La « tarte à la crème » ne désigne pas, dans cet article, la volonté d’être accessible aux aveugles (c’est même une recommandation fort... recommandablme). La « tarte à la crème » c’est de prétendre que la validation par le W3C validator est un gage d’accessibilité pour les aveugles, et que la non-validation définit des pages totalement inaccessibles.
Ce qui est totalement faux.
— Il est parfaitement possible de faire des pages rejetées par le W3C validator, mais parfaitement consultables par des aveugles (pour les voyants, ils peuvent visiter leur site en utilisant le navigateur en mode texte Lynx, et voir si cela s’affiche correctement, et si la navigation reste facile sans pour autant noyer l’information imoprtante - c’est une vérification minimale beaucoup plus fiable que le passage par le validator).
— Il est parfaitement possible de faire des pages parfaitement validées, et quasiment impossibles à consulter par des aveugles. Certains éléments des feuilles de style, au passage, facilitent la création de pages parfaitement valides et quasiment impossibles à consulter avec un lecteur braille : les positionnements absolus dans la page, les informations masquées et affichées dynamiquement qui donnent de très belles navigations visuelles, mais crééent des doublons et des listes interminables qui pénalisent les aveugles, et la possibilité (extrêmement pratique par ailleurs) de définir des affichages de balises en « block » ou « inline », changeant le comportement d’affichage de manière très sympathiques pour les voyants, et rendant dingue un navigateur basé sur le simple texte.
L’article rappelle de plus que les grosses difficultés du passé rencontrées par les aveugles ne sont pas liées à un HTML mal normalisé, mais à des usages bien plus graves : planquer l’information dans des images (titres et intertitres purement graphiques par exemple) ou faire des sites totalement en Flash.
Pour le dire autrement : l’attention portée à l’accessibilité pour les non-voyants dans la définition des normes est très sympathique. Mais se reposer sur l’outil technique qu’est le validator pour prétendre remplir cet office est un mensonge : une page validée n’est pas forcément accessible. Et on peut aussi bien affirmer le contraire : à force de prétendre qu’une page validée par le validator est accessible, on va voir fleurir des pages qui ne feront aucun autre effort de vérification (comme, encore une fois, la simple visite de son site avec Lynx) et seront alors gravement inadaptées pour une visite par les aveugles.
Salut,
La « tarte à la crème » ne désigne pas, dans cet article, la volonté d’être accessible aux aveugles (c’est même une recommandation fort... recommandablme). La « tarte à la crème » c’est de prétendre que la validation par le W3C validator est un gage d’accessibilité pour les aveugles, et que la non-validation définit des pages totalement inaccessibles.
Ce qui est totalement faux.
— Il est parfaitement possible de faire des pages rejetées par le W3C validator, mais parfaitement consultables par des aveugles (pour les voyants, ils peuvent visiter leur site en utilisant le navigateur en mode texte Lynx, et voir si cela s’affiche correctement, et si la navigation reste facile sans pour autant noyer l’information imoprtante - c’est une vérification minimale beaucoup plus fiable que le passage par le validator).
— Il est parfaitement possible de faire des pages parfaitement validées, et quasiment impossibles à consulter par des aveugles. Certains éléments des feuilles de style, au passage, facilitent la création de pages parfaitement valides et quasiment impossibles à consulter avec un lecteur braille : les positionnements absolus dans la page, les informations masquées et affichées dynamiquement qui donnent de très belles navigations visuelles, mais crééent des doublons et des listes interminables qui pénalisent les aveugles, et la possibilité (extrêmement pratique par ailleurs) de définir des affichages de balises en « block » ou « inline », changeant le comportement d’affichage de manière très sympathiques pour les voyants, et rendant dingue un navigateur basé sur le simple texte.
L’article rappelle de plus que les grosses difficultés du passé rencontrées par les aveugles ne sont pas liées à un HTML mal normalisé, mais à des usages bien plus graves : planquer l’information dans des images (titres et intertitres purement graphiques par exemple) ou faire des sites totalement en Flash.
Pour le dire autrement : l’attention portée à l’accessibilité pour les non-voyants dans la définition des normes est très sympathique. Mais se reposer sur l’outil technique qu’est le validator pour prétendre remplir cet office est un mensonge : une page validée n’est pas forcément accessible. Et on peut aussi bien affirmer le contraire : à force de prétendre qu’une page validée par le validator est accessible, on va voir fleurir des pages qui ne feront aucun autre effort de vérification (comme, encore une fois, la simple visite de son site avec Lynx) et seront alors gravement inadaptées pour une visite par les aveugles.