Peut-être est-il trop allusif pour que je le comprenne : j’avoue ne pas connaître l’ensemble de la théorie littéraire de Sartre. Peut-être aussi utilise-t-il un vocabulaire et une syntaxe trop compliquée pour moi. Pourtant, après une khagne assaisonnée à la sauce Bourdieu, je croyais être paré face au jardon sociologique ou littéraire.
Cependant, il me semble comprendre quelque chose. D’une part, que ce message aligne en passant quelques évidences, en particulier quand il dit que le rap exprime plus que le seul sens de ses paroles. Qui, en effet, pourrait dire que la peinture a pour sens le simple assemblage de ses couleurs, la musique le simple assemblage de sons ?
Pourtant, en peinture et en musique, il existe des gribouillages, du bruit.
Mais surtout, il existe de pâles copies qui veulent se faire passer pour des originaux, des peintres qui n’ont rien à dire mais qui sont célébrés par des gens qui n’ont pas la culture suffisante pour voir que le langage de ces tristes sires est un collage d’éléments empruntés. Ils sont nombreux, ces artistes de second ordre, qu’un certain milieu n’admire que parce qu’ils lui renvoie ce qu’il a appris à admirer.
Et c’est, je crois, précisément cela qui exaspère Lefayot : toute l’attention portée à ces représentants d’un académisme de l’avant-garde, célébré à l’envie dans Technikart ou Télérama, par des aveugles qui croient avoir trouvé des borgnes.
Feu Bourdieu poufendait souvent ce qu’il appellait la "cuculture". Elle se venge aujourd’hui en le récupérant et en le dénaturant. Je crois pourtant qu’il est possible, et légitime, de parler comme le fait Lefayot d’une Kultur, dont l’idéologie dominante mélange le nombrilisme, l’idée que tout est culture et que toutes les cultures se valent, et celle que la culture peut s’acquérir sans effort.
Je ne pense pas qu’il soit besoin d’avoir recours à Sartre pour écraser ce genre de noix. Un peu de bon sens et d’ironie suffisent.
Je reste perplexe face au message précedent.
Peut-être est-il trop allusif pour que je le comprenne : j’avoue ne pas connaître l’ensemble de la théorie littéraire de Sartre. Peut-être aussi utilise-t-il un vocabulaire et une syntaxe trop compliquée pour moi. Pourtant, après une khagne assaisonnée à la sauce Bourdieu, je croyais être paré face au jardon sociologique ou littéraire.
Cependant, il me semble comprendre quelque chose. D’une part, que ce message aligne en passant quelques évidences, en particulier quand il dit que le rap exprime plus que le seul sens de ses paroles. Qui, en effet, pourrait dire que la peinture a pour sens le simple assemblage de ses couleurs, la musique le simple assemblage de sons ?
Pourtant, en peinture et en musique, il existe des gribouillages, du bruit.
Mais surtout, il existe de pâles copies qui veulent se faire passer pour des originaux, des peintres qui n’ont rien à dire mais qui sont célébrés par des gens qui n’ont pas la culture suffisante pour voir que le langage de ces tristes sires est un collage d’éléments empruntés. Ils sont nombreux, ces artistes de second ordre, qu’un certain milieu n’admire que parce qu’ils lui renvoie ce qu’il a appris à admirer.
Et c’est, je crois, précisément cela qui exaspère Lefayot : toute l’attention portée à ces représentants d’un académisme de l’avant-garde, célébré à l’envie dans Technikart ou Télérama, par des aveugles qui croient avoir trouvé des borgnes.
Feu Bourdieu poufendait souvent ce qu’il appellait la "cuculture". Elle se venge aujourd’hui en le récupérant et en le dénaturant. Je crois pourtant qu’il est possible, et légitime, de parler comme le fait Lefayot d’une Kultur, dont l’idéologie dominante mélange le nombrilisme, l’idée que tout est culture et que toutes les cultures se valent, et celle que la culture peut s’acquérir sans effort.
Je ne pense pas qu’il soit besoin d’avoir recours à Sartre pour écraser ce genre de noix. Un peu de bon sens et d’ironie suffisent.