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10 juin 2001
 
lundi 2 décembre 2002
L’autre fête de l’internet

Eveil informatique en CE2

par Tiresias
 
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On fait de l’initiation à l’informatique à l’école primaire, l’alphabétisation numérique est enfin en route. Cette mission éducative est supportée par des moyens divers, matériels, documentaires, pédagogiques, dont le bon agencement fera les bons internautes. A l’école, c’est la fête de l’internet tous les jours ? Peut-être, c’est à voir. Etude de cas.

Cette classe mixte CE1/CE2, composée en majorité d’enfants de 7 et 8 ans, dispose d’une maîtresse en état de marche, d’un ordinateur sous Windows, d’une connexion, et de divers documents papier confectionnés pour l’occasion. Pour présenter la démarche, nous allons commencer par la fin, pour une fois. La fin, c’est l’évaluation des connaissances, qui permet de positionner la performance.

Mais là, c’est aussi la fin des haricots pour les jeunes apprenants, qui ont eu le loisir de faire capoter la moyenne du trimestre sur ce coup fatal. Il s’agissait, dans ce contrôle sur l’ordinateur, pièce effectivement utile à l’usage de l’internet, d’une série de définitions d’objets que les élèves devaient nommer, que je reproduis ici fidèlement :

Disque compact optique dont la mémoire conserve des informations inscrites définitivement lisibles par l’ordinateur.

Un appareil de sélection utilisé en informatique, qui analyse par rayon lumineux, point par point, le document à reproduire

Un petit dispositif électronique de commande, manuel et mobile. Il sert à pointer sur l’écran un point d’image à traiter.

Un périphérique d’ordinateur sur lequel s’affichent les données.

Un système qui effectue le décodage et la copie d’informations sur CD ROM

Un système électronique qui sert à connecter (brancher) un ordinateur à une ligne de télécommunication

La mémoire principale de l’ordinateur. On y exécute les instructions des programmes à réaliser.

Permet d’enregistrer les informations que l’on peut changer et lire sur un ordinateur.

Un appareil qui sert à imprimer sur du papier les résultats d’un traitement.

Un ensemble de touches d’un ordinateur.

C’est authentique, et frais de la semaine. Titine, une bonne élève d’ordinaire, bien qu’un brin vindicative et d’indignation facile, s’est tapée une note dont elle n’a pas l’habitude, ayant foiré 4 fois, et vient râler que c’est incompréhensible, ce contrôle.

(GIF)
Didactique en séquence
Joséphine à son tour apprenante montre à Annie les merveilles des NTIC. (Bougez pas les filles, ça fera une chouette photo pour uZine, j’ai mon numérique !)

Pourtant Titine sait faire des choses : démarrer, lancer une application, utiliser approximativement un navigateur, charger l’imprimante, mettre un CD ou une disquette, et même réinitialiser... Elle sait ouvrir le « petit dispositif électronique de commande » pour nettoyer dedans, elle sait crier « c’est planté », elle sait faire clic droit, enregistrer sous, bref elle a une compétence basique, pardon, « un savoir-faire opérationnalisé », modeste certes. Certes, mais tout de même, l’an dernier, ils avaient fait le site web de la classe avec l’ex-maîtresse.

Ce qui définitivement tue la motivation, c’est la réflexion amusée de la maîtresse tant aimée : toi, la technologie, c’est pas ton truc. Oui, car certains ont eu 20/20, seule note convenable qui ne permet pas au parent attentif de chipoter, et met ce doux sourire, qui efface pour un instant la lassitude, sur le visage professoral.

Pour avoir La note, il suffisait d’apprendre les définitions par cœur. Dur, vu que c’est de la mémorisation sans comprendre. Pas dans le champ sémantique des CE1/CE2, pour une bonne vingtaine de termes, et le seul traduit (connecter = brancher) vise les non pratiquants. Les autres savent ce que veut dire connecter, mais pas forcément système électronique, point par point, optique etc.

Après ça, dommages collatéraux de la pédagogie-sic, il y a dispute parentale sur le sort à faire à ce terrible échec, venu du contraste entre l’école tradi de la définition initiale et la pédagogie du manipule d’abord, définis après. Et indignation de l’indignée, à qui son père apprend mal, puisque, franchement, à quoi ça sert de savoir utiliser l’ordinateur si ce n’est pas reconnu dans le système de reconnaissance officiel.

Il y a des gens très forts en balistique, qui n’arriveront jamais à toucher une cible, quel que soit le lanceur. Normal, ce sont deux compétences différentes. Et ce n’est donc pas le balisticien qui instruit principalement le tireur, non plus que le grammairien éduque l’écrivain, le vétérinaire le cavalier, le sémanticien le musicien etc. Mais pour l’initiation des petits, ce n’est pas pareil. Ceci dit, ce n’est pas grave puisque ça ne sert à rien à ceux qui manipulent, et tout aussi à rien à ceux qui ne manipulent pas.

J’ai donc préparé une bonne épreuve pour que la maîtresse sache quoi donner au prochain contrôle, et ait l’air d’une pro : les couches de l’OSI. Par exemple, on écrira :

définit le signal et assure la transmission d’un bit sur un cable

et il faudra répondre physical layer, manière élégante de faire de l’anglais en même temps. Sciés les parents d’élève, non ?

Au moins, tant qu’à servir à rien, autant que les petits se disent que, finalement, réciter « Le lion et le rat », ou la table des 7, et transpirer au gymnase, c’est fastoche et marrant. Et surtout que, parmi les fonctions cognitives, la mémoire est la seule réellement utile pour réussir dans ce système-là. Oui, finalement, c’est peut être plus démocratique après tout.

 
 
Tiresias
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24 juin 2002
18 décembre 2001
 
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> Eveil informatique en CE2
3 décembre 2005, message de Tasuki
 
J’ai un ami qui s’emmerdait tellement en cours d’informatique qu’il a formaté tous les ordis. Ils le sont encore...
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La partie cachée de l’iceberg ???
24 avril 2003, message de S-Hiker
 

Vraiment bien cet article et tellement révélateur des méthodes de l’éducation : c’est du pur IUFM (formation des profs). On en est toujours à croire aux miracles du tout informatique à l’école, que l’on se place devant un pc en ayant appris par coeur deux définitions et hop, on se prend pour un dieu !!!

Le pire, c’est que fait avec une telle incompétence par les profs, les élèves se croient doués parcequ’ils savent changer un fond d’écran ou alors, ils sont dégoutés. Le pire c’est que certains (élèves comme profs) se prennent pour des pros parce qu’ils savent changer un fond d’écran !!!

Autant laisser bidouiller les petits et plus tard, ils apprendront les choses plus en détail. Car il ne s’agit ni de faire des presse-boutons, ni des génies. Chacun approfondira selon ses besoins, mais c’est un peu comme en voiture, on conduit, et on est sensé savoir changer une roue de secours ou vérifier le niveau d’huile !!!

Or l’éducation nationale ne se donne pas les moyens (ou ne donne pas les moyens aux bonnes personnes ..) de faire avancer les choses. L’informatique, c’est un outils et comme n’importe quel outil, avant de s’en servir, il faut savoir comment il fonctionne et faire quelques essais.

Mais l’informatique et un gros problème dans l’éducation. (vache à lait de microsoft et consors). Il est quasi impossible de faire utiliser des logiciels open-source. c’est un autre débat, alors...à bientôt

PS : je suis prof (et parfois énervé)....

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> Eveil informatique en CE2
11 mars 2003, message de philippe
 
oui, excellent, je vais me le mettre dans un coin tellement ca pend au nez de tous les parents.
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Génial ce texte... même si chacun pourra tirer sa propre conclusion
3 mars 2003, message de tOMAZ
 

Tiresias, je dois te féliciter pour cet article qui met le doigt sur un point douloureux (aïe !) de l’enseignement de l’informatique.

D’un côté, ceux qui "savent faire le truc" parce que papa-maman a mis à leur disposition un ordinateur.

De l’autre, ceux qui n’ont pas le loisir (je ne vais quand même pas mettre "la chance") de disposer d’un ordinateur à la maison et qui ne font que "subir" ce genre d’enseignement.

Je me souviens qu’à mon époque, on nous faisait entrer des lignes de commandes sur des TO70 pour faire apparaître notre nom en plein écran. Un truc du genre :

10 command
20 write "TROUDUC"
30 start y=0-x=0
40 letter size=big
50 stop command

C’était dééééliiire...

Pourtant, l’histoire de titine est révélatrice. Le nombre de personnes "qui savent faire le truc" mais qui ne savent pas ce que veut dire http, ftp, html est affligeant.

Je veux bien croire que l’Informatique soit un outil et qu’il ne soit pas utile, ni intéressant de disséquer son fonctionnement pour l’utiliser. Mais dans ce cas là, on peut dire la même chose des automobiles, des portables, de tout appareil électrique ou mécanique.

Bref, avec ce genre de pensées, on se complet dans le rôle de consommateur. Il est vrai que ce n’est pas avec ma connaissance (très vague) de lignes de commandes que je vais inventer le nouvel OS. Mais, c’était malgré tout un début pour nous apprendre que l’informatique cela ne se fait pas tout seul, que c’est avant tout une invention humaine, qu’un crétin s’est fait chié à rentrer des codes pour qu’Adibou puisse raconter ses conneries. Donc, il aurait fallu dire à Titine que la connaissance empirique c’est bien, mais qu’à un moment il faut poser des concepts, des définitions afin de pouvoir schématiser le fonctionnement.
Plus simple : « Savoir faire le truc, c’est bien. Savoir pourquoi le truc se fait, c’est bien aussi. »

Répondre
> Génial ce texte... même si chacun pourra tirer sa propre conclusion, yaen, 10 mars 2003
salut, toi aussi t’as touché du Mo5 et du To7... sacrée époque. Mais on moins on faisait kekchoz. Titine est retournée au temps de "apprends, récites et si tu réfléchis tu manges une baffe et un 4/20". les profs en informatique c’est pas au programme même si un semblant d’informatique y est. C’est un peu le style de l’apprenti cuisto a qui on explique comment faire des repas somptueux et comme formation on offre un livre de recettes a apprendre par coeur. Bienvenu chez Mac Do (et encore pour y avoir bossé, on y appprend à bien nettoyer les toilettes).
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> Eveil informatique en CE2
23 janvier 2003, message de Pascale
 

Salut,

J’ai enseigné quelques années dont 7 en ZEP et assimilé(e) (collège, lycée et lycée pro agricole) : c’était passionnant et épuisant.

Il y a quantité de définition de l’enseignant et de ses motivations : l’idée républicaine d’offrir une chance à chacun peut être un moteur puissant. Cela peut passer par le fait d’accepter de jouer quantité de rôle sociaux + celui de la transmission des savoirs, cela peut-être aussi chez certains de refuser d’être un relais social.

Personnellement, l’utilité sociale de ce métier, le fait d’être un repère et une oreille attentive mais ferme, pour des gosses cabossés dans des zones sinistrées où plus personnes ne croit en eux, et n’y fait gaffe, est une des plus belles satisfactions que j’ai pu avoir dans ce métier. Mais cela passe par de certaines choses comme le respect de ces gosses là (qui doit souvent s’exprimer par le fait d’être exigeants pour eux, pour soi, face à eux et dans la relation de travail en classe ) et le refus de la peur qu’ils suscitent malheureusement chez beaucoup de profs.

Après une pause d’un an , j’ai conservé de nombreux contacts avec certains de ces gosses et quelques uns de mes anciens collègues. Connaissant les joies et les difficultés de ce métier, et sans angélisme, j’ai curieusemnt l’envie croissante de retourner au feu :))

Bref, tout cela est complexe et les situations qui ont l’air de se ressembler ne sont pas forcément comparables... Tel sera un jeune prof heureux dans son bahut de zep, tel autre s’y meurtrira profondément... c’est aussi une histoire de tempérament.

Il faut peut-être aller faire autre chose quand on sent l’usure venir, voire (c’est mon cas) pour la prévenir. Cela enrichit d’autres expériences et permet éventuellement de revenir un jour en classe, mûri et aguerri.

Il est vrai cependant que la gestion absurde du personnel dans l’Edication national (t’es géré par numéro via un ordinateur) ne le permets pas souvent. Elle casse aussi beaucoup de jeunes enseignants absolument non préparés par des affectations sur des postes casse-pipes.

De plus, l’écart social et culturel entre élèves et professeurs dans certaines zones favorise le rejet et l’incompréhension des deux côtés, et bien sûr l’agressivité.

En tous les cas, bon courage à toi si tu es enseignant, en position difficile.

Dis-toi aussi qu’un bahut destroy, il y a beaucoup à y faire et que c’est parfois une formidable expérience : ça renforce à plein de point de vue et puis tu ne perds sans doute pas ton temps. Les gosses sont ambivalents, c’est normal, ça fait partie du jeu. Je te souhaite de pouvoir t’épanouir ou te sauver de ce métier :))selon ton désir.

Et je suis persuadée, quant à tes éventuels élèves qu’ils acquièrent malgré tout beaucoup de choses via cet enseignement qu’ils ont peut-être l’air de refuser/de saborder.

Bon, j’arrête là, car je pourrais bien être intarrissable sur le sujet.

Amicalement

Répondre
> Eveil informatique en CE2, A., 28 janvier 2003

Texte remarquable, bravo !

Je pense aussi qu’une bonne partie du problème de l’enseignement en France et plus particulièrement de la violence dans les collèges vient de ce que non seulement les prof. (enfin ceux qui sont violentés) ne respectent pas beaucoup les élèves, mais en plus ne sont pas respectables, n’ont pas une grande compréhension du monde qui les entoure, et n’offrent pas de valeur et de modèle estimables à leurs élèves.

Les élèves s’en rendent compte et manifestent leur légitime mécontentement par des "incivilités" et de la violence.

Pour être provocateur, je dirai que cette violence (ne vous méprenez pas sur mon opinion, néanmoins) est bon signe : elle est signe de vitalité de la part des jeunes générations.

Mais naturellement il faut la combattre. Il faut la combattre non par la coercition, mais en attaquant le problème à la base : la société dans son ensemble doit trouver le moyen d’offrir aux jeunes générations des maîtres compétents et estimables.

A.

 
Répondre


>Invitation à arrêter la niaiserie pédagogique
18 janvier 2003, message de Fred
 

Je suis instit et je vous invite à voir de quoi sont capables des élèves de CE2/CM1

ICI travail autonome

LA un peu plus encadré mais guère plus

OU ENCORE ICI réalisé en 13 jours chrono parmi une multitude d’autres activités

ET LA eh oui des enfants de neuf ans peuvent publier sous Spip ;-)

Moi, j’ai la chance d’avoir ramé pour obtenir mon matériel informatique (récup) et monter mon réseau (serveur Linux). Résultat quand je parle de Ram de carte mère de DD ou quoi que ce soit d’autre avec une UC en pièce détachées dans les mains, que les gamins peuvent toucher, ça prend du sens et ils se souviennent parfaitement à quoi ça sert. Pas besoin de par coeur et de contrôles.

Le fait que deux gamines aient été capables de démarrer/arrêter le serveur Linux sans le planter une seule fois pendant deux ans, de redémarrer la carte réseau eth1 dont le driver linux était mal écrit, de réaliser des quizz interactifs et que la classe ait gagné les défis du net 2002 me suffit comme contrôle. Je n’ai jamais donné une seule note en informatique car

CE N’EST PAS UNE MATIERE !!! C’EST UN OUTIL !!!

Ca ne s’apprend pas de manière théorique mais en s’en servant. On plante un clou avec un marteau avant que de comprendre comment un marteau est fabriqué, il me semble ! Et personne ne vous fait un contrôle de marteau non ?

J’enrage tous les jours de voir l’imbécilité et la lourdeur de l’institution face à l’informatique et à l’internet.

Je vous salue bien bas. A+

PS : corollaire, on plante un ordi avec windows avant de savoir comment windows est fabriqué ;-)

Répondre
> Invitation à arrêter la niaiserie pédagogique, Sam, 27 janvier 2003
Bravo !!!
Répondre
> Invitation à arrêter la niaiserie pédagogique, AL, 3 février 2003
Et merci. A vrai dire, l’enseignement de l’informatique en tant que telle est une malédiction. La personne la plus forte que je connaisse en informatique m’a expliqué comment elle a appris Unix. Pendant 6 mois, il a lu les manuels. Au bout de 6 mois, il savait. La structure intellectuelle pour faire cela, elle ne s’apprend pas devant un ordinateur. Elle s’apprend devant un exo de maths, un texte dans une langue étrangère, la réflexion sur un texte quelqu’il soit, ... . Donc OUI à l’utilisation de l’informatique pour faire (un ordinateur cela permet de FAIRE beaucoup de choses), NON à l’informatique comme une science (c’est une technologie, pas une science).
Répondre
> Invitation à arrêter la niaiserie pédagogique, 16 août 2006
bien mais ce ne sont pas eux qui ont fait les questions( Hot Potatoes)ou installer spip .qu’ont ils appris ? rien pour le premier et pour spip à écrire (et là ça devient du français) car je doute qu’ils l’aient installés tout seuls. intéressants pour vous , encore que ce n’est que de l’utilisation de logiciels faits par d’autres,mais eux , qu’ont ils appris ? ils vaudraient mieux leur apprendre à envoyer un mail ou à utiliser le traitement de texte .
Répondre


> Ateliers Multimédia
15 janvier 2003, message de Fatima
 

J’anime des ateliers multimédias avec des enfants depuis maintenant 2 ans.

Grâce à la volonté du Directeur d’une maison de l’enfance, des enfants peuvent utiliser un ordinateur. Cette année, nous avons pris comme prétexte la création du site internet de la maison de l’enfance. Dans le fond, nous ne voyons qu’un aspect : la formation des enfants. Ce n’est pas facile, j’en "bave" énormément. Mais je réussi à les intéresser et sans doute à les former.

Les premiers ateliers ont consisté à connaître le matériel informatique, et les fonctionnalités associés. Et depuis novembre 2002, nous sommes passés sur "machine", chaque enfant ayant la responsabilité de sa rubrique, ce qui, je pense les valorise.

Mais bon, ils font cela en temps hors scolaire, donc il faut les ramener à l’ordre assez souvent. Ce projet est réalisé grâce à la volonté de personnes intéressées par le devenir des enfants, malgré un faible participation financière.

En parallèle, j’anime un autre atelier correspondant à une initiative éducative de l’équipe pédagogique du groupe scolaire dans lequel j’interviens. Nous devons donner une forme multimédia à des fiches de lecture. Chouette idée ! L’ambiance est différente, les enfants sont à l’école, en temps scolaire.

Ces deux ateliers menés depuis sept 2002, permettent à des enfants en difficultés scolaires de bénéficier d’un apport important pour leur culture personnelle et surtout se sont généralement des enfants issus de milieu défavorisé ; Ils n’ont pas tous d’outil informatique chez eux.

Je vous propose en lien, la réalisation multimédia de l’année 2001/2002.

Merci d’avance pour vos commentaires !

 
Répondre
> Ateliers Multimédia, Tiresias, 16 janvier 2003
Un compte rendu problématique de ton action ferait un article intéressant, à mon sens. Si tu veux..
Répondre
> Ateliers Multimédia, Fatima, 20 janvier 2003
Je peux essayer de préparer quelque chose ... Mais il faut me laisser un peu de temps !
Répondre
> Ateliers Multimédia, Tiresias, 23 janvier 2003
Ah mais on a tout notre temps. Et si tu veux de l’aide, tu mets un premier jet en forum de validation et on en discute.
Répondre


> Eveil informatique en CE2
12 janvier 2003
 

nul nul nul ;; ;

comment enseigner aux enfants en regardant de loin ;; bravo les conseils du sage

Répondre


> Mon éveil informatique en CE2 à moi
6 janvier 2003, message de Thomas
 

Outre la question posée dans ce texte sur la façon d’enseigner/instruire/éduquer (choisissez) il y a aussi celle de la chose enseignée elle-même. L’informatique à l’école aujourd’hui, c’est apparement apprendre à des enfants à se servir de logiciels déjà existants... comme si on leur apprenait à lire mais pas à écrire ni à compter...

Moi quand j’étais petit (à l’époque des maths modernes et du plan informatique pour tous) on avait des MO5 en nanoréseau avec le langage de programmation LOGO. C’était vraiment bath le LOGO, pour dessiner un rectangle fallait s’arracher la tête, mais c’était tellement bon de commander une machine et d’en percevoir la fondamentale bêtise...

Est-ce que ça se fait encore, d’initier les enfants à la programmation ?

Répondre
> Mon éveil informatique en CE2 à moi, tOMAZ, 3 mars 2003

Salut Thomas,

Toi aussi, tu es une victime des cours de programmation. Personnellement, je crois me souvenir que j’ai eu mes premiers cours en cm1 ou cm2 sur des TO70 ou des MO5 reliés en réseau avec un Bull MISTRAL.

Je ne crois pas que l’on enseigne encore la programmation à l’école.

Si j’ai bien suivi, soit on leur enseigne des définitions par coeur, soit on leur enseigne comment se servir de Windows par Microsoft, en surfant sur Internet avec Internet Explorer par Microsoft, en écrivant des textes dans Word par Microsoft.

Bref, on leur apprend à retenir la marque qu’il conviendra de "conseiller" aux parents lors de leurs achats informatiques.

Tu ne veux tout même que ces pauvres enfants apprennent à programmer. Qu’ils soient initier au développement de programmes en GPL comme SPIP.

On voit bien ce que cela donne ce genre de choses... la preuve.

Répondre


> remonte à la source !
15 décembre 2002
 

les ordres et les programmes viennent du qui, des ministères...

croyez vous FRANCHEMENT que ces gens là sont calés open source, ou même informatique ? bon, les profs, qui reçoivent les ordres, ils sont pas plus cyber que vos parents. Et bien voilà le résultat ! parce que peut être vous croyiez que l’éducation nationale est constituée en majorité de précurseurs ???

Arrètons ce débat stérile ! Si vous avez un truc à dire, à apprendre, publiez le sur le web, les gosses le trouveront bien assez tôt !

 
Répondre
> remonte les bretelles , Tiresias, 15 décembre 2002

Arrètons ce débat stérile

Comme tu dis, d’ailleurs tu aurais dû ne pas commencer, ça éviterait de l’arrêter .. :). Venir dire une ineptie basique pour faire de la pub à son site, c’est assez stérile, effectivement. Tu veux qu’elle y trouve quoi, ma fille, sur ton web ? Un répertoire de fautes de français ou le lien vers le site porno ? Allez, ciao basta.

Répondre
> remonte les bretelles , 21 décembre 2002

Là je reviens dessus, et c’est vrai que c’est vraiment débile.

Allez je me mets une tape ! mais cependant j’en pense pas beaucoup plus sur le sujet. Question informatique, je ne sais pas trop si on peut en demander plus à l’école. çà me rappelle leur approche de la musique : c’est pas la flute à bec en plastique qui m’a fait aimer Mozart.

Pardon pour la pub, j’étais saoul...faut bien avouer que çà rend un peu idiot. Celà dit, faut savoir ce qu’on veut. Ta fille, elle tape www.google.fr, et je te le dis, il y a nettement plus de fautes d’orthographes et de sites porno. Après il y a les filtres parentaux, mais je ne suis pas certain de leur efficacité.

Bon pour développer un peu mon idée stérile ( qui paragraphe ton texte en le résumant ), les gosses s’éveillent bien plus seuls devant un ordi qu’avec des profs qui leur expliquent le fonctionnement interne d’une souris. c’est l’informatique qui veut çà, la plupart de ce qu’on y apprend, c’est par soi-même qu’on le trouve.

Logiquement, l’éducation devrait donner une aide très pratique à l’approche de l’ordi et du web, à lieu de théories académiques. Mais bon tout le monde le sait, ils ont toujours quelques trains de retard. Après il faut en appeller au bon sens et à l’initiative du prof, qui n’est malheureusement pas toujours là.

Va t on révolutionner tout çà ? creusez vous, creusez vous.

Moi Je m’arrêtes là. je ne suis ni un intellectuel de gauche, ni un enseignant, ni un parent d’élève actif et surtout çà me fatigue.

 
Répondre
> remonte les bretelles , 23 décembre 2002
Tiens, la revoilà la vieille chanson : on n’apprend plus et mieux tout seul qu’avec des profs débiles qui ne savent que compliquer les choses. T’as rien trouvé de plus neuf (et de moins bête ?)
Répondre
> remonte les bretelles , Sam, 23 décembre 2002

> [....] on n’apprend plus et mieux tout seul qu’avec des profs débiles qui ne savent que compliquer les choses.

... à supposer qu’ils les aient eux-mêmes comprises.

C’est dur à confesser, mais ne vous est-il jamais arrivé de penser que ce n’était pas toujours inexact ?

Répondre
> remonte les bretelles , 23 décembre 2002

"ne vous est-il jamais arrivé de penser que ce n’était pas toujours inexact ?"

Tu me retournes la tête là !

Traduction de ta question : m’est il arrivé de penser que c’est parfois vrai ?

Ben oui. Mais pour moi çà sort tout seul, pas de difficultés particulières à le confesser. çà doit pas être à moi que tu parles ! Tu dois plutôt VOULOIR poser cette colle à des profs qui s’obstinent aveuglément à défendre leur beeftake. Enfin je ne comprends pas. Peux tu développer un peu ? Vous êtes tous si ésothériques !

Répondre
> remonte les bretelles , 23 décembre 2002

excuse ma prestation d’homo erectus, hooo toi le grand intello !

La vieille chanson, elle est pas de moi, c’est l’éducation nationale qui me l’as mise en tête.

Mais as tu lu ? Je récapitule :
-  cet "adage" s’applique particulièrement au domaine informatique. Hey oui, l’info, c’est pas l’orthographe, la grammaire, ni les tables de multiplications et leurs règles bêtes et méchantes. L’as tu compris ???

Répondre
> remonte les bretelles , Sam, 23 décembre 2002

Et profitions de l’occase pour rappeler le vieil adage "Lorsqu’on ne sait pas faire quelque chose, on l’enseigne", lequel a depuis quelques dizaines d’années une suite "... et lorsqu’on ne sait pas l’enseigner, on fait de la pédagogie".

Notons par ailleurs qu’il ne faut plus s’étonner de rien, en cette époque de rêve où vous prenez douze clampins, de préférence légèrement illettrés, vous les mettez trois mois dans une baraque surveillés par quelques pions du genre casse-couille, et vous en faites des vedettes du spectacle ou de la chanson, pas plus mauvais que ceux qui nous bassinent tout au long de l’année.

Ne doutons pas que grâce aux talents de la nouvelle pédagogie (cf svpra), il sera avant peu aussi aisé et rapide de former des neuro-chirurgiens, des jésuites diplômés ou encore des prix Nobel de physique.

Répondre
> remonte le niveau, Jedi , 24 décembre 2002

Ces derniers messages ressemblent aux dernières gouttes d’une éjaculation : on y ressent la fin d’un cycle et la finitude du plaisir ...

Putain merde les mecs, un peu de style !! Ayez au moins l’amabilité de lire les posts ci-dessous afin d’éviter de faire des redites lourdes de 22 tonnes.

C’est triste la fin d’un forum, non ? Bonne fêtes les gens !!!

Répondre
> remonte le niveau, Sam, 24 décembre 2002
Si c’est pour moi, je les ai tous lus depuis le début. Par ailleurs, je n’ai pas honte de dire, et de répéter, que je suis consterné par l’extraordinaire succès auprès de nos semblables de foutaises telles que Star Academy ou encore des émissions de jeu télévisés, qui montrent le mépris dans lequel sont tenus le savoir (véritable, pas la couleur du cheval blanc d’Henri IV ou le prénom de la vache dans "la Vache et le prisonnier") et la connaissance. Il me semble que ces choses ne sont pas sans rapport avec l’enseignement, et donc avec l’exposé ci-dessus et le débat.
Répondre
Arrête, tu te fais du mal !, masked avenger, 24 décembre 2002

On le sait bien, et çà risque pas d’aller en s’arrangeant : le succès national d’un produit ne tient qu’à sa médiatisation. Tout pousse les grandes firmes à cultiver l’amnésie et la bétise, car c’est la manière la plus efficace de récolter l’argent, et en plus ils ne semblent pas rencontrer d’opposant à la hauteur.

Tiens tiens, c’est bien curieux d’ailleurs, dans le pays de la banane...eu liberté d’expression pardon.

Oui il faudrait peut être faire quelque chose, si on veut pas finir par voir débarquer des pubs m&ms dans les bouquins d’histoire.

On pourrait proposer un quota de culture et de "pas cucul" sur les télés et radios. Des volontaires pour affronter la presse, le CSA, les entreprises, le gouvernement, le FBI, les martiens, terminator... ?

Je précise : des volontaires riches, car la seule chance de réussir serait de glisser billet plus gros que nos concurents. Ha mais zut, si ils sont riches, ils sont déjà vendus. D’ailleurs on finirait sans doute par l’être aussi, si on monte un lobby.

Cette aventure m’interresse, ( mais je suis fauché. )

Répondre
> PS, Sam, 24 décembre 2002

Et si vous avez des enfants ou des élèves (voire les deux), vous devez savoir comme moi que la véritable pédagogie consiste à répéter cent fois la même chose...

A part ça, joyeux Noël à tous.

Répondre
> PS, le vengeur masqué, 24 décembre 2002

Et çà ici, on ne le répètera jamais assez !

joyeux à tous !

Répondre
> remonte le niveau, Sam, 24 décembre 2002

Désolé d’avoir, à mon insu, rabaissé le niveau de ce forum. Je me dois, par conséquent, d’en rajouter une petite couche/louche un peu plus chiadée. Au turf, donc.

Voici : le savoir dissimulé derrière la liste de définitions données à retenir à l’héritière de celui qui se fait appeler Tirésias est un savoir du plus bas niveau : un savoir de type accumulatif.

Et de surcroit exprimé dans un jargon aussi abscons que prétentieux, et en fin de compte imbitable.

Un enseignement un peu moins con eût cherché, et par la pratique, à donner la maîtrise des outils décrits. Ou encore en eût tiré parti pour expliquer leur fonctionnement.

Et cela rejoint ce que je disais des jeux télévisés ("C’est mon dernier mot, Jean-Pierre"), qui ne font appel qu’à ce type de savoir, accumulatif.

Et j’ajoute une dernière source d’étonnement, toujours renouvelé, mais qui est cette fois-ci hors sujet : lorsque le candidat, sec, répond au hasard, et que celui-ci lui est favorable, l’assistance ne manque jamais d’applaudir.

Autant applaudir le fait qu’il y ait généralement des gagnants au Loto ou au Tac-au-Tac !

Sur ce et au risque de paraître me répéter : joyeux Noël à tous.

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> remonte le level, Jedi, 24 décembre 2002

"Comme tu dis, d’ailleurs tu aurais dû ne pas commencer, ça éviterait de l’arrêter .. :)."

PARDON ?? c’est lui qui lance un débat "stérile" ??? Il me semble plutôt que c’est toi (par ton article) qui jette à la fosse l’éducation nationale, ensuite les mécontants ne font qu’applaudir de leurs mains pleines de fautes d’orthographes, et c’est le moment que tu choisi pour revenir au secour du système qui vaut, d’après toi, toujours mieux que d’entendre des "incultes" s’exprimer.

Un proverbe chinois inventé pour l’occasion :"Qui veut gagner la bataille comptent ses forces."

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> remonte le level, bébert, 24 décembre 2002

ba koua on ai en daimocrassi. ya pakeu lles deu pourcen de gen trai cultivé et rishe ki on droi ala paraule !

non mè !

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> remonte le nivo, Jedi, 26 décembre 2002

"ba koua on ai en daimocrassi. ya pakeu lles deu pourcen de gen trai cultivé et rishe ki on droi ala paraule ! "

> Un bel effort, mais encore de tros nombreuses fautes !! Tu me copiras 20 fois ce passage en vrai écriture de prolo :

"Ba koi on é en démokraci. Ya pa ke lé 2 pour 100 2 gen tré kultivé et rich ki on droit a la parol !"

(à faire signer par les parents)

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> remonte le nivo, tchiko, 26 décembre 2002

Hey toi tou veu mé cacher mon bijnèsh ou koish ?

Les textosh, shé jeun ché funch, shé rigolosh, et bientosh, çà sera dans l’dicosh !

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> Eveil informatique en CE2
9 décembre 2002, message de Madelin
 

Cet article produit un grand écho dans ma tête (57 ans, membre démissionnaire du Conseil National de l’Innoovation pour la Réussite Scolaire, animateur du centre de ressources pour l’éducation prioritaire de l’académie d’Amiens (http://www.ac-amiens.fr/cr-aeemd), enseignant de mathématiques. J’y perçois en écho les aberrations de l’enseignement des "mathématiques modernes". Par manque de formation des maîtres et des Inspecteurs toutes catégories sur l’essence de cette réforme, on a tué un puissant moyen de faire rentrer les apprenants dans l’univers des mathématiques "modernes", modernes par ce que c’était la façon de ce temps, encore valable aujourd’hui, de s’imprégner des concepts mathématiques d’aujourd’hui et non de fabriquer des générations de chiens savants qui assimilaient l’idée riche de "relation" à une définition apprise par coeur et vide de sens et n’ont jamais vraiment pu pénétrer dans la richesse intellectuelle et pratique de l’univers des mathématiques. J’ai bien envie de mettre un lien vers votre site dans nos "nouvelles électroniques" qui sont envoyées chaque mois à plusieurs centaines d’acteurs directs ou indirects de l’éducation prioritaire.

Dominique Madelin ce.craeemd@ac-amiens.fr

 
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> Eveil informatique en CE2, Tiresias, 9 décembre 2002

Me corriger si je me trompe, mais il me semble que l’enseignement des maths à partir de la théorie des ensembles n’a duré qu’une dizaine d’années dans le primaire, grosso modo les gens qui ont 26/36 ans actuellement, et qui ne sont pas moins bons scientifiques que leurs prédecesseurs. Enfin, pour ceux qui sont scientifiques, pour les autres je n’ai pas trop d’idée.

L’affaire de l’informatique va durer plus que ça, comme l’affaire de l’anglais précoce aux gosses qui, pour certains, ne savent pas identifier un verbe dans une phrase en fin de primaire, situer Louis XIV par rapport à la préhistoire, ou résoudre un "problème" simple (dont pourtant ils ont la définition :). On finira donc par avoir des maîtres convenablement formés.

Reste à savoir si la chose est aussi porteuse, dans la formation intellectuelle, que les acquisitions génériques des ex "maths modernes". Certainement pas, à mon sens, mais la part de l’école dans les apprentissages fondamentaux s’évaporant progressivement, il est bien difficile d’anticiper...

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> Eveil informatique en CE2, 6 janvier 2003

Certainement pas, à mon sens, mais la part de l’école dans les apprentissages fondamentaux s’évaporant progressivement, il est bien difficile d’anticiper...

Et ce d’autant plus que dans un contexte de libre circulation des personnes et d’équité des chances au niveau européen, toute école nationale publique se trouve en concurrence de fait avec celle du voisin, en théorie dans l’intérêt collectif. Donc, qu’importe ?

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> Gruge
5 décembre 2002, message de Tiresias
 

J’étais loin de penser que ça interesserait sur les divers plans évoqués dans les posts précédents (sinon, j’aurais développé). Tant mieux. Je rajoute quelques infos d’aujourd’hui. Titine dit s’ennuyer à mourir dans son CE1/CE2 à 28 avec une seule machine, et je trouve dans son "cahier de mémoire" (ça s’appelle comme ça) la définition de ce qu’est "un problème de mathématique", en date du jeudi 8 décembre :

un problème mathématique est un énoncé contenant des informations (...)et des questions aux quelles (sic) ont doit répondre en utilisant les informations.

Il faut trouver les élements de réponse, traduire toutes les informations nécessaires en opérations mathématiques, valider et vérifier son travail

Titine, à ce jour , n’a pas encore fait d’opérations (c’est à dire pas fait, donc, depuis juin, fin de son CE1), l’opération étant une pièce non négligeable de la compétence mathématique... Dois je lui faire apprendre par coeur la définition du problème ?

La semaine dernière, contrôle d’éveil musical, il fallait savoir que le piano est un instrument à corde frappée, et le clavecin à corde pincée. Elle a eu bon, je ne me suis pas fait engueuler d’avoir mal appris, mais ça, c’était pas dur. C’est quoi cette affaire où je fais l’instruction et l’école l’évaluation ??? Y’a gruge !

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> Gruge, 5 décembre 2002

Un témoignage d’enseignant pour attirer votre attention sur la politique d’enseignement actuel.

Le niveau baisse sans cesse, et les nouvelles réformes ne cessent de diminuer le contenu de l’enseignement, en le remplaçant par un apprentissage de méthodes sans contenu.

Ils sont sensés écrire sans apprendre la grammaire, penser en étant privés de culture, calculer sans connaître les quatre opérations, etc...

Tout ceci fait partie d’une politique volontaire dont les résultats (catastrophiques) justifient les nouvelles réformes visant à baisser le niveau.

Gruge de l’école ? NON. SCANDALE.

Par la négation de l’accès à la culture, les heures de vie de classe, de pseudo-débats sans connaissances préalables, d’apprentissage à apprendre (et non d’apprentissage tout court), on vise à créer une pensée non alimentée, qui tourne à vide, à destructurer l’individu, à lui refuser les moyens de réfléchir sur le monde, et donc... de contester.

Si vous n’êtes pas au courant, la réforme Allègre (restée) remplace, au BAC, l’argumentation par la rédaction d’imagination du collège ! Vous ne rêvez pas.

Il y aurait des tonnes de choses à dire. Par exemple, que l’introduction de l’informatique en primaire a pour but l’asservissement à l’ordinateur (notamment à l’informatique déloyale) et à faire du commerce (but avoué dans les textes de l’OCDE, dont les grands traits étaient répétés par Allègre). Mais aussi à permettre la cybersurveillance généralisée.

De nombreux enseignants tentent de se révolter, mais on nous marginalise, dans la mesure où toute pensée opposée aux réformes européennes (dites nouvelles) devient une pensée vieux-jeu dans la bouche des médias étatiques.

Nous luttons pour une école vraie, où un diplôme ait de la valeur, où les élèves reçoivent un enseignement véritable qui leur permettent de structurer leur pensée ; il ne s’agit pas de retour en arrière, mais de plaidoyer pour un dégagement de l’école de la politique économique européenne qui renforce les inégalités sociales sous prétexte de les atténuer, et qui aliène l’individu pour faciliter la mise en place d’une société digne de 1984.

Voyez le site très sérieux (auquel je ne participe d’ailleurs pas, faute de temps) http://sauv.net > des LIENS TRES NOMBREUX ET TRES SERIEUX (tous les niveaux sont concernés)

> des analyses qui recherchent l’objectivité

Nous menons le même combat.

N.B. votre fille est confrontée, si je ne me trompe pas, aux "Itinéraires de découverte", une invention très critiquée par les enseignants (du moins ceux qui acceptent de voir et de lutter).

N.B.2 Heureusement, il semble qu’il y ait enfin un peut de changement (très récent) : http://membres.lycos.fr/sauvonsecole/communique%20de%20presse%20du%2028%20nov%2002%20ministere.htm Reste à voir si l’évolution sera réelle.

 
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> Gruge (ou ça se corse), Sam, 12 décembre 2002

Oï !

> un problème mathématique est un énoncé contenant des informations (...) et des questions aux quelles (sic) ont doit répondre en utilisant les informations...

Bigre !

> [...] il fallait savoir que le piano est un instrument à corde frappée, et le clavecin à corde pincée.

Je suppose qu’on a pris soin de ne jamais lui montrer de clavecin, même en photographie, ni surtout de lui en faire écouter le son, par quelque moyen que ce soit.

N’est-ce pas ?

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> Gruge (ou ça se corse), Tiresias, 12 décembre 2002
Non mais on lui a dit que JS Bach a eu 23 enfants, et où sont situés les divers instruments dans un orchestre symphonique. Elle sait aussi que dans les travaux de rédaction libre, les fautes d’orthographe "ne comptent pas". Elle sait plein de choses utiles à sa formation intellectuelle, mais pour la différence entre la grenade à fragmentation et celle à effet de souffle, il va falloir que je m’y colle moi même, l’école ne peut pas tout faire. En revanche pour le dessin, pas de problème, ceux qui ont fini ont le droit de dessiner, on fabrique de futurs grands graphistes, vu la production impressionnante des gamines. Mais tout va bien, l’attention personnalisée est effective à la cantine, ce midi, comme elle n’avait pas envie de la viande, on lui a demandé si elle était juive ou végétarienne... Impec, j’en veux pas à l’école, elle me fournit toutes les occasions d’apprendre des choses à ma fille... :)
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> Titine, Sam, 16 décembre 2002

> [...] on lui a demandé si elle était juive ou végétarienne...

Notons que, strictement, rien n’interdit d’appartenir aux deux écoles.

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> Titine, Forth, 5 janvier 2003
il n’était pas précisé si "l’opération logique" OU était inclusive ou exclusive ( tous à vos patatoïdes )
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> Titine, Sam, 6 janvier 2003

> (tous à vos patatoïdes)

Ne conviendrait-il pas de dire plutôt "patagones" réservant le terme patatoïde (éventuellement de révolution) aux figures tridimensionnelles ?

(* On commence par se faire maître et on finit enseignant *)

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Profs, changez tout !
4 décembre 2002, message de Walk (copID)
 

Original de faire deviner un mot compliqué en listant des mots encore plus compliqués...

Effectivement seul le par-coeur est sollicité ici. C’est une belle caricature de ce que l’enseignement produit malheureusement de pire depuis que les profs se reproduisent par mariages consanguins (les premiers de la classe deviennent des profs, et ainsi de suite). Heureusement que certains passent à travers les mailles de la machine à ségrégationner des élites sociales en tous genres. Et merci à eux d’exister et d’entretenir l’espoir.

En ce moment je fais du "singe voit singe fait" pour fournir aux "nuls" des outils de publication dignes de ce nom au plus possible d’ignares en informatique. J’ai longtemps pensé que cette méthode était la planche de sauvetage un peu imbécile des auto-didactes. Aujourd’hui je me dis que c’est le meilleur instrument de l’efficacité pirate.

Normalement je déteste le "par coeur", j’ai choisi pour ça des études où l’allergie au "par coeur" n’est pas éliminatoire. Comme on l’a signalé, c’est un outil d’élimination inepte de ceux qui ont vraiment quelque-chose à apporter (de différent) à la société. D’ailleurs la matière juridique, reine du "par coeur" plus que les maths, est faite pour laminer tout ce qui dépasse des places acquises.

Je déteste la mémoire morte, un livre, un CD sait faire ça, ce n’est pas pour l’humain. Ce qui lui convient c’est de savoir mener un raisonnement déductif, baliser un chemin de découverte de solution. Que de la dynamique, rien de statique.

Retenir des raccourcis de clavier est une ineptie, la souris associée aux menus contextuels mettra ça à la poubelle (sauf pour les pros qui auront productivité à savoir se comporter comme des machines).

Les sigles sont des instruments productivistes de sectarisation élitistes, rejet des autres.

L’humain peut voir dans le robot ce qui ne devrait pas être dans la nature humaine.

J’ajoute aujourd’hui :

Le prof ne devrait développer chez ses élèves que ce qui ne relève pas du robotique, le reste est perdu pour l’humanité.

 
en ligne : Ame_r_Atoll
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> Eveil informatique en CE2
3 décembre 2002, message de Mathieu
 

Quelque chose dans cet article m’échappe : pour faire des mathématiques, il faut bien apprendre par coeur quelques définitions, et quelques théorèmes. Si on ne sait qu’appliquer les théorèmes, on risque de :
-  être perdu dès que la situation est tant soit peu complexe ;
-  dire des choses fausses si on ne connaît pas par coeur les hypothèses, et donc les définitions implicites.

Mais peut-être que l’exemple automobile est plus parlant : entre l’automobiliste qui dit « ma voiture ne démarre pas » et celui qui est capable de dire (parce qu’il sait un peu comment cela fonctionne) « ma batterie est à plat », devinez lequel sera le plus rapidement dépanné, et pour le moindre coût, à panne identique ?

Autre exemple très concret : on ne demande pas à un pilote de ligne de savoir construire un réacteur. mais on lui demande de savoir comment il marche, ie la théorie qui préside à cette construction. Et donc de reprendre tes exemples : le tireur a des notions théoriques de balistique, le cavalier de soin des animaux, l’écrivain de grammaire. Ce sont des compétences différentes, certes, mais liées : on ne va pas loin, sauf génie particulier avec de la pratique sans théorie.

Dès lors, il n’est peut-être pas inutile que les élèves de CE2 apprennent quelles sont les différentes parties d’un oridinateur, et comment elles s’organisent physiquement. Face à un ordinateur qui rame, ils sauraient ainsi qu’il suffit souvent de vérifier l’utilisation de la RAM, celle du processeur et l’emcomnbrement du réseau pour identifier le problème. Cela demande de la mémoire, du bête par coeur ? L’apprentissage d’instruction, de procédures et de raccourcis clavier aussi. Doit-on les condamner, et ne faire que du Microsoft ou de l’Apple ?

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> Eveil informatique en CE2, serge, 3 décembre 2002

Certes la technique sert. Mais est-ce de la technique de savoir ce qu’est ce petit dispositif électronique de commande, manuel et mobile. Il sert à pointer sur l’écran un point d’image à traiter ? Pour moi, c’est de l’explication de texte...

Il est nettement plus pratique de savoir ouvrir la souris pour la nettoyer, ou d’ouvrir le panneau de configuration pour régler sa vitesse.

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> Eveil informatique en CE2, serge, 3 décembre 2002

À ajouter cette manie de traduire en français. T’as écris RAM, honte à toi !

Je me souviens d’un cours d’informatique dans ma jeunesse où on l’étudiais la MEV (MEmoire Vive ou RAM) et la MEM (MEmoire Morte ou ROM). :-)

PS : Je ne citerai pas cette école d’ingénieur.

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> Eveil informatique en CE2, Mathieu, 3 décembre 2002

Cette définition est certes complexe, mais elle a au moins le mérite de souligner que la souris n’est qu’un des périphériques d’un ordinateur, et qu’elle n’est pas indispensable à son utilisation, voire qu’elle fait perdre du temps (en particulier dans les éditeurs et traitement de textes).

Ce n’est donc pas en l’occurence de l’explication de texte (il faudra que tu m’expliques ce que cet exercice a de péjoratif, je suis un littéraire), mais une explication technologique : cette définition dit précisement quelle est l’utilité de la souris. À partir de là, et de là seulement on peut commencer à discuter de son utilisation (demande ce qu’en pensent respectivement des utilisateurs de Xemacs et de vi, pour voir).

Quand à l’ouvrir et la nettoyer (ce qui n’est pas forcément trivial pour des souris optiques), cela se trouve dans le manuel d’entretient. De même pour le panneau de configuration : il y a une aide en ligne ou un manuel ou une doc pour cela. L’intérêt de l’exercice est d’apporter une connaissance ou une distance que ne donnent pas ce type d’aides.

Pour moi, il s’agit d’un recul findamental, qui aide à poser de bonnes questions, par exemple différencier ce que je vois sur mon moniteur et le fichier lui-même, mes instructions et la façon dont elles sont exécutées par la machine, toutes distinctions qui permettent de faire un usage pertinent de l’informatique. internet serait certes plus utile si une foule de concepteurs de sites et autres pages personnelles s’étaient posées la question avant.

L’enjeu, il me semble, est de savoir si on veut former de clients à l’intention de Microsoft et d’Apple, ou des utilisateurs qui auront des bases minimales pour affronter les OS libres, fussent-ils clicodromiques.

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> Eveil informatique en CE2, serge, 3 décembre 2002

Ce qui est reproché (aussi bien dans mon intervention que l’article lui-même), c’est l’approche "définition à apprendre par coeur" de l’examen.

Tout gamin qui a un tant soit peu manipulé sait ce que c’est une souris (bien certains l’appellent mulot...).

le Un petit dispositif électronique de commande, manuel et mobile. Il sert à pointer sur l’écran un point d’image à traiter. est une définition indigeste, genre terme juridique.

Répondre correctement à cette question tient plus de l’apprentissage par coeur, que de l’informatique, ou même du français.

D’ailleurs elle est fausse. Analysons :

  • "Un petit dispositif" : On peut avoir des grosses souris, pour les enfants par exemple, ou les handicapés, et pourquoi pas, les éléphants.
  • électronique : Sera peut-être purement optique dans quelques années, voire à neutrinos. Rien d’électronique spécifiquement
  • Manuel et mobile. On peut imaginer une souris commandé par les pieds (ou les oreilles).
  • Il sert à pointer sur l’écran. On peut très bien l’utiliser en aveugle, ou sur un dispositif d’affichage qui n’est pas un écran.
  • Un point d’image à traiter. Il est relativement rare, que l’on s’en serve pour de la retouche d’image ! 90% du temps ça sert à lancer des commandes au système, pas à dessiner !

Donc un zero pointé pour l’auteur du questionnaire.

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> Eveil informatique en CE2, Mathieu, 3 décembre 2002

C’est amusant, ton message pointe justement les carences de réflexion que je dénonce. En particulier
-  le fait que la souris est un dispositif spécifique : un pointeur immobile, cela peut être une table traçante ou un crayon optique ;
-  mais surtout, la souris ne lance *aucune* commande système. Elle traite un point de l’interface graphique de ton OS, point qui appelle une commande système. Ce n’est donc pas anodin de souligner que ce qui s’affiche à l’écran n’est qu’une _image_ générée par l’interface graphique, et donc que les disfonctionnements ne sont pas à chercher dans cette image, mais derrière.

Je passe sur le reste de ton coupage de cheveux en quatre, tes objections étant trivialement fausses et de mauvaise foi, puisqu’il s’agit de définir la souris telle qu’elle existe actuellement : c’est bien petit (au regard de la taille du moniteur, par exemple), électronique (à moins que tu n’ai aucun composant électronique dans ta souris, auquel cas tu peux faire fortune) et manuel.

Je voudrais te poser une question : Quel est le problème avec l’apprentissage par coeur de définitions ? C’est le fonctionnement normal de l’apprentissage de toute science.

En parlant de science justement, je voudrais souligner que ta phrase « Tout gamin qui a un tant soit peu manipulé sait ce que c’est une souris » est une horreur pour tout scientifique normalement constitué. En effet, la science repose sur le questionnement de ces notions usuelles, qu’il s’agit de définir présément pour avancer. Tout le monde sait certes ce que c’est que la gravité : c’est ce qui fait que les objets tombent. Mais si on n’en reste là, pas de Newton, pas de satellites, etc.

La meilleure preuve de ce que j’avance, et de l’utilité de l’apprentissage de cette définition, reste ta propre réponse : tu confonds l’objet (souris) avec d’autres objets, et tu confonds sa fonction (pointeur dans une interface graphique) avec le traitement qu’en fait cette interface (appel de commandes système).

D’ailleurs, soyons honnêtes : qu’on ne me fasse pas croire qu’un peu de logique ne suffisait pas à trouver ce à quoi revoyaient ces définitions. Je trouve cet exercice hautement éducatif, puisqu’il amène à prendre de la distance avec ce qu’on utilise, et oblige à analyser les fonctions des diverses composantes d’un ordinateur. Non, cet exercice ne relêve pas du par coeur (que par ailleurs je ne condamne pas a priori), mais de l’analyse, donc de la logique.

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> Eveil informatique en CE2, serge, 4 décembre 2002

Je cite : "Je voudrais te poser une question : Quel est le problème avec l’apprentissage par coeur de définitions ? C’est le fonctionnement normal de l’apprentissage de toute science. "

C’est le problème de l’abrutissement des masses.

Apprendre par coeur des choses que l’on n’assimile pas, c’est équivalent à apprendre des sourates du coran (ou des versets de la bible, ne soyons pas sectaires), et plus tard obéir aveuglément à un ayatollah (ou rabin, ou curé, ne soyons toujours pas sectaires).

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> Eveil informatique en CE2, Mathieu, 4 décembre 2002

Tu ne réponds pas à ma question, et tu tentes de l’éviter par un troll baveux.

Je répète : quel est le problèm de l’apprentissage par coeur de *définitions* ?

Apprendre par coeur ne signifie pas, comme tu essaye de le suggérer, ne pas comprendre. Seulement, connaître la définition est le prérequis à la compréhension.

Les exemples que tu cites ne font qu’ajouter de l’eau à mon moulin, dans la mesure ou il s’agit d’apprentissage par coeur de _résultats_ et de _propositions_ qu’un minimun d’esprit critique permettrait de contester à condition de savoir de quoi on parle, ie de connaître la définition des termes employés.

J’ajoute que je m’étais délibérément placé dans le champ scientifique, et que donc tu éludes délibérément ma question (je j’avais posée dans mon premier message, il me semble).

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> Eveil informatique en CE2, AL, 3 février 2003

Je ne voudrais en aucun cas paraître polémique, mais ce que vous dites me choque profondément.

J’ai fait des études scientifiques. Taupe, école d’ingénieurs (2 + séjour dans une université anglaise et en Allemagne). JE N’AI JAMAIS APPRIS PAR COEUR QUOI QUE CE SOIT DE SCIENTIFIQUE. JAMAIS.

Lu et retenu après avoir compris, oui, appris par coeur, non. D’où la distance à laquelle je me suis tenu de la chimie, d’ailleurs. Par contre, j’ai appris des pièces de théatre et des citations de Beaudelaire et de Racine avec beaucoup de plaisirs par coeur.

Le programme de terminal en physique se résumait il y a 15 ans en 4 formules tenant sur un carré de 2 x 2 cm de papier. Le par coeur est l’inverse, le contraire, le complémentaire, de tout apprentissage scientifique.

Une définition n’est rien, cent définitions différentes d’une souris sont possibles. Celle là en vaut une autre. Elle ne mérite pas d’être apprise. Retenue et comprise, oui. La définition proposée s’applique d’ailleurs aussi à un trackball (une souris retournée dont on manipule la boule).

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> Eveil informatique en CE2, Sam, 5 décembre 2002

Je vous cite à mon tour :

"mais surtout, la souris ne lance *aucune* commande système. Elle traite un point de l’interface graphique de ton OS, point qui appelle une commande système..."

Certainement pas, vous êtes à votre tour abominablement simplificateur et recourez au symbolisme déplacé que vous dénoncez : la souris en fait roule sur la table ce qui actionne des molettes, lesquelles agissent sur des flux d’électrons se baladant dans son fil, ce qui produit..., etc., mais il est aussi insensé d’affirmer qu’elle traite un point de l’interface graphique que de déclarer qu’elle lance une commande !

Notez que je vous fais grâce des quarks sous-jacents et de diverses autres choses encore.

Une dernière question, ne seriez-vous pas l’auteur des questions de l’interro de la petite Irresponsable que vous paraissez si soucieux de justifier ?

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> Eveil informatique en CE2, TranscendZ, 6 décembre 2002

Effectivement, la souris n’est rien si aucun traitement n’est effectué côté électronique pour traduire les coupures du faisceau lumineux en signaux indiquant le mouvement à donner au pointeur (ou à d’autres éléments, dans un jeu par exemple).

OK, mais quel intérêt ? Si l’on ne simplifie pas à un moment donné, quasiment personne ne serait capable de démarrer sa voiture ! Par ailleurs, le par-coeur n’est pas forcément mauvais si on lui adjoint la réflexion et la maîtrise : regardez les arts martiaux, n’y a-t-il point dans ceux-ci un par-coeur devant être sublimé pour arriver à la maîtrise ?

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> Eveil informatique en CE2, Sam, 8 décembre 2002

> Effectivement, la souris n’est rien si aucun traitement...

Merci pour cette confirmation.

> OK, mais quel intérêt ? Si l’on ne simplifie pas...

Aucun intérêt, si ce n’est de montrer qu’il n’était pas déraisonnable de déclarer que la souris permet dans lancer des commandes (cqfd).

> Par ailleurs, le par-coeur n’est pas forcément mauvais...

Je partage cette opinion, en particulier en ce qui concerne la liste des départements (avec numéros minéralogiques et préféctures), ou encore les fables de La Fontaine. Ces exercices ayant en outre le mérite de développer la mémoire, sans laquelle nous serions à l’état de légume.

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Erratvm 2, Sam, 9 décembre 2002
PréfEctures !!!
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Erratvm, Sam, 8 décembre 2002

> Une dernière question, ne seriez-vous pas l’auteur des questions de l’interro de la petite Irresponsable...

Désolé, ce n’était pas une petite Irresponsable qui s’était cogné cette interro, mais la jeune Titine, élevée à la mamelle de Tirésias !

Pardon, donc !

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> faut pas rêver , Jedi, 3 décembre 2002

Les cours d’info évoqués dans cet article m’ont tout l’air d’être de la branlette technico-lettreuse, benoitement prodiguée par des profanes plus prompts à décapuchonner un bic rouge qu’à débuger un code.

Pourquoi pas des définitions de 10 lignes à apprendre par coeur du "crayon", ou de la "feuille", ou de "l’endroit sur lequel on posse ses muscles fessiers en position dite assise, afin de soulager une éventuelle fatigue physique généralisée de l’enveloppe corporelle etc etc ..." ??

Pour rester dans la thématique "pratique sans théorique ne casse pas des briques", souvenons nous de ces moments fatidiques où l’enseignant™ était dans l’incapacité notoire d’allumer un magnétoscope, ou de regler convenablement un retroprojecteur, bref de se dépétrer du moindre "problème technique".

C’est cette personne qui est sensée apprendre à la jeune génération l’usage d’une informatique citoyenne et populaire (et trop bien gaulée) ??? Hein ??? Bien sûr que non, l’expérience et la vivacité cérébrale caractéristique de la jeunesse suffiront à accomplir ce noble dessein.

L’enseignant™ lui, continura de faire joujou avec son programme carrement pas open source.

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> Eveil informatique en CE2, James, 3 décembre 2002

Tout d’abord, mes féliciations à Titine pour ses compétences en ’informatique’ bien meilleures que celles de la maîtresse, à n’en pas douter ;) (ou ! pour les non-utilisateurs de smileys)

Ma première remarque sera sur l’inadéquation entre les termes du questionnaire et l’âge des enfants interrogés : pourquoi les faire jargonner dès 8 ans ? C’est là que ça pêche, à mon avis. Pourquoi un contrôle écrit pour quelques termes de vocabulaire, on se croirait dans un examen de certification Microsoft...

Ensuite : ’Il faut bien apprendre par coeur quelques définitions...’ Non ! Il faut comprendre et expérimenter. Nom d’une pipe, depuis quand la mémoire est-elle le critère numéro un pour faire un ’penseur’ ? L’école n’ a-t-elle donc pas évoluée depuis Jules Ferry ?

Enfin : La mesure d’un enfant quant à l’usage d’un outil, tel qu’un ordinateur, doit-elle se résumer à un simple jeu de questions/réponses qui, en fait, met en jeu des compétences liées à la langue française ?

Répondre
> Eveil informatique en CE2, 4 décemb