99F
Pue la fatuité de la nouvelle plèbe, on l’a tous dans le rectum ;
mais finalement qui n’a pas un jour beuglé de plaisir sur le trône ?
Ainsi ça se contredit et pis suite à un choix définitif, nous voilà
beau... Je viens de finir neuneu F, diantre ! Et me voilà, surement un
peu comme vous, embrigadé dans la polémique. Si j’interviens là ici,
c’est que j’ai autre chose à dire, en tout cas, une approche différente.
En effet, puisque cela ne fait que dix minutes que je connais
l’othographe et la prononciacion Beigbeder : il y a trois jours encore
ce type n’existait pas... Il n’y avait alors qu’un p’tit monde délité et
pressé, rebondissant entre autres, en sac à dos. Sûr pourtant qu’il y
avait le titre (limite éponyme à vous entendre), à la fois un horrible
coup marketting, et pourtant l’étiquetage d’une idée conceptuelle
géniale. Mais avec le cadeau, y avait juste une rumeur : "tu verras, ca
te plaiera, ca casse du publicitaire" ; et une javelle dose de
curiosité. Ben là, j’vais pas vous raconter, vous le savez pour la
plupart, ce fut rapide. Oui oui, je me fouts de savoir comment, mais ce
fut un livre très rapide à refermer. En y repensant, j’me suis cherché
un avis, pas la vérité, à tort ou à raison, non, un simple avis d’un
ptit bouquin rapide à lire.
D’abord, sur le fil, je confondais Octave et l’auteur (que je n’arrivais pas
encore à mémoriser), pis après ca fait plein de noeuds. Pour bien dire,
j’aime bien les noeuds en général, mais seulement quand ils transcrivent
une putain d’émotion comme quand on contracte de la vie et de la mort.
Mais là nan, on casse les rythmes sans aucune personnalité, en tout cas
j’ai rien ressenti, même pas cette froideur fonctionnelle propre à
Houellebecq, son soit disant copain. Nan, rien. Le gus il passe trois
semaines (je crois) avec les fous et on barre, pire, on oblitère. Ca vous
marque pourtant, et je sais de quoi je parle. Pour de la fiction, on peut être
indulgent, cependant, j’ai l’impression que c’est comme ça pendant tout
le bouquin. Chui peut être sourd, ben tanpis, au moins j’en ai pas
l’impression !
De plus son style est trop épars. Moins que de me déranger, ce manque
d’unité (d’une phrase à l’autre !) me déplait.
Entremèlé à cela, il y a l’introspection d’un homme, ses doutes, sa lacheté
(comme pour se justifier, mais pourquoi pas ?) OK, mais j’aime pas les gens
qui parlent d’eux avec une citation pour chaque page, autant faire un dico
de citations. Elles sont pourtant bien agencés, elles suivent bien un fil
directeur mais c’est pas une vie. Cette rebellion contre un ordre nouveau,
moi aussi ca m’interpelle, mais le livre n’apporte rien, tout juste le
témoignage d’un conptemprorain, soit, ca m’a diverti. Quand au monde
des artistes commerciaux, ben je connais peu de personnes qui ne
l’imagineraient pas autrement (les putes, la coke, le fric, l’entreprise),
alors si le Fred veut nous convaincre, il s’y prend très mal dans la forme :
le meurtre et l’île mystèrieuse sont un peu de trop.
Reste que ces petits moments décapents de luxures et de vengeances m’ont
fait sourire.
Le seul point de la trame qui a éveillé en moi une question nouvelle, c’est
la confrontation de deux probables meilleurs des mondes : je ne suis pas
certain d’avoir bien compris et c’est tant mieux, je trouve que c’est une idée
interressante.
Avant de tirer la chasse je me suis tout de même posé la question de la
sincèrité. J’étais persuadé que ce livre marcherai, d’une part parcequ
’une ménagère de cinquante ans me l’a offert, d’autre part parcequ’il
est redoutablement efficace (on le lit vite, c’est dans l’air du temps, ce
n’est pas idiot (merci les citations), c’est parfois cru, etc). Bref,
l’auteur, en tant qu’ancien publicitaire ne pouvait pas l’ignorer.
la simplicité des convictions d’Octave allait éclaircir l’esprit
d’innombrables consommateurs. Pourquoi ?
Pour convaincre le plus de monde possible ou pour ce faire un max de tune ?
Le simple fait d’apprendre que Monsieurs est intelligent à la télé, que
Monsieurs serait intelligent en bourse, répond à cette question
Il n’y a même pas de contradiction, pour gagner des parts du gateau,
il faut cracher dans la soupe des autres.
Quoi que puisse être la réalité absolue, mon apriori c’est que tout ceci,
cette polémique à laquelle je participe, est un des plus beau coup
artistique que je connaisse. De l’art conceptuel version pop art 2000.
Ah ! Si Duchamp était là, il aurait peut être signé ! Le problème c’est qu’on
est peut être peu nombreux à voir les choses de la sorte. Malgré tout,
si l’on ne m’avait pas parlé de l’auteur étoile, j’aurai seulement
garder le souvenir interprête d’un livre secondaire, peu original ; d’une
plume maladroite et impersonnelle, mais distrayant. J’aurais pourtant
gardé de nombreux doutes relatifs au titre et aux nombreuses publicités.
Une vraie fiction quoi !
Chapeau bas Monsieurs Beigbeder, l’homme qui vous vaut 99 F
(pas moi : on me la offert).
99F
Pue la fatuité de la nouvelle plèbe, on l’a tous dans le rectum ;
mais finalement qui n’a pas un jour beuglé de plaisir sur le trône ?
Ainsi ça se contredit et pis suite à un choix définitif, nous voilà
beau... Je viens de finir neuneu F, diantre ! Et me voilà, surement un
peu comme vous, embrigadé dans la polémique. Si j’interviens là ici,
c’est que j’ai autre chose à dire, en tout cas, une approche différente.
En effet, puisque cela ne fait que dix minutes que je connais
l’othographe et la prononciacion Beigbeder : il y a trois jours encore
ce type n’existait pas... Il n’y avait alors qu’un p’tit monde délité et
pressé, rebondissant entre autres, en sac à dos. Sûr pourtant qu’il y
avait le titre (limite éponyme à vous entendre), à la fois un horrible
coup marketting, et pourtant l’étiquetage d’une idée conceptuelle
géniale. Mais avec le cadeau, y avait juste une rumeur : "tu verras, ca
te plaiera, ca casse du publicitaire" ; et une javelle dose de
curiosité. Ben là, j’vais pas vous raconter, vous le savez pour la
plupart, ce fut rapide. Oui oui, je me fouts de savoir comment, mais ce
fut un livre très rapide à refermer. En y repensant, j’me suis cherché
un avis, pas la vérité, à tort ou à raison, non, un simple avis d’un
ptit bouquin rapide à lire.
D’abord, sur le fil, je confondais Octave et l’auteur (que je n’arrivais pas
encore à mémoriser), pis après ca fait plein de noeuds. Pour bien dire,
j’aime bien les noeuds en général, mais seulement quand ils transcrivent
une putain d’émotion comme quand on contracte de la vie et de la mort.
Mais là nan, on casse les rythmes sans aucune personnalité, en tout cas
j’ai rien ressenti, même pas cette froideur fonctionnelle propre à
Houellebecq, son soit disant copain. Nan, rien. Le gus il passe trois
semaines (je crois) avec les fous et on barre, pire, on oblitère. Ca vous
marque pourtant, et je sais de quoi je parle. Pour de la fiction, on peut être
indulgent, cependant, j’ai l’impression que c’est comme ça pendant tout
le bouquin. Chui peut être sourd, ben tanpis, au moins j’en ai pas
l’impression !
De plus son style est trop épars. Moins que de me déranger, ce manque
d’unité (d’une phrase à l’autre !) me déplait.
Entremèlé à cela, il y a l’introspection d’un homme, ses doutes, sa lacheté
(comme pour se justifier, mais pourquoi pas ?) OK, mais j’aime pas les gens
qui parlent d’eux avec une citation pour chaque page, autant faire un dico
de citations. Elles sont pourtant bien agencés, elles suivent bien un fil
directeur mais c’est pas une vie. Cette rebellion contre un ordre nouveau,
moi aussi ca m’interpelle, mais le livre n’apporte rien, tout juste le
témoignage d’un conptemprorain, soit, ca m’a diverti. Quand au monde
des artistes commerciaux, ben je connais peu de personnes qui ne
l’imagineraient pas autrement (les putes, la coke, le fric, l’entreprise),
alors si le Fred veut nous convaincre, il s’y prend très mal dans la forme :
le meurtre et l’île mystèrieuse sont un peu de trop.
Reste que ces petits moments décapents de luxures et de vengeances m’ont
fait sourire.
Le seul point de la trame qui a éveillé en moi une question nouvelle, c’est
la confrontation de deux probables meilleurs des mondes : je ne suis pas
certain d’avoir bien compris et c’est tant mieux, je trouve que c’est une idée
interressante.
Avant de tirer la chasse je me suis tout de même posé la question de la
sincèrité. J’étais persuadé que ce livre marcherai, d’une part parcequ
’une ménagère de cinquante ans me l’a offert, d’autre part parcequ’il
est redoutablement efficace (on le lit vite, c’est dans l’air du temps, ce
n’est pas idiot (merci les citations), c’est parfois cru, etc). Bref,
l’auteur, en tant qu’ancien publicitaire ne pouvait pas l’ignorer.
la simplicité des convictions d’Octave allait éclaircir l’esprit
d’innombrables consommateurs. Pourquoi ?
Pour convaincre le plus de monde possible ou pour ce faire un max de tune ?
Le simple fait d’apprendre que Monsieurs est intelligent à la télé, que
Monsieurs serait intelligent en bourse, répond à cette question
Il n’y a même pas de contradiction, pour gagner des parts du gateau,
il faut cracher dans la soupe des autres.
Quoi que puisse être la réalité absolue, mon apriori c’est que tout ceci,
cette polémique à laquelle je participe, est un des plus beau coup
artistique que je connaisse. De l’art conceptuel version pop art 2000.
Ah ! Si Duchamp était là, il aurait peut être signé ! Le problème c’est qu’on
est peut être peu nombreux à voir les choses de la sorte. Malgré tout,
si l’on ne m’avait pas parlé de l’auteur étoile, j’aurai seulement
garder le souvenir interprête d’un livre secondaire, peu original ; d’une
plume maladroite et impersonnelle, mais distrayant. J’aurais pourtant
gardé de nombreux doutes relatifs au titre et aux nombreuses publicités.
Une vraie fiction quoi !
Chapeau bas Monsieurs Beigbeder, l’homme qui vous vaut 99 F
(pas moi : on me la offert).