> Ta Kultur en short au Prisu (was : "Merci, merci ...")
23 juillet 2002, 16:01, par Lefayot
Si j’ai bien suivi ce que tu me dis, on peut distinguer deux sortes de discours :
les discours creux (cf ceux des Kultureux), qui sont au final objectivement positifs puisqu’ils devoilent l’inanité du pouvoir (je simplifie)
Les discours "crypto" qui eux ne sont qu’un moyen d’exercer un pouvoir ou qui en tout cas masquent quelque chose, mais ne sont rien en eux-mêmes (on en revient finalement au point un).
Dans ces conditions quid du discours de vérité (ambiance "le ciel est bleu") ? Deux hypothèses :
Il n’y a pas de parole vraie. Tout n’est que jeux de pouvoir et/ou dissimulation de desseins inavouables par l’intimidant du jargon . Position extreme qui revient finalement à dire que tous les discours se valent (en laissant de coté par exemple le probleme de la simple cohérence d’un discours au delà de ses présupposés, ce qui n’est pas si frequent que ça - la cohérence).
Il y a une parole vraie. Disons la tienne, qui est d’ailleurs un discours passablement crypto. Question : sur quoi se fonde cette vérité (et on en revient fatalement au point precedent) ?
En résumé, je pense qu’on peut se ménager un espace de "liberté" dans le sens qu’il est possible de distinguer des discours cohérents/conséquents (independamment de l’adhésion au dit discours) de discours à la fois informes, incohérents, echolaliques et ininterrogés (les Kultureux).
A cela, il faut ajouter une composante esthétique, qui fait qu’un discours de Kultureux est un discours usé, mal foutu, pitoyables, inésthétique (ce qui est un comble !) et d’une certaine manière ringard. On peut rejoindre là Orwell pour s’énerver devant la dissolution de la langue dans le cliché, cliché toujours appauvrissant, et qui promeut, evidemment les imbeciles besogneux.
Si j’ai bien suivi ce que tu me dis, on peut distinguer deux sortes de discours :
Dans ces conditions quid du discours de vérité (ambiance "le ciel est bleu") ? Deux hypothèses :
En résumé, je pense qu’on peut se ménager un espace de "liberté" dans le sens qu’il est possible de distinguer des discours cohérents/conséquents (independamment de l’adhésion au dit discours) de discours à la fois informes, incohérents, echolaliques et ininterrogés (les Kultureux).
A cela, il faut ajouter une composante esthétique, qui fait qu’un discours de Kultureux est un discours usé, mal foutu, pitoyables, inésthétique (ce qui est un comble !) et d’une certaine manière ringard. On peut rejoindre là Orwell pour s’énerver devant la dissolution de la langue dans le cliché, cliché toujours appauvrissant, et qui promeut, evidemment les imbeciles besogneux.