Contrairement aux deux lecteurs précédents, je pense que les informations de M. Laimé sont tout à fait éclairantes sur la vie, les moeurs et la mentalité de Beigbeder — malgré le côté un peu "hyène dactylographe" (ou "rapport du fisc", si l’on veut) de son article.
En fait, ces informations confirment ce que l’on ressent — ou du moins, ce que toute persone ayant encore un peu de flair ressent — en lisant le livre de Beigbeder : "99 francs" n’a aucun intérêt, sinon à la rigueur une petite huitaine de page contenant des formules ou des saynètes amusantes.
Littérairement, c’est de la daube absolue : pas de style, pas de trame narrative, aucune psychologie, le zéro moins l’infini, un début vaguement réaliste, une fin vaguement symboliste, tout cela écrit avec les pieds et pensé avec le ventre. Une succession de formules comme Beigbeder a été payé dix ans pour en pondre. Aristote avait raison : on naît esclave, on ne le devient pas.
Idéologiquement, c’est de la camelote pour débiles mentaux : Beigbeder suce le sang d’une décennie qui a commencé avec le sous-commandant Marcos pour finir avec le sous-berger Bové en passant par le sous-sociologue Bourdieu. Ce n’est pas la contestation du spectacle, ce n’est plus le spectacle de la contestation : c’est l’autotransmutation de la merde en marchandise. Nietzsche avait raison : le dernier homme cligne de l’œil.
Esthétiquement, c’est de la branlette pour bourgeois : tout pue la fausse vie du night clubber qui se croit maître du monde entre un drink avec un pubard, une ligne de coke avec un politicard et une nana partouzée avec un éditeur. Les rêves successifs du Beigbenarrateur de "99 francs" : se faire pomper par deux nanas sur une île, arrêter la coke, reprendre la coke, se marier avec la femme qu’il aurait dû aimer, retrouver l’enfant qu’il aurait dû accepter, arrêter la coke, reprendre la coke, jouer les ascètes avec la pute beurette de service... Burroughs avait raison : mieux tirer une balle dans la tête de la femme qu’on aime.
En plus, ce con est né le même jour que moi. Heureusement, trois ans plus tard ! Cours Beigbeder, le vieux monde t’attends les bras ouverts...
Contrairement aux deux lecteurs précédents, je pense que les informations de M. Laimé sont tout à fait éclairantes sur la vie, les moeurs et la mentalité de Beigbeder — malgré le côté un peu "hyène dactylographe" (ou "rapport du fisc", si l’on veut) de son article.
En fait, ces informations confirment ce que l’on ressent — ou du moins, ce que toute persone ayant encore un peu de flair ressent — en lisant le livre de Beigbeder : "99 francs" n’a aucun intérêt, sinon à la rigueur une petite huitaine de page contenant des formules ou des saynètes amusantes.
Littérairement, c’est de la daube absolue : pas de style, pas de trame narrative, aucune psychologie, le zéro moins l’infini, un début vaguement réaliste, une fin vaguement symboliste, tout cela écrit avec les pieds et pensé avec le ventre. Une succession de formules comme Beigbeder a été payé dix ans pour en pondre. Aristote avait raison : on naît esclave, on ne le devient pas.
Idéologiquement, c’est de la camelote pour débiles mentaux : Beigbeder suce le sang d’une décennie qui a commencé avec le sous-commandant Marcos pour finir avec le sous-berger Bové en passant par le sous-sociologue Bourdieu. Ce n’est pas la contestation du spectacle, ce n’est plus le spectacle de la contestation : c’est l’autotransmutation de la merde en marchandise. Nietzsche avait raison : le dernier homme cligne de l’œil.
Esthétiquement, c’est de la branlette pour bourgeois : tout pue la fausse vie du night clubber qui se croit maître du monde entre un drink avec un pubard, une ligne de coke avec un politicard et une nana partouzée avec un éditeur. Les rêves successifs du Beigbenarrateur de "99 francs" : se faire pomper par deux nanas sur une île, arrêter la coke, reprendre la coke, se marier avec la femme qu’il aurait dû aimer, retrouver l’enfant qu’il aurait dû accepter, arrêter la coke, reprendre la coke, jouer les ascètes avec la pute beurette de service... Burroughs avait raison : mieux tirer une balle dans la tête de la femme qu’on aime.
En plus, ce con est né le même jour que moi. Heureusement, trois ans plus tard ! Cours Beigbeder, le vieux monde t’attends les bras ouverts...
Cathexie