop house)
 

non au piratage , c’est la mort des artistes .
pas de vente = moins d’artistes - moins de choix.= stars academy

voici mon site d’artiste : http://lorenzo.dyndns.tv

Répondre
> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, Adem, 3 mars 2004

Bon, alors pour la copie...
mmm Le boulot des musicos et "des artiste" (cineastre et comedien... + le musiq, la vrai) n’est pas de vendre des disque, mais de travailler une passsion, un art afin d’arriver a une espece de reflexivité entre le createur et l’outil crée ...
Je ne pense pas que le CD ou le DVD rippé soit du vole d’artiste...
L’artiste ne le fait pas pour gagner de l’argent, ou alors il pert son status d’artiste pour devenir artisant !
Donc quant je rippe, ou grave du mp3 , je ne fait riend ’autre que de court circuité un intermediaire qui lui vole l’artiste en surexploitant son oeuvre et vole le consomateur qui lui ne souhaite pas consommer une oeuvre comme on consomme une cigarette !
Le but de cette intermediare est de s’enrichir et c’est pour cela qu’il n’est pas content et qu’il insulte les pirates et les gens. La plus part des personnes qui ripp, DL ou UL sont des gens normaux et ne connaisse rien au Hack. Il est facile de faire un gros paquet de tout cela, mais attention Danger !
Je rajouterai que le support audio n’est qu’un moyen commercial de faire decouvrir l’artiste afin d’aller le voir en vrai ce produire sur scene dans une exteriorisationde son art !
Donc pourquoi je payerai une pub ?

Il ne faut pas confondre Music MP3 et creation artistique... S’il s’agit d’artiste, on ne peut parler de commerce

en mon sens le mot artiste de perd son sens pour devenir artisant lorsque celui ci ce plein de ne pas gagner assez d’argent a vec son oeuvre... dans ces cas la je lui dit, MEc va renegocier ton contrat avec la maison de prod.!
Si le createur a la pretention d’etre artiste, il assume et comprends comme tel la demarche qui consiste a entrer en contact avec l’oeuvre afin de vouloir rentré en contact financier avec l’artiste...

 ;-)

Moi j’assume ;-)

a+

Répondre
N’importe quoi, Matteo, 8 mai 2004

« L’artiste ne le fait pas pour gagner de l’argent, ou alors il pert son status d’artiste pour devenir artisant ! »

Ce mythe de l’artiste devant vivre en guenilles dans une chambre de bonne pour être créatif commence à me bassiner. Pourquoi faudrait il se contenter du minimum vital pour créer. Un artiste n’a pas le droit d’avoir envie d’aller au ski ou d’avoir une maison à la campagne (ce ne sont que des exemples) ??? Ce genre de conception de la création me parait un peu romantique.

« Je rajouterai que le support audio n’est qu’un moyen commercial de faire decouvrir l’artiste afin d’aller le voir en vrai ce produire sur scene dans une exteriorisationde son art ! Donc pourquoi je payerai une pub ? »

L’argument le plus pourri que je n’ai jamais lu, du foutage de gueule à l’état brut. Certains musiciens sont des bêtes de scène, d’autres non. Ces derniers font des concerts nazes alors que leurs albums peuvent être fabuleux. Réduire les CD à des plaquettes commerciales c’est montrer le peu de cas que tu fais du travail artistique. Tu emploies le mot "consommateur" dans ta contribution, c’est bien tout ce que tu es.

Répondre
> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, jules, 5 mars 2004

tu m’attristes vraiment !
Le pognon te sert de cervelle. Vous les artistes qui etes prompts à défendre les grands principes... je constate que lorsqu’ils vous concernent, vous parlez d’autres choses.
T’es-tu seulement donné la peine de lire la totalité des articles de ce site ?
Je regrette de ne pouvoir te donner mon adresse mais d’ici qu’on me polue ma boite...

Répondre
> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, lorenzo, 3 avril 2004

espece de cretin, comment veux tu que les artistes s’equipent en materiels ( synte-sampleur-micro- cd vierge-support de stockage)
et j’en oublie.
vous adorez aller danser dans les boites de nuit,cela ne vous gene pas de payer 10 euros pour1 coca,
on l’aime la musique (house-hiphop-etc...mais quand il faut la payer,on fait la fine bouche ?

 
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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, Jean-Pierre, 4 avril 2004

Hum, hum, dans le prix d’entrée de la boîte de nuit et dans celui des boissons consommées dans les susdites boîtes ne paye-t’on pas indirectement la SACEM et donc les droits d’auteurs ? Lorsqu’on grave un CD ou un DVD ne paye-t’on pas une taxe inhérente au droit d’auteur ? Par ailleurs, les quelquefois pompeusement appelés artistes payent-ils à ceux qu’ils ont allégrement pompés ? Car en définitive étant musicien et compositeur, j’entends très rarement des choses qui n’ont pas été écrites par ailleurs. Si nous devions payer à nos ancêtres ayant écrit il y 85 ans, on n’oserait plus égrener une seule gamme sans la peur d’être poursuivi. De plus, l’entrée d’un spectacle elle ne peut pas être copiée, seulement voilà le travail préparatoire au spectacle vivant n’est plus correctement rémunéré par le status d’intermittence...

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, Sakhaline, 3 avril 2004

Salut Lorenzo,

J’ai eu l’adresse de ton site grace à ce message anti-piratage que tu as laissé sur Uzine le 23.02.04. Note bien à cette occasion l’intérêt de l’existence de ce type de forum, qui existe en dehors du système commercial traditionnel. Faire ta propre pub dans le cadre de ce message précis n’était pas d’une élégance folle, mais bon, toutes les occasions sont à saisir, j’imagine...
Comme tu as mis des extraits mp3 en libre accès, j’ai pu écouter gratuitement ce que tu produits, c’est pas mal. Pour l’instant, c’est vrai, je ne t’ai pas rapporté d’argent. Mais tu as fait un tout petit pas de plus vers la notoriété. Tout artiste a besoin de partager son oeuvre...

Bien, c’est surtout ta philosophie sur le partage de fichiers qui m’interpelle, et la raison de ces quelques lignes. Avant tout, il est bien sûr évident, je pense que tu seras d’accord, que si l’on doit désigner des voleurs, on peut regarder d’abord en direction du business musical : la liste des musiciens spoliés, ruinés, laissés exsangues, parfois même morts, est tellement longue qu’on arriverait presque à parler de génocide, si on pouvait en rire. Nous tous, en revanche, les vrais gens, on pourrait plutôt se considérer appartenir à la catégorie Vaches-à-lait.

Aujourd’hui, j’écoute plus beaucoup de musique, en comparaison avec mes jeunes années, du coup j’en achète plus beaucoup non plus, j’ai d’autres préoccupations moins agréables, faut croire que c’est ça devenir vieux, enfin, non, je suis pas si pessimiste.
Mais à l’époque ou je faisais que ça, écouter de la musique, je copiais pas mal de vinils empruntés sur des cassettes, et puis j’achetais des dizaines de disques, que je prêtais pour copie. On n’avait pas les moyens d’acheter tout ce qu’on aimait, moi j’ai jamais trop osé piqué dans les magasins, juste une cassette de Noir Désir dans un Carrefour, une fois, mais y a prescription. MAIS JE TE JURE, à l’époque, si Peter Gabriel , ou Robert Smith, ou Joe Strummer, dont j’avais acheté bravement toutes les oeuvres, avait répandu l’info comme quoi, faute de soutien financier, il n’avait plus les moyens de sortir un nouvel album, j’aurais revendu aussitôt mon 103 peugot et trouvé un moyen de lui faire parvenir la thune. Et je suis sûr que pas mal de gens auraient fait pareil, en tout cas suffisamment pour placer l’artiste à l’abri du besoin pour une paire de siècles. Et à cette époque là, cette musique ne passait ni en radio, ni à la télé, ou à peine, en tout cas on était à l’abri du matraquage, et y avait pas de spots de pub.

Et maintenant je fais ce rêve : de nos jours, avec les possibilités de distribution qu’offre le net, c’est clairement la mort des majors. Très vite, on va se rendre compte que ce type d’intermédiaires ne représente qu’une nuisance à éradiquer. Sur le principe du shareware, les talents seront amplement récompensés. Le bouche à oreilles, les concerts, tellement efficaces pour tous ces artistes qui se sont construits en dehors des médias traditionnels, permettront de faire connaître les meilleurs, ceux qui ont vraiment quelque chose à partager.
Ce sera la fin des "stars" kleenex. Et, putain, tant mieux.

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, georges, 13 mai 2004

je vois une faille simple dans les revendications de ce monsieur : quelle proportion d’artistes arrivent à vivre de leurs vente de disque ??

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> On ne peut pas désirer ce que l’on ne connaît pas..., baa.Li, 29 mai 2004

la diffusion est la solution. L’internet est un lieu d’échange et de connaissance.

Lorenzo,
Le pirate, c’est l’industrie. Il exploite tes idées, mais c’est lui qui va empocher.

La mort de l’artiste, cé quand t’as peur de manquer d’argent (ce qui implique que t’en as déjà eu ...) pis que té prêt à faire n’importe quoi pour continuer à en avoir.

Les artistes sont partout. Ce sont nous. Nous serons toujours là.
C’est l’industrie, la capitalisation des idées qui est appelée à disparaître !

P.S. : Je crois que l’artiste ne vit pas dans l’opulence. Soit par choix ou par obligation. Par contre, la STAR (qui est plus une pute tant qu’à moi), elle, elle vit dans le gros CASH.

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, kyntriad ("artiste" aussi), 22 octobre 2004

C’est peut-être triste quelque part, mais parmis tous aristes vivants ou morts, la pluspart sont des gens passionés pour qui la musique ( je parle de ce ca sparticulier mais il en est de même pour les autres formes d’art) était une passion, et qui exèrcent par ailleur une profession qui n’a pas forcement de liens avec l’art.

Les vrai passionés trouvent toujours le temps d’éxercer leur talents. D’autre part je suis désolé mais si on décole le nez de temps en temps de son écran pour aller a des concerts, et qu’on discute un peu avec les musiciens, on voit vite que ceux qui vivent de leur musique sont (très) rares, ce qui pouratant ne ralenti pas leur créativité...

Peut-être que toi ta muse c’est ton petit bénéfice tiré de chaque morceau que tu compose ?
En tout cas il me parait bien plus sain de séparer ton métier de tes passion.

A propos ton site d’"artiste" me parait "cassé"...dur dur la vie d’artiste

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Pirates, c’est vite dit ...
25 février 2004, message de scToile
 

Voici un texte que j’ai déjà publié sur resonance-online.com et que je ne peux m’empecher d’avoir envie de positionner en suite de cet excellent article docummenté "Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille".

Les majors sont assez lente à réagir devant les changements de mode de consommation de la musique. Qu’elles jouent les surprises est déjà à mourir de rire car le peer to peer n’est pas né en 2003 tout de même. Mais que désormais elles se mettent à pousser la justice afin de les défendre devient vraiment agacants.

Que l’artiste puisse gagner sa vie avec sa création, ok cela ne se discute pas. Que 3% d’entre eux raflent 80% du business c’est déjà moins cool. Et qui engendre cela mise à part les majors ? Comment se risquer à l’achat d’une nouveauté lorsque l’on ne peut que rarement écouter avant d’acheter dans un magasin ? Souvenez-vous de ces disquaires chez qui les 33 n’étaient pas encore recouverts d’un film plastique et chez lesquels on pouvait se laisser aller à écouter du neuf et sortir des sentiers battus. A ce jour je trouve que le téléchargement permet de retrouver cet esprit. C’est comme un juke box géant dans lequel on peut se risquer sans peine à télécharger des morceaux que l’on ne connait pas.

Vous allez me dire que c’est un peu la bonne facette du piratage ! Pour les téléchargements de masse des grandes stars, permettez-moi de dire que leurs revenus devraient comme presque tous les artistes provenir de leurs tournées. Combien de fois j’ai été décu par des artistes se contentant de jouer leur album et devant lesquels coincé au fond de la salle je me suis dit que je serais mieux dans mon canapé pour les écouter. Pour moi leur vrai métier est sur scène et d’ailleurs les comédiens sont nombreux à défendre ce crédo. Je ne reviendrai pas sur le coût prohibitif des disques, sur le passage du magnétique au numérique, qui dans un premier temps nous a tous obligé à réinvestir massivement pour se refaire une discothèque. Les majors oublient vite également ! Tous ces éléments me poussent aujourd’hui à me prononcer pour la défense du piratage comme ils disent. Pour le droit entre internaute de s’échanger ce que bon nous semble.

Rappelez-vous également du temps des cassettes vierges sur lesquelles on enregistrait les albums des amis. Ok aujourd’hui c’est comme si chacun avait des millions d’amis. Mais ce n’est pas en nous divisant, en nous fliquant qu’ils se réaugmenteront leurs marges ou alors pour un très court terme face à la pression.
Messieurs les majors, soyez plus créatifs que vos artistes, donnez de nouveaux modes de pratique d’écoute de la musique. Tant que vous n’invoquerez que la justice NOUS VOUS PIRATERONS avec plaisir. Le plaisir de se rembourser des sommes que vous nous avez déjà extorquées.

A+

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> Pirates, c’est vite dit ..., lorenzo (compositeur hip hop house), 28 février 2004

faux - faux et encore faux.
d’ici 10 ans ,il n’y aura plus d’artistes a cause de la gravure .
ok c’est cool et gratuit , mais comment font les artistes pour vivre ???
on ne peut pas etre musiciens ou chanteur gratuitement ,
la realisation d’un album coute cher ,

 
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>Ils sont Vichy...soyons Pirate !, 2 mars 2004

Pas d’accords.

Nous sommes musiciens et nos compos sortent principalement sur vinyls,qui sont destiné aux DJ’s.Ils sont distribués par nous même ou par un resau d’amis.

Nous investissons dans la prod et nous distribuons nous même.Pas besoin de la sacem et des maisons de disques et donc pas de probleme de droit d auteur.

Nous adoptons une démarche polititique pour la production et la distribution de nos oeuvres.

Nous retrouvons souvent nos compos sur le net mais nos ventes ne s’en ressentent pas car nous ne vendons que se que nous produisons et nous représsons rarement un vinyl une foi qu’il est épuisé.

Il est certes evident que nos vinyls etant destinés aux dj’s ils ne peuvent pas les pirater sur le net pour se les procurer,par contre ceux qui ne sont pas musiciens peuvent trouver nos compo sur le net et ils ont bien raison de ne pas ce priver.

J’èspere avoir été assez clair...

DO IT YOURSELF....FUCK SACEM

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> Pirates, c’est vite dit ..., bituur esztreym, 3 mars 2004

et puis, de nombreux musiciens gagnent plus leur vie dans les concerts que par les cd ;

de plus il est possible, distribuant sa musique sous licence libre, de la vendre à prix raisonnable, choisi soi-même, en récupérant un peu plus de 4% de ce prix de vente..
( voir pour info ceci : http://www.negativland.com/albini.html , sur la répartition dans le système des majors...)

dans 10 ans il y aura toujours des artistes, de nombreux musiciens graveront ou presseront eux-même leurs cd (sans passer par la sdrm : il suffit de demander à la seacem : insister, ils finiront par vous répondre que c’est possible, si si : nous avons eu confirmation par une juriste de la sacem ! ),
les vendront eux mêmes ou par des labels de musique libre, comme magnatune par ex. qui répartit ainsi le produit des ventes (merchandising y compris : 50 pour le label, 50 pour l’artiste : plus équitable, non ? ),
par contre, peut-être, oui, y aura-t-il moins de maisons de disques arrogantes, figées dans un immobilisme technologique, une attitude anti-concurentielle, et s’enfermant comme actuellement dans une suicidaire persécution juridique de ses clients...

note philologique :
libre ne veut pas dire gratuit : la confusion vient de l’anglais ’free’ ;
mais il est possible de vendre du libre : un produit sous licence libre par exemple :)

 
en ligne : musique libre
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> Pirates, c’est vite dit ..., trit, 22 juillet 2004

En écoutant certains, on pourrait croire que personne ne vivait de la musique avant l’invention du disque.
Je suis peut-être un vieux chnoque sur ce point, mais je fais partie des gens qui pensent au contraire que 98% de ce qui compte en musique a été écrit AVANT l’invention du disque.
Et je rejette en bloc les affirmations du genre "les ventes de disques financent la création". Les artistes qui galèrent et qui font des choses nouvelles ne touchent absolument rien sur ces ventes.
On pourrait aussi parler du calcul "un titre téléchargé = une vente perdue" qui est faux, voire ridicule, mais tout cela a déja été dit et redit (et mieux que je ne pourrais le faire).

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> Pirates, c’est vite dit ..., roland cloutier, 28 février 2004

Tout à fait d’accord.

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> Pirates et artistes, même combat, 8 mars 2004

A ma connaissance, les majors n’ont pas comme objet de promouvoir la création, mais plutôt un objectif de rentabilité, que dis-je, un objectif de maximisation du retour sur investissement. Cette logique incite à une diffusion de masse et par voie de conséquence à une homogénéïsation de la production en vue de toucher le maximum de client.

Sur le thème du piratage et de ces conséquences, je proposerais la dialectique suivante : Souhaite-t-on lutter contre le piratage pour préserver les bénéfices des majors, ou bien pour promouvoir la création et permettre aux artistes de vivre ?

En ce qui concerne les majors, je ne crois pas qu’elles aient vocation à promouvoir la création artistique. Quand elles s’associent avec les majors de l’audiovisuelle et les putains de la publicité, on ne peut que constater l’existance d’une logique commerciale, et en aucun cas une contribution à la recherche de nouveaux talents. Les exemples ne manque pas : Star’ac, nouvelle star, pop star, ... A ce stade, on peut s’interroger sur l’opportunité du rachat des droits de AC/DC par une grande major à ne autre, par les raisons de la rupture de l’artiste Prince avec son ex-maison, etc, et à la finale sur la relation perverse existante entre la maison de disque et l’Artiste. Qui pirate qui et dans quel but ?

Si on analyse le débat actuel sur le piratage et ses dégâts, je ne crois pas qu’il soit fait mention des intérêts des artistes et de la création artistique. A la télévision et à la radio, la musique est reléguée au rayon variété, présentée comme un vulguère divertissement. Même des radio comme FG ou Nova se sont senties obligées de rentrer dans la norme commerciale quitte à décevoir son auditoire originel. Seule l’emission de Guillaume Durand reste valable. Quand les artiste râlent, pour leur propre compte, contre le piratage, ils ne comprennent qu’ils s’attaquent à une conséquence. Le vrai combat doit se faire contre les causes : La livraison de la création artistique au marché. La lutte contre le piratage telle qu’elle est envisagée sert les intérêts des businessmans, pas des artistes.
Le piratage est le revers de la médaille. Les majors prennent une claque et elle le mérite. Et ce n’est rien à côté de ce qu’elles devraient payer pour indemniser le le monde musical.

Amis artistes, les pirates sont vos alliés. Certes ils mangent une partie de vos éventuels bénéfices, mais ils vous écoutent, vous diffusent et contribuent à votre notoriété. L’ennemi est ailleurs.

G.

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille
10 février 2004, message de buk
 

Bravo,

Vraiment j’applaudis,
quel réconfort de lire un tel article,
A propos je recommande à tous de lire ou relire ce classique : "1984" de Orwell, histoire de ne plus dormir tranquille, de rester éveillé,
ou d’ouvrir les yeux pour d’autres. Après la regression sociale, la régression de nos libertés individuelles est en route, sur le net et ailleurs ! Voir la loi Perben 2 par exemple.
Triste hiver. J’ai presque honte d’être français avec de telles mesures prises par notre gouvernement.
Je n’aurai q’un mot : lutter et créer.

A plus

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, Alexandre, 23 février 2004

Au contraire, 1984 est encore plus d’actualité :
La guerre perpétuelle du livre est "notre" guerre cntre le terrorisme : qui pourra un jour dire "le terrorisme n’existe plus", alors qu’il a toujours - du moins dans l’histoire des 2 derniers siècles - existé.

Alexandre

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille
8 février 2004, message de No-MaDe
 

Monsieur Hutspot !

clap clap clap clap...

C’est très bien écris et on sent que ça vient du coeur :)

No-MaDe

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille
7 février 2004, message de neby
 

Quelle sonne juste cette voix ! Je déplore seulement qu’elle ait a se faire entendre au milieu d’un concert en droite majeure, assourdissant mais admirablement orquestré par l’argent et que beaucoup trop écoutent. Depuis toujours la libérté n’a pas de prix, c’est pour cela que le marché économique va lui en attribuer un, trés bientôt.
Bravo pour votre travail !!!!

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> Les enarqueries....
6 février 2004
 

Si seulement ils commencaient par juste faire respecter les lois actuelles de ce pays ?

Ils n’y a personne de cette bande des inutiles de la nation qui entame la moindre procedure contre disney par exemple ( imossibilité de copier sur K7 le DVD acheté pour les enfants —> c’est pourtant aujourd’hui un cas typique d’avoir un lecteur DVD dans le salon et un magnetoscope dans la chambre du banbin)...

Sans parler bien sur des autres macrovision ou autres CD audio inutilisable dans de nombreux autoradio de voiture...

La il n’y evidement personne pour juste faire respecter les lois de ce pays !!

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> Les enarqueries...., lyra, 6 février 2004

autoradio de voiture........ "Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille ?" Oui et alors...

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> Les enarqueries...., normal, 1er avril 2004

Tout les travailleurs de ce pays devraient demandes des droits sur l’apport qu’ils apportent a la societe.La modernisation des choses est d’apporter un plus aux travails des gens nous ayant precedes.Ma carriere dans les bureaux d’etudes a fait gagner des milliards a ce monde,et je n’ai jamais touche le moindre droit,un salaire moyen de francais a suffit.L’originalites de mes apports valent largement celles des artistes et resteront plus utile, plus longtemps.

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> "normal" jte comprend pas !, snoopy, 13 mai 2004

normal (quel pseudo !!) t’es un peu limité niveau réflexion. T’as peut etre fait gagné des millions à une entreprise, t’as peut etre inventé un produit que tout le monde utilise au quotidien (je suis pas sur...) . Mais tu n’as jamais procuré le plaisir et le bonheur que peut apporter un artiste. N’est pas artiste qui veut alors ne néglige pas leur importance !!! Il n’y a pas que des pagni ou aures obispo, ya des artistes qui peuvent pas vivre de leur muusique, ont un taf à coté et font les concerts le we et pendant leurs vacances !! tu n’es pas le seul à mériter un salaire. Et puis je pense que la musique (mozart par ex) est bien plus utile pour certains mélomanes que ton taff !!

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille
5 février 2004
 

Je sors un peu du sujet, mais pas tant que ca : pour lutter contre le piratage et proteger le droit d’auteur :

- interdisons les photocopieuses (c’est bizarre, mais je pense que le piratage via la photocopieuse est plus important que via le Net ; pourtant, il n’y a jamais eu de plaintes...)

- les appareils photos

- les magnetoscopes

- les magnetophones

- ... tous ce qui permet la copie/reproduction de qc...

Bizarre, la aussi aucune etude n’a ete faite, aucune plainte....

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, rondou, 9 février 2004

Pour ce qui des magnétophone, ils devaient être responsable de la mort de l’insdustrie du disque. (Enfin il me semble, je suis trop jeune pour l’avoir vécu).

Je crois même que c’est a cette époque que les cassettes ont été taxé.

Internet c’est le nouveau médium, nos "multimédia" les nouveaux magnétophones.

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, Etienne, 1er mars 2004

Il me semble même que ta réflexion pourrait aller plus loin.
Interdisons tous les moyens de copier (stylo, papier, crayon) condamnons tous ceux qui favorisent le piratage ou qui donnent aux pirates les connaissances intellectuelles leur permettant d’accomplir leurs forfaits ( instituteurs, professeurs, éducation nationale qui nous apprennent à lire et à écrire, Gouvernement qui rend cet enseignement obligatoire), interdisons aussi le charbon de bois et les murs de grottes qui peuvent servir de support à la reproduction.

Condamnons l’église qui nous a fait croire que les moines copistes etaient les sauveurs de la civilisation au moyen-âge.
Interdisons aussi les conteurs qui déversent à l’envie des oeuvres dans des oreilles coupables.

Interdisons carrément : La parole, l’ouie, la vue et le toucher.

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, 14 mars 2004

Et l’odorat . chacun sait que l’argent n’a pas d’odeur , même pour la Direction de Vivandi et ses stocks options !

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, 29 mars 2004

>Et l’odorat . chacun sait que l’argent n’a pas >d’odeur , même pour la Direction de Vivandi et ses >stocks options !

En fait c’est plutot :

Et l’odorat . chacun sait que l’argent n’a pas d’odeur , mais la Direction de Vivandi a du flair !

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, Jean-Pierre, 4 avril 2004

rah lovely...

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, 8 avril 2004

Je propose aussi d’imposer une taxe sur l’utilisation des cerveaux. Après tout grace à mon cerveau je peux copier les idées que je lis ou que j’entends et les reproduire ensuite.

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, schnurtz, 11 avril 2004

et une taxe sur les yeux, sur les oreilles, sur les lunettes et les lentilles de contact.
par contre, une baisse de TVA sur les papilles gustatives et sur les préservatifs, pour aller plus souvent goûter d’autres plaisirs, quoique ... on risque également de s’y reproduire ...
alors une taxe sur le lait maternel ...

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, georges, 13 mai 2004

pour ma part je me souviens de pas mal de poèmes de Maurice Careme que j’ai appris au CP... je pense que je devrais verser une taxe au ministere de la culture chaque fois que je les récite à mon neveu...
Pour infos il est désormais considéré comme reproduction la récitation d’une oeuvre dans un contexte scolaire. Plusieurs pays d’europe ont à l’inverse développé une "dérogation pédagogique" qui annule toute prétention aux droits d’auteur quand l’oeuvre est utilisée à des fins strictement éducatives.

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, Thoms, 24 mai 2004

Le fond du problème c’est que la production individuelle (graver ses CDs) revient moins cher que la production de masse (acheter un CD pressé) pour le consommateur.
Ca vous viendrait à l’idée de photocopier l’integralité d’un bouquin ? Non, ca vous couter plus cher que d’achter ledit bouquin.

On peut alors se poser la question suivante : si graver un CD coute moins cher que le presser, pourquoi donc les majors ne ruent pas vers les CD vierges pour réduire leurs cout de production ? La réponse est simple : la production de masse de CD pressés leur coutent deja moins cher que les CD gravés.

Si mes souvenirs sont bons, on disait deja dans les années 90 qu’un CD coutait 7 Frs à produire. Aujourd’hui ce prix de revient a du encore diminuer pour atteindre une valeur indécente. Les marges des majors sur les CDs sont donc gargantuestques.

Beaucoup de gens n’ont pas forcement les moyens de se payer tous les CDs qu’ils désirent. Alors la copie de CDs est une alternative. Mais ne nous y trompons pas : une personne qui met 1€ dans un CD gravé d’un artiste n’aurait pas acheté son album ! Il n’y a donc pas de manque à gagné pour ces artistes, bien au contraire !

Cela m’amène à ma solution à tous ce bazard : baisser le prix des CDs. Le principe est simple : avec un CD à 10€, j’en acheterais trois fois plus qu’aujourd’hui. Si je peux télécharger des morceaux sur internet, cela me permettra de découvrir des artistes ou des nouveaux albums. Si cela me plait, j’irais acheter le disque plutot que de passer plusieur heure à reconstituer un ablum à partir de fichiers de qualité inégale glanés ici et là. Pour les Starac et autre machines à fric, il ne faut pas perdre de vue que leurs morceau sont diffusés à la radio et à la TV donc deja disponibles à tous par d’autre biais que les P2P.

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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, Kervadort, 2 juillet 2004

Un DVD revient à 20 centimes d’euros à fabriquer : dvd + jaquette + boite et on vous les vend à 20 / 30 euros soit 150 fois plus cher !!!
Pour télécharger un film sur internet, ca vous coute un abonement à internet (30 euros par mois). Vous n’étes pas bon et ne téléchargez que 5 films dans le mois donc 7 euros par film. Plus 30 centimes pour un CD (si si on les trouve a ce prix la). Je ne fais pas de pochette, ni de boitier pour mes DIVX. Donc en gros un films (RECENT) téléchargé sur le net coute 7 euros soit 3 fois moins cher que dans le commerce. Alors pourquoi ne reduisent ils pas leurs marges en proposant des films RECENTS à 4 euros par exemple ? Perso à 4 euros j’achète le DVD et je resilie mon abonement ADSL !

J’ai vu cette semaine des dvd de films de seconde zone en vente à 2,65 euros !!! C’est donc faisable !!! Ou les CD de grande musique à 1 euro !!! Qu’attendent ils donc pour pratiquer de tels prix sur la musique recente ???

J’ajouterais que le peer to peer m’a aussi permis de découvrir de nouvelles musiques que je n’aurais surement jamais acheté.

Comment faisiez vous avant d’avoir l’adsl ? Perso j’allais à la médiathèque de ma ville et je copiais les 3 CD que j’avais le droit d’emprunter toutes les semaines !!! Mon petit voisin qui n’a pas encore l’adsl chez lui pratique encore ce système !!!

Le problème vient de manque de reactivité des majors de l’audiovisuel qui on du mal à prendre le virage d’un nouveau medium.

ALORS BOYCOTTEZ LES SUPPORTS VENDUS PAR LES MAJORS DE L’AUDIOVISUEL ET TELECHARGEZ VOTRE MUSIQUE !!!

 
en ligne : Takatoukc.com
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> Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille, DaVinZ, 15 mars 2005

Le fil de la discussion fut long et vraiment intéressante. j’attendais "l’ultime" analyse : OUI les majors ont totalement loupé le virage du numerique dematerialisé. Ils se defendent comme de beaux diables pour defendre leur business mais aussi leurs actionnaires...Quant ils comprendront la realite du marche, la maniere dont les gens veulent consommer ils trouveront le business model qui va bien. En attendant a nous de leur faire comprendre ce que nous voulons.

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