je viens de découvrir ton article et un certain nombre de réactions. J’apporte ici ma modeste contribution.
L’avènement de la micro informatique et de son accessibilité au grand public a mis à mal bon nombre de réalités que je rappelle ici.
L’INFORMATIQUE, UN VRAI METIER
L’informatique industrielle existe depuis la fin des années 50. Depuis plus d’un demi siècle, méthodes et techniques ont jalonnées son histoire. Et la micro informatique, de plus en plus, rejoint ses ainés qui ont montré la voie et devient "mature" et organisée, comme eux. Parce que les OBJECTIFS et les ENJEUX sont les mêmes.
Eh oui, le constat est donc là , devant nous : l’informatique est un métier. Donc une affaire de gens formés et compétents. Le médecin, le pilote d’avion, le coiffeur, etc ont tous appris leur métier.
Après une jeunesse assez mouvementée, la micro informatique devient adulte. Pour cela, elle adopte - et participe d’ailleurs à leur évolution - les méthodes de ses ainés, méthodes qui ont fait leurs preuves. Tout à coup, le grand public, qui a longtemps été le support initial du développement de cette micro informatique, a l’impression qu’on ne lui demande plus son avis. Et oui, les webmaitres auto proclamés, travaillant isolés et seuls maitres à bord ont vécus !
L’INFORMATIQUE MATURE
OUI, la CONCEPTION, la METHODOLOGIE et les NORMES sont des outils indispensables à une informatique maitrisée et évolutive.
Pourquoi la conception ? parce que réfléchir sur le papier coute énormément moins cher qu’une refonte a posteriori.
Pourquoi la méthodologie ? pour réutiliser une technique quand c’est possible. Eh oui, recycler coute moins cher que fabriquer.
Pourquoi les normes ? un logiciel n’est jamais développé par une seule personne mais par une équipe dont la composition même change dans le temps. Il n’est pas besoin d’être un sorcier pour comprendre ce qui se passerait si chacun y allait de sa "bidouille".
OUI, le développement de logiciels est donc une affaire de gens qui ont des compétences réelles dans ces domaines.
OUI, Les standards et normes sont l’affaire de professionnels. Pas celle du grand public.
Tu auras remarqué la coloration nécessairement économique de mes propos. Mais poursuivons, veux tu.
DEUX OPPOSES
J’ai eu la chance d’avoir un parcours "grand public" et "professionnel". En effet, après avoir été un bidouilleur de la micro (il y a eu un premier PC chez nous dès 1980), je suis aujourd’hui chef de projet informatique depuis deux décennies.
D’un coté, tu prendras - j’en ai pris moi aussi ! - du PLAISIR à développer ton site Web, en jouissant d’une liberté certaine en terme de coding et de résultats immédiats. Moi aussi, je jubilais littéralement quand je compilais mes sources avec DBase III sur un PC sans disque dur et deux lecteurs de disquettes, un pour le compilateur et l’autre pour mon programmes et mes données !
J’étais ébahi quand, étudiant en fac, je traçais en basic interpreté les intégrales et autres calculs de probabilités. Quelle liberté !
Mais d’un autre coté, pour affronter aujourd’hui les besoins de PRODUCTIVITE de mes clients, j’ai besoin de méthodes et d’outils, réplicables et évolutifs.
CONCLUSION
Opposer professionnels et grand public n’a pas de sens. Et puis nous sommes tous professionnels dans notre métier et amateurs pour tout le reste. Alors ?
Je crois qu’il est vain de vouloir faire croire qu’un amateur et un professionnel devraient travailler avec les mêmes outils.
Quand je fais du vélo, je n’ai pas le même matériel qu’Armstrong. Et ce n’est pas pour cela que je critique les fabricants de vélos professionnels.
Quand je cuisine - c’est d’ailleurs un bien grand terme ! - je n’ai pas le même matériel que le restaurateur en bas de chez moi. Et ce n’est pas pour cela que je critique le fabricant de matériel professionnel de cuisine. etc etc
Il y a cependant un point sur lequel tes préoccupations me semblent pleinement justifiées : l’hégémonie outrancière du géant américain - vaste sujet - Mais l’agressivité et le non respect de la loi dont fait preuve cette société ne remettent nullement en cause la nécessité de poursuivre la professionalisation de la micro informatique.
Arno,
je viens de découvrir ton article et un certain nombre de réactions. J’apporte ici ma modeste contribution.
L’avènement de la micro informatique et de son accessibilité au grand public a mis à mal bon nombre de réalités que je rappelle ici.
L’INFORMATIQUE, UN VRAI METIER
L’informatique industrielle existe depuis la fin des années 50. Depuis plus d’un demi siècle, méthodes et techniques ont jalonnées son histoire. Et la micro informatique, de plus en plus, rejoint ses ainés qui ont montré la voie et devient "mature" et organisée, comme eux. Parce que les OBJECTIFS et les ENJEUX sont les mêmes.
Eh oui, le constat est donc là , devant nous : l’informatique est un métier. Donc une affaire de gens formés et compétents. Le médecin, le pilote d’avion, le coiffeur, etc ont tous appris leur métier.
Après une jeunesse assez mouvementée, la micro informatique devient adulte. Pour cela, elle adopte - et participe d’ailleurs à leur évolution - les méthodes de ses ainés, méthodes qui ont fait leurs preuves. Tout à coup, le grand public, qui a longtemps été le support initial du développement de cette micro informatique, a l’impression qu’on ne lui demande plus son avis. Et oui, les webmaitres auto proclamés, travaillant isolés et seuls maitres à bord ont vécus !
L’INFORMATIQUE MATURE
OUI, la CONCEPTION, la METHODOLOGIE et les NORMES sont des outils indispensables à une informatique maitrisée et évolutive.
Pourquoi la conception ? parce que réfléchir sur le papier coute énormément moins cher qu’une refonte a posteriori.
Pourquoi la méthodologie ? pour réutiliser une technique quand c’est possible. Eh oui, recycler coute moins cher que fabriquer.
Pourquoi les normes ? un logiciel n’est jamais développé par une seule personne mais par une équipe dont la composition même change dans le temps. Il n’est pas besoin d’être un sorcier pour comprendre ce qui se passerait si chacun y allait de sa "bidouille".
OUI, le développement de logiciels est donc une affaire de gens qui ont des compétences réelles dans ces domaines.
OUI, Les standards et normes sont l’affaire de professionnels. Pas celle du grand public.
Tu auras remarqué la coloration nécessairement économique de mes propos. Mais poursuivons, veux tu.
DEUX OPPOSES
J’ai eu la chance d’avoir un parcours "grand public" et "professionnel". En effet, après avoir été un bidouilleur de la micro (il y a eu un premier PC chez nous dès 1980), je suis aujourd’hui chef de projet informatique depuis deux décennies.
D’un coté, tu prendras - j’en ai pris moi aussi ! - du PLAISIR à développer ton site Web, en jouissant d’une liberté certaine en terme de coding et de résultats immédiats. Moi aussi, je jubilais littéralement quand je compilais mes sources avec DBase III sur un PC sans disque dur et deux lecteurs de disquettes, un pour le compilateur et l’autre pour mon programmes et mes données !
J’étais ébahi quand, étudiant en fac, je traçais en basic interpreté les intégrales et autres calculs de probabilités. Quelle liberté !
Mais d’un autre coté, pour affronter aujourd’hui les besoins de PRODUCTIVITE de mes clients, j’ai besoin de méthodes et d’outils, réplicables et évolutifs.
CONCLUSION
Opposer professionnels et grand public n’a pas de sens. Et puis nous sommes tous professionnels dans notre métier et amateurs pour tout le reste. Alors ?
Je crois qu’il est vain de vouloir faire croire qu’un amateur et un professionnel devraient travailler avec les mêmes outils.
Quand je fais du vélo, je n’ai pas le même matériel qu’Armstrong. Et ce n’est pas pour cela que je critique les fabricants de vélos professionnels.
Quand je cuisine - c’est d’ailleurs un bien grand terme ! - je n’ai pas le même matériel que le restaurateur en bas de chez moi. Et ce n’est pas pour cela que je critique le fabricant de matériel professionnel de cuisine. etc etc
Il y a cependant un point sur lequel tes préoccupations me semblent pleinement justifiées : l’hégémonie outrancière du géant américain - vaste sujet - Mais l’agressivité et le non respect de la loi dont fait preuve cette société ne remettent nullement en cause la nécessité de poursuivre la professionalisation de la micro informatique.
Cordialement, Marc