Ce qu’il y a de bien avec cet article, c’est qu’il n’est même pas besoin de préparer une réponse : il suffit de renvoyer à l’article lui-même, qui plaide "contra domo" si j’ose dire.
Ca part d’une bonne idée : montrer à quel point nombre de magazines culturels disponibles sur Internet ne sont jamais que de pâles imitations de leurs équivalents papier (encore qu’il soit difficile de surpasser le Monde des Livres dans la nullité, la bassesse et la flagornerie).
Seulement, c’est fait d’une manière qui annihile une large partie du propos. Le ton est presque le même que celui des journalistes critiqués, et franchit souvent la limite de la boursouflure (on sent en filigrane la phrase "Je sais ce que c’est que la Culture, moi, Monsieur !"). Et quand l’auteur daube "l’hallucinante prétention des rédacteurs [qui] alliée à un pitoyable jargon de première année de DEUG littéraire ne peut qu’irriter", on est tenté de répondre "Eh coco, apprends l’orthographe et le sens des mots que tu utilises, au lieu de tartiner façon Sollers", tant les fautes abondent dans l’article. Enfin, l’auto-citation permet d’apprécier la capacité de l’auteur à faire dans le style littéraire qu’affectionne Edgar Morin ; des auteurs qui écrivent comme cela et pensent que l’on ne peut pas faire des phrases simples parce que la réalité est "complexe", il y en a plein les bibliothèques et les journaux... Pour résumer, après être allé sur le site de Technikart, je suis tenté de dire que cet article (un peu remanié, évidemment, pour ne pas se tirer une balle dans le pied) aurait sa place dans ce magazine.
L’auteur véhicule l’idée que toute publication parlant de culture et destinée à être vendu ne serait que Kultur. C’est pour le moins discutable. Et si les lecteurs de ces magazines font partie du public Kul, nombre d’entre eux doivent avoir du mal à choisir entre un des quatres magazines analysés qui, pourtant, sont bien répartis sur l’axe (magnifique de perspicacité, et bienvenu aussi car "Un petit dessin vaut souvent mieux qu’un long discours", et "Le singe préfère la voiture rouge").
Conclusion : avec du travail, on aurait eu un article potable. Sans travail, on a du Technikart / Nova / (Mettez votre magazine culturel branchouille favori ici). Déception (je sais, ça fait grave Delerm, mais j’m’en torche).
NB : ma réaction est mal écrite, mal argumentée, mais l’essentiel y est.
Ce qu’il y a de bien avec cet article, c’est qu’il n’est même pas besoin de préparer une réponse : il suffit de renvoyer à l’article lui-même, qui plaide "contra domo" si j’ose dire.
Ca part d’une bonne idée : montrer à quel point nombre de magazines culturels disponibles sur Internet ne sont jamais que de pâles imitations de leurs équivalents papier (encore qu’il soit difficile de surpasser le Monde des Livres dans la nullité, la bassesse et la flagornerie).
Seulement, c’est fait d’une manière qui annihile une large partie du propos. Le ton est presque le même que celui des journalistes critiqués, et franchit souvent la limite de la boursouflure (on sent en filigrane la phrase "Je sais ce que c’est que la Culture, moi, Monsieur !"). Et quand l’auteur daube "l’hallucinante prétention des rédacteurs [qui] alliée à un pitoyable jargon de première année de DEUG littéraire ne peut qu’irriter", on est tenté de répondre "Eh coco, apprends l’orthographe et le sens des mots que tu utilises, au lieu de tartiner façon Sollers", tant les fautes abondent dans l’article. Enfin, l’auto-citation permet d’apprécier la capacité de l’auteur à faire dans le style littéraire qu’affectionne Edgar Morin ; des auteurs qui écrivent comme cela et pensent que l’on ne peut pas faire des phrases simples parce que la réalité est "complexe", il y en a plein les bibliothèques et les journaux... Pour résumer, après être allé sur le site de Technikart, je suis tenté de dire que cet article (un peu remanié, évidemment, pour ne pas se tirer une balle dans le pied) aurait sa place dans ce magazine.
L’auteur véhicule l’idée que toute publication parlant de culture et destinée à être vendu ne serait que Kultur. C’est pour le moins discutable. Et si les lecteurs de ces magazines font partie du public Kul, nombre d’entre eux doivent avoir du mal à choisir entre un des quatres magazines analysés qui, pourtant, sont bien répartis sur l’axe (magnifique de perspicacité, et bienvenu aussi car "Un petit dessin vaut souvent mieux qu’un long discours", et "Le singe préfère la voiture rouge").
Conclusion : avec du travail, on aurait eu un article potable. Sans travail, on a du Technikart / Nova / (Mettez votre magazine culturel branchouille favori ici). Déception (je sais, ça fait grave Delerm, mais j’m’en torche).
NB : ma réaction est mal écrite, mal argumentée, mais l’essentiel y est.