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> Le Blues du businessman
29 avril 2007,
message de Serge-André Guay
Le gouvernement du Québec contrevient aux droits de l’Homme en matière d’aide à l’édition (Montréal, le 17 Avril 2007) Le gouvernement du Québec fait preuve de discrimination envers les auteurs en subventionnant uniquement les éditeurs agréés. La Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre contrevient à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée par l’organisation des Nation Unies. En effet, l’article 19 précise que : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » Or, La Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre exclut tout autre moyen d’expression que le livre publié par un éditeur agréé par le gouvernement. La loi stipule clairement que le gouvernement s’oblige à aider financièrement uniquement les éditeurs qu’il a lui-même agréés : « L’aide financière que peut accorder, suivant la loi, le gouvernement, un de ses ministères, organismes ou un mandataire de l’État à une personne faisant commerce dans le domaine de l’édition, de la distribution ou de la librairie ne peut être accordée qu’à des personnes titulaires d’un agrément délivré en vertu de la présente loi ou qui y sont admissibles. » Autrement dit, le gouvernement est à la fois juge et partie dans l’attribution de l’aide à l’édition. En réservant son aide financière en exclusivité aux livres publiés par les éditeurs agréés, le gouvernement fait preuve de discrimination envers tous les autres moyens d’expression tels les livres autoédités, édités à compte d’auteur et édités en ligne sur internet. Il y a maintenant cinq ans que nous demandons au gouvernement du Québec de mettre en place un programme d’aide pour l’édition en ligne mais il reste sourd à nos demandes. Nous n’avons plus d’autre choix que de hausser le ton pour appeler ce gouvernement à être davantage à l’écoute des auteurs et tous les types d’éditeurs. Le système mis en place par le gouvernement du Québec crée deux types d’auteurs : ceux publiés par les éditeurs agréés, fortement subventionnés, et les autres, de seconde classe, dont les éditeurs ne jouissent d’aucune aide financière du gouvernement, tout simplement parce que leurs oeuvres furent refusées par les éditeurs agréés. Ça a assez duré ! Et s’il le faut, nous porterons notre cause devant la Commission des droits de l’Homme des Nations Unies. Les éditeurs agréés refusent plus de 90% des manuscrits soumis à leur attention. Ces refus sont avant tout motivés par des impératifs commerciaux et non pas en raison de la piètre qualité littéraire des oeuvres soumises par nos auteurs. C’est du moins la conclusion tirée par la fondation à la lumière de l’analyse de nombreuses lettres de refus d’éditeurs reçues préalablement par les auteurs qu’elle édite en ligne sur internet. Pour le gouvernement du Québec, seuls les éditeurs agréés ont la capacité de juger la qualité littéraire des oeuvres de nos auteurs et de choisir ce que la population pourra lire ou non. Le gouvernement du Québec pratique une censure déguisée en déléguant aux éditeurs agréés le pouvoir de vie ou de mort sur les oeuvres de nos auteurs. La fondation est d’avis que le gouvernement du Québec cause un grave préjudice au patrimoine littéraire québécois en subventionnant uniquement les éditeurs agréés car nos libraires n’offrent, somme toute, que moins de 10% des oeuvres de nos auteurs. Plus de 90% dorment au fond des tiroirs de nos auteurs. Notre maison d’édition se propose de les éditer sur internet avec impression à la demande (un exemplaire à la fois à la demande expresse de chaque lecteur) mais le gouvernement du Québec refuse de nous aider financièrement à préserver ce patrimoine littéraire. Au même titre que les photographies anciennes conservées par la Bibliothèque nationale du Québec, objets de maintes attentions professionnelles même si elles sont parfois mal cadrées et tachées d’acide, chacun des manuscrits de nos auteurs offre un portrait inédit de notre temps. Il y a nécessité de les conserver et de les diffuser, ne serait-ce qu’en ligne sur internet, si on veut un portrait juste de la diversité éditoriale et culturelle actuelle. D’une main, le gouvernement du Québec invite les gens à écrire et, de l’autre, il limite l’accès à l’édition. Plusieurs gouvernements à travers le monde ont depuis longtemps compris que la démocratisation de l’accès à l’édition passe par l’édition en ligne sur internet et l’impression à la demande. C’est pourquoi plusieurs de nos auteurs font éditer leurs oeuvres en ligne à l’étranger, notamment en France et aux États-Unis. Le marché de l’édition en ligne est en train de nous échapper parce que notre gouvernement se limite à subventionner uniquement l’édition traditionnelle. La Fondation littéraire Fleur de Lys, pionnier de l’édition en ligne au Québec, lance donc une campagne nationale de sensibilisation afin de forcer le gouvernement du Québec à subventionner sa maison d’édition en ligne. Elle invite les auteurs concernés et la population à envoyer des cartes postales au cabinet du ministère québécois de la culture et des communications. Ces cartes sont disponibles sur le site internet de la fondation : http://manuscritdepot.com/edition/lutte.4.htm. Voir aussi notre dossier en ligne : http://manuscritdepot.com/edition/lutte.1.htm
Source : Serge-André Guay, président éditeur Fondation littéraire Fleur de Lys ADRESSE ÉLECTRONIQUE contact@manuscritdepot.com SITE INTERNET http://www.manuscritdepot.com |
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Patrick Devedjian lit Uzine !
21 juin 2004
Patrick Devedjian dans Le Parisien ce matin, extraits : "En ce jour de Fête de la musique, Patrick Devedjian, le ministre de l’Industrie, prend les industriels du disque bille en tête. L’industrie du disque multiplie actuellement les mises en garde contre la piraterie sur Internet qui, selon elle, met en grave danger ce secteur économique ainsi que la création artistique. Partagez-vous cette analyse ? Patrick Devedjian : La piraterie est un drame pour l’industrie musicale, et il faut la combattre de trois manières : en sensibilisant sur les risques qui lui sont liés, en poursuivant les pirates professionnels et en développant l’offre légale. Mais il ne faut pas confondre les effets et les causes, et je pense que la responsabilité des industriels est également engagée dans cette affaire. Et pourquoi cela ? J’ai mené une enquête pour savoir pourquoi les jeunes piratent. La réponse est limpide : les disques sont trop chers, et certains titres ne sont plus disponibles que sur Internet. Des tarifs trop élevés, une offre de plus en plus réduite et une surface de vente de plus en plus faible ; à cela s’ajoute un produit de substitution, le DVD qui cannibalise le CD. Voilà où est le problème de fond. A vous entendre, les professionnels du disque et de la musique seraient en partie responsables de leurs malheurs ? Les responsables du secteur considèrent depuis des années qu’il est plus profitable pour eux de fabriquer des vedettes pour vendre des disques. En effet, mieux vaut promouvoir un inconnu dont on fait une vedette à grands coups de marketing et de radio et de télévision. Cela ne prend guère plus de 8 % de marge, alors qu’un Michel Berger méritait 22 %. Résultat : les maisons de disques ont préféré faire la promotion d’interprètes plutôt que d’auteurs-compositeurs. A tel point que le président d’Universal, Pascal Nègre, disait il y a quelques années : « Si Jim Morrison ou Jacques Brel entraient aujourd’hui dans mon bureau... eh bien je ne signerais pas avec eux ! » Cela n’a strictement rien à voir avec Internet et la piraterie ! Voilà pourquoi je pose la question : qui fait mal son métier dans cette affaire ? D’autant que, dans le même temps, les industriels ont réduit drastiquement l’offre. Même en matière de musique classique (un secteur pourtant non piraté), on ne trouve plus aujourd’hui le choix fantastique qu’on avait à l’époque du disque vinyle. Vous trouvez cela normal, vous ? Alors que conseillez-vous à l’industrie musicale ? Elle doit être beaucoup plus dynamique, plus innovante, et considérer les nouvelles technologies comme une chance et non une menace. C’est-à-dire ? Prenez les téléchargements de sonneries musicales pour portable : cette activité remporte un vrai succès et pèsera bientôt 10 % du chiffre d’affaires de l’industrie musicale. Les marges grimpent jusqu’à 55 % ! Ce qui montre bien qu’on peut gagner de l’argent aujourd’hui dans le secteur musical en s’adaptant aux nouveaux outils et aux nouveaux modes de consommation. Autre exemple, le baladeur numérique et son corollaire, le téléchargement légal et payant sur Internet : il se développe à très grande vitesse, mais je constate que les prix de vente en ligne sont encore trop élevés. De 0,75 € à 0,99 € la chanson, c’est presque aussi élevé que le prix d’un CD. Or, je pense que le vrai moyen de lutter contre la piraterie, c’est d’offrir un choix diversifié de musique en ligne légale à un prix raisonnable. Qu’est-ce qu’un prix raisonnable ? C’est celui qui, compte tenu des risques à la fois de virus et de poursuites judiciaires, fait arbitrer le consommateur en faveur du téléchargement légal. Que répondez-vous à ceux qui vous réclament une baisse de la TVA sur le disque ? Réclamer la baisse de la TVA sur le disque n’équivaut-il pas à mener une bataille désormais d’arrière-garde ... Le CD est une technologie dépassée, se battre pour lui paraît un combat perdu d’avance. Au lieu de s’arc-bouter sur la défense du CD, les industriels feraient mieux d’investir sur les nouvelles technologies... D’autant que je n’ai pas oublié que, lorsque la TVA est passée jadis de 33 % à 18,6 %, les prix payés par le consommateur, eux, n’ont baissé que de 8 %. Dans une économie ouverte où les prix sont libres, comment pouvez-vous faire baisser les prix sur le téléchargement comme sur les CD ? Il faut faire jouer la concurrence, ce qui est loin d’être toujours le cas. L’industrie du disque est trop concentrée entre les mains de quelques multinationales. Le gouvernement français est bien décidé à favoriser la concurrence. L’Etat dispose de moyens d’investigation pour vérifier que le marché fonctionne loyalement. Nous les utiliserons. Je suis pour le marché, mais je ne l’aborde pas de manière angélique : quand les prix sont trop élevés, c’est généralement signe que la concurrence ne joue pas assez. On l’a vu sur le prix des SMS et des mobiles. Ne craignez-vous pas de désespérer l’industrie du disque ? Le ministère de l’Industrie fait la promotion des nouvelles technologies. J’invite donc les éditeurs de musique à utiliser au maximum ces nouvelles technologies qui permettent de produire et de distribuer la musique à un faible coût. A partir de ce moment, les amateurs n’auront plus besoin de pirater les chansons. |
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> la fête du travail
1er mai 2004
tu sais combien ça coute un studio d’enregistrement numérique ? ? plus les amplis, plus les micros, la table, et tutti quanti... je ne pense pas que la plupard des musiciens de ce pays soit capable de finacer de tel investissement... seul la production de musique purement electronique est vraiment possible... dès que l’on passe a un groupe avec un batterie, les prix grimpe en fleche, et je ne te parle pas d’arrangement en studio, avec de vrai musiciens d’orchestres, de vrai ingénieur du son, et tout ce qui vas avec... je ne parle pas de post production et de frais de mastering... on est loin du prix d’un PC doté d’un logiciel de traitement de texte, pour ecrire un livre... car le problème du disque, est toujours de pouvoir accès a un studio d’enregistrement correct et d’avoir le temps d’enregistrer.. le succès peut-etre deja là pour certain groupe, et n’ont de fait pas de problème de financement... pour d’autre plus confidentiel, jazz, jazz-rock, et tant d’autre style, sans les maison de disque, il est impossible d’avoir accès a des conditions d’enregistrement de très bonne qualité.. même si il est vrai que grace a l’informatique cela deviens plus abordable... ensuite, un disque c’est le boulot d’environs deux cent personnes environ, souvant de deux a cinq ans de travail pour les musiciens, et parfois autant d’année a maitriser leur instrument qu’il soient réel ou electronique... bref, ce n’est pas rien dans une vie d’homme que de passer 15 ans pour faire quelquechose, réussir parceque l’on a du talent et que des personnes sont pret a risquer de l’argent sur le travail qui est fournit... et puis finalement voir que ce travail qui est apprécié par beaucoup de gens, finalement n’est pas plus respecté qu’au moyen-age, ou les saltimbanque allait de village en village, et quémendait un pitance qu’on leurs jetais comme à des chiens galeux... Hm, j’espere que tu prend conscience de ce que signifie droit dans le terme droit d’auteur, c’est simplement le droit a avoir un travail rémunéré pour un travail de recherche et de créativité qui a été fournie auparavent, et ce pour vous etes agréable chers auditeurs... la fable dit que la fourmie n’est pas préteuse et que cela n’est pas sont moindre defaut. a vous voir vous jeter sur les production comme des cochons sur de la confiture, cela me fait sans doute un peu rire... mais bon la nature humaine est ainsi faites et ce n’est pas l’humanisme qui l’étouffe, surtout quand il s’agit de profiter du travail des autres... le blues du businessman, oui sans doute, ils ont effectivement beaucoup a perdre, mais sans doute aussi pas mal de petit groupe du coin qui ne seront pas signé, ou qui patienterons encore un peu plus longtemps avant de voir leur travail récompensé par un enregistrement professionel de qualité... le blues des téléchargeurs sans vergogne a qui l’ont veux retirer ou simplement limiter un droit d’echange d’oeuvre de création sur lequel ils n’ont aucun droit... le blues de l’artiste qui sait que son travail ne vaut plus presque plus rien de nos jours ormis des applaudisement fournit et généreux(cela ne coute rien) et qu’a partir de maintenant il lui est préférable de travailler gratuitement pour la fourmi, deja que l’industrie ne le paye pas bien cher... quand bien sur cela paye... quand a relire le contrat social de rousseaux je te rappelle quand même que la loi et le droit sont le garant des libertés en face de l’état de nature... ou seul la loi du plus fort trouve raison... dernier truc j’aimerais bien voir ta tronche le jours ou ton patron te diras que tu doit travailler gratuitement... car c’est ce que le P2P finalament propose a une grande majorité d’artiste,(surtout aux plus petit) ceux vivant uniquement des surplus qu’engrangent les maisons de disque sur des titre phare vendu aux boeufs de TF1.. allez, t’as pas 500 000 balles pour financer mon prochain album, parceque là, j’ai un peu de mal avec ma maison de disque, il parrait que mon public n’a pas assez d’argent, et préfère télécharger mon premier et sans doute dernier album via le P2P... désolé, vous n’etes plus rentable qu’ils m’ont dit... ciao... bah il reste les places de concerts, et quelques heureux donateur qui acheterons contre vent et marré ma musique... sans doute n’ont-ils pas de PC... enfin pas encore.. la voie sur internet est au sponsoring d’artiste, soyez bon avec les artistes que vous aimez, n’oubliez pas d’acheter leurs album après avoir télécharger pour information leurs titres sur le net... et en particulier les petits groupes qui font oublier le temps de quelques chanson, cet univers sordide et ce monde de gros con...
> la fête du travail,
Alexandre Adelair,
2 mai 2004
Tout est dit. D’un côté, un article qui prône un modèle ultra-libéral (le dumping des prix - les consommateurs payent toujours trop chers, plus de protection du droit des auteurs - le droit d’auteur est liberticide...), sans se soucier des conséquences sociales du dit "modèle". D’un autre côté, les artistes et les auteurs. Forcément, quand on est pas artiste, ni auteur, soi-même et que l’on ne connaît strictement rien aux domaines (édition musicale, édition de livres) dont on parle, on écrit n’importe quoi. Mais, bon, on peut se consoler en se disant que les éditorialistes de la "grande presse" font la même chose et que, là, au moins, c’est gratuit, :-))))))
Dirty debutant Volume 1,
Lirresponsable,
3 mai 2004
Salut, [Ouverture] Oui, on sait qu’un studio ça coûte bonbon niveau matos et frais (même si en France, le prix de la coke baisse, de 150 à 80 euros le gramme). Et une usine pour la fabrication du glassmaster et pressage, aussi. D’ailleurs une Les Paul Standard ’96 d’okaz à 1850 euros, c’est déjà plus cher qu’un PC... How many pépètes ? Notre frère l’artiste qui nous crée du bonheur plein les yeux et rend le monde plus beau, n’a pas les capitaux pour acheter un studio et une usine (sauf si c’est une soeur et qu’elle habite Monaco). Il va donc louer les outils et payer pour la réalisation de son produit (l’oeuvre et les exemplaires). Voyons tout de même le coût minimum de production pour un maxi et un album et la réalisation de 500 exemplaires (estimations de CIREN Audio) :
Mais comment nos quatre amis dans le vent vont-ils pouvoir réunir une telle somme ! Taper la famille, braquer un distributeur de bombeks ? Et bien, avec des cachets dans des bars ( 380 euros) ou prestations lors d’événements ( 1000 euros). En gros : une dizaine de concerts payants afin de réunir la somme. Donc n’essaie pas de m’arnaquer de 50 plaques pour ton prochain album ! :)) Remarques Première remarque sur la qualité de la production (sans vouloir diminuer l’importance de la prise, du mixage, du mastering) : sur quel support sera écouté le fameux CD ? Sur un crincrin à 100 boules, ou sur la super-chaine avec des enceintes pourries, et quelle acoustique dans le lieu d’écoute ? Bon ok, ton public est composé de mélomanes qui fabriquent eux-mêmes leurs enceintes, perçoivent les modulations dans les cris des chauve-souris, sont capables de disserter sur l’authenticité et la pureté indépassables d’un vinyl de 1930, et ont un salon dédié. Revenons donc à nos débutants avec leurs 500 CD. Chaque disque leur revient à 7 euros (et Jean a trois pommes) ; ils se décident pour une marge de 50 % hors taxe (fuck society ! Et l’Etat-Providence...), ce qui nous donne un disque à 14 euros, un peu en dessous des prix du Marché (tm), qui est très vilain ne l’oublions jamais ; s’ils écoulent la totalité (lors de concerts + placements amicaux), ils doublent la mise (7000 euros), la moitié (plus probable) ils la récupèrent. Ils peuvent également le proposer sur leur site web (il y a une foultitude de groupes qui ont leur site) ou utiliser des structures de diffusion en ligne "alternatives" (par exemple Atanata Records). Bien entendu, on ne nourrit pas longtemps une armée de percutionnistes avec un tel budget. Mais comme tu le sais, ici le CD ne vise pas à dégager des revenus mais sert de carte de visite en vue d’obtenir des concerts (et même la radio locale pourra diffuser quelques titres histoire d’augmenter la notoriété et leur verser quelques droits). Problématiques sociétales vivre de son art «La liberté des théâtres fera disparaître les chefs-d'oeuvres anciens.» Saint-Just, L'esprit de la révolution, XIII Si nos quatre amis accumulent les dates, et avec le régime de l’intermittent, ils peuvent espérer en vivre. Pour les zikos, il y a les baluches (malgré la concurrence féroce des DJ qui cassent les prix), plus un poste de prof dans une MJC (qui assure un fixe et un vivier clientèle et de spectateurs), plus les cours particuliers (qui assure du cash non déclaré). Autrement nos amis ont un autre boulot (je sais c’est inhumain). Oui mais c’est pas rock and roll tout ça ! Et la diffusion de l’oeuvre alors ! Quelle place pour l’art et les artistes ? Politique «"Touche pas à mon pote", c'est comme la traduction moderne du commandement biblique : "Aime ton prochain comme toi-même" [..]» Marek Halter, Le Monde 18 novembre 1985 ; cité par M. Fumaroli, L'Etat culturel, 1992. France, mère des arts, des armes et des lois, Tu m'as nourri longtemps du lait de ta mamelle : Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle, Je remplis de ton nom les antres et les bois. DU BELLAY, Les Regrets, 1558. Pour faire bref, je ne crois pas qu’il y ait grande différence entre, pris dans leur ensemble, les produits de l’industrie et les "oeuvres" produites grâce au soutien de l’Etat suivant le critère de la qualité (ou valeur culturelle). Je sais que c’est une forme de blasphème monstrueux (ce qui aggrave donc mon cas) et qu’il faut moduler suivant les formes d’art (arts plastiques, musique, cinéma, littérature, théâtre, etc.). D’autre part, il n’y a pas d’opposition véritable entre secteur privé et Etat pour certains secteurs, comme le cinéma (exemple célèbre : Hollywood assure la propagande du plan Marshall qui assure la diffusion des produits d’Hollywood). Et derrière les grandes invocations (KulturKampf ! :))), il est question d’emplois et de devises, si l’on veut être gentil, ou en étant moins oecuménique d’idéologie (la société de consommation). Regarde où ont fini les Enfants du Rock (tm) et qui ils servent. Ou même le jazz, de musique de bordel, c’est devenu le fétiche culturel de cinquantenaires blancs CSP+ abonnés à Témélara et fixés sur le Be-Bop. Un exemple intéressant est celui de la municipalité de Fleury-Mérogis qui a investi 150 000 euros pour un petit studio, le Onze, ouvert en septembre 2003 (cf. Un studio d’enregistrement pour 4 Euros de l’heure) Major auction Terminons par les maisons de disques, grâce aux Tableaux de bords 2003. Alors combien de divisions ? (tm) « 132 nouvelles signatures d’artistes francophones sont répertoriées soit un quart de moins qu’en 2002. Dans le même temps, le nombre de contrats rendus a progressé de 52%. L’écart reste donc positif mais s’amenuise considérablement (18 contrats supplémentaires en 2003 contre 88 en moyenne au cours de ces trois dernières années) » Bon tout ça, c’est de la faute au p2p bien sûr ! :)) Ce n’est pas parce qu’on décide de virer les artistes non rentables afin d’augmenter nos résultats, mais parce que le p2p diminue nos moyens et nous empêche donc d’investir dans les nouveaux talents, sans rire ! Salauds de pirates qui tuent dans l’oeufs tous ces génies ! Et le plus intéressant dans la suite du bilan : « Les investissements marketing progressent de 7% pour atteindre 174 millions d’euros. Ils atteignent 23% du chiffre d’affaires nouveautés contre 20% en 2002 et 23% en 2001. » 174 millions d’euros, cela en fait des heures d’enregistrement et même des studios ; mais il ne faut pas raisonner de cette façon voyons, car c’est de l’investissement stratégique qui va créer la valeur de demain, et oui ! On prend les paris, d’ici deux trois ans, on va avoir tellement de Mozart qu’on pourra en exporter ! Lorsque le 31/03 EMI supprime 1.500 emplois dans sa division Recorded Music (qui fabrique CD, disques et cassettes) et diminue de 20% le nombre de ses artistes sous contrat (les non rentables), elle déclare sans ambages dans son communiqué : « Ces mesures vont améliorer encore un peu les performances financières de la société et lui permettre de continuer à opérer avec succès dans le monde de la musique physique tout en capitalisant sur les possibilités offertes par la croissance rapide du numérique ». Mais bon, lorsque l’on affirme que l’objectif d’une entreprise est de dégager des profits, on se fait traiter de stalinien archaïque. Et si l’on fait remarquer qu’elle soustraite la fabrication (gestion des consommables), optimise son catalogue afin d’être plus rentable, et investit dans le marketing et le contrôle de la diffusion (en parlant défense de la création et hurlant contre le p2p), et que donc les aides étatiques et les différentes mesures fiscales (taxe sur les CD vierges tiens ! J’espère que tu es heureux de soutenir la création lorsque tu graves tes morceaux) ne sont pas vraiment justifiées, on a le droit au qualificatif de ultra-néolibéral ennemi de la culture. Tout ça parce l’on affirme que les individus peuvent s’organiser. C’est fou, non ? ;)) D’ailleurs la meilleure vente d’album ex aequo en France pour 2003, c’est Florent Pagny, Ailleurs Land. Liberté de penser [sic] et arnaque du fisc, tout un symbole ! a+
> la fête du travail,
PP,
6 mai 2004
Tu sais, quand on voit la qualité sonore que les gens sont prêts à télécharger, je ne vois pas forcément l’intérêt d’un studio numérique... Hyper balèze et tout et tout. Ah bon ?!???? Sur les deux-cent yen a combiens qui travaillent dans le roulage de moquette ?? Il ne faut pas exagérer. Oui un faire un disque revient relativement cher. Simplement aujourd’hui, il faut vivre avec son temps et se poser plutôt la question suivante : pourquoi vend-on encore des disques ? Il me semble que presque tout le monde soit peut télécharger les chansons voulues, soit connait quelqu’un qui peut le faire ! pourquoi donc vend-on encore autant de CD ??? Qu’achette-t’on lorsqu’on achette un CD ? Ce qui est sur c’est que, sauf principes moraux élevés, on achette plus le son, le son on peut le trouver ailleurs pour rien du tout. Alors quelques hypothèses :
De même que pour le livre, l’achat de CD c’est l’achat d’un objet, ce n’est pas celui d’un travail ou de je ne sais quoi, c’est celui d’un objet. Et toute l’industrie musicale pousse pour accentuer ce fait. Bientot le cd ne sera plus écoutable que sur tel ou tel type de lecteur et pour écouter la chanson de son artiste préféré sur son ipod et sur un lecteur de salon il faudra achetter deux fois le même titre. Au nom de la protection de l’auteur ?????? Il y a suffisemment d’articles sur uzine traitant du droit d’auteur pour qu’il ne soit plus besoin de répondre à une telle question. aujourd’hui, comme le font depuis longtemps les acteurs de théatre, un musicien, doit apprendre a vivre d’abord du spectacle qu’il produit en live, le disque dvd ou autre ne viendra qu’en support, en complément. Autre option, il doit se faire payer pour faire le disque comme un acteur de ciné pour faire un film. En tout cas, le disque ne constituera plus une rente, ce qui stimulera justement le live et la création. Pour moi, si un musicien qui commence aujourd’hui (hors starac et assimilés) croit qu’il va vivre de ses disques, c’est soit un fou, soit un mégalo...
> la fête du travail,
Alexandre Adelair,
7 mai 2004
Tu écris : "aujourd’hui, comme le font depuis longtemps les acteurs de théatre, un musicien, doit apprendre a vivre d’abord du spectacle qu’il produit en live, le disque dvd ou autre ne viendra qu’en support, en complément. Autre option, il doit se faire payer pour faire le disque comme un acteur de ciné pour faire un film. En tout cas, le disque ne constituera plus une rente, ce qui stimulera justement le live et la création. Pour moi, si un musicien qui commence aujourd’hui (hors starac et assimilés) croit qu’il va vivre de ses disques, c’est soit un fou, soit un mégalo..." Tu décides pour les auteurs ? Pour les chanteurs ? Ils n’ont pas voix au chapitre ? Une question : s’il n’y a plus de disque, s’il n’y a plus d’enregistrement, tu vas télécharger quoi ? Ce n’est pas par "fétichisme", ni par "fainéantise", ni par "sponsoring" qu’il faut quand même acheter des disques, mais pour rémunérer un auteur pour son travail. C’est une question de responsabilité, au niveau global. Certes, si je fauche des croissants chez le boulanger, qui les vend bien trop chers - 0,95 euros, faut pas abuser - , je peux en profiter librement. Et ça, c’est cool. D’un autre côté, je n’aurai bientôt plus de pain. Ou alors, de la merde en quantité industrielle, puisque les industriels seront les seuls à pouvoir survire dans de telles conditions. C’est un choix de société. Et c’est bien une logique ultra-libérale, même si ça ne fait pas plaisir à entendre.
> la fête du travail,
10 mai 2004
C’est n’importe quoi. Avec l’achat d’un disque, l’artiste ne touche pas grand chose, quand ce n’est pas carément rien. En particulier, sur la pluspart des disques que j’achete, les artistes ne touchent rien. ça me désole, mais c’est comme ça. Ils se sont fait arnaqués à l’enregistrement, on les a à l’époque payé pour enregistrer un disque, et ils n’ont ensuite jamais touché de droits sur ces disques. Voir par exemple tous les problèmes liés au label Fania et RMM (faillite frauduleuse pour ne pas payer les droits d’auteur dans le cas du second). Pour moi le problème se pose déjà. A force de ne pas vendre suffisemment, FNAC, Virgin et consorts ont gravement limité la taille des rayons qui m’interessent. Que faire alors ? Si je vais chez ces disquaires, 9 fois sur dix c’est du temps perdu, et la dixième fois c’est pour trouver un disque trois fois plus cher que ce qu’il vaut par exemple à NY... ça fait bientôt 15 ans que j’achette des disques, et je n’ai encore jamais téléchargé un morceau. Pour moi télecharger cela s’apparente à du vol. Mais je sens bien qu’un de ces jours je n’aurai plus d’autres choix. Ce qui est certain, c’est qu’il faut arreter de critiquer le P2P au nom du droit d’auteur pour défendre un modèle industriel ou ce sont les distributeurs et éditeurs qui en profite, audétriment des artistes en général. ps’il n’y a plus de disque, s’il n’y a plus d’enregistrement, tu vas télécharger quoi ? Pourquoi payer (dans un Cd) 90% du prix non justifié pour sponsoriser un modèle industriel dépassé et permettre à l’artiste de survivre avec quelques miettes ? Défendre ce modèle c’est défendre l’exploitation des artistes !!! Enfin, le P2P pose le problème de la consomation de musique. Imaginons que l’on supprime le P2P du jour au lendemain, rien ne prouve que la courbe d’achat de Disque remontera. Le problème est plus complexe, aujourd’hui, la musique ne se vends plus qu’en CD ou DVD, elle se vend aussi par d’autres cannaux (sonneries de télephone par exemple), les cri d’orffrai des Major devant la baisse de leur chiffre d’affaire sont fondés sur des chiffres qui ne tiennent pas compte des nouveau cannaux de distribution. De plus, le budget loisir compte aujourd’hui en plus de la musique, le DVD de ciné, les jeux et consoles, les PC, etc, etc... Alors "la grande faute au P2P" c’est gentil, mais ç’est l’excuse facile. La Harvard Business School a même conclu que l’on ne peut pas justifier statistiquement d’un lien de cause à effet entre hausse du P2P et baisse de vente des CDs... Donc je maintient. Télécharger, c’est pas bien, et même moralement c’est mal. Effectivement, c’est la même chose que d’aller piquer des croissants ou encore de dire, "le caviar c’est trop cher, or j’en veux, donc je le cole". Ok. Mais les cris des Majors du disque et des distributeurs au nom du respect du droit d’auteur sont inadmissibles ! Pour moi c’est du pousse au crime. Pour terminer, il y avait des chanteurs et des artistes avant même que l’on ait des supports de diffusion, la création de l’imprimerie à changé la donne, puis la reproduction mécanique de musique, aujourd’hui face au P2P, qu"on le veuille ou non, il faut inventer un nouveau modèle. P.S. voir sur le sujet (entre autres) : Un spectre hante le capitalisme : la gratuité dont voici quelques extraits :
> la fête du travail,
Alexandre Adelair,
14 juin 2004
Tu écris : "C’est n’importe quoi. Avec l’achat d’un disque, l’artiste ne touche pas grand chose, quand ce n’est pas carément rien." Avec l’achat d’un disque, à l’heure actuelle, un artiste peut espérer vivre. Avec le P2P... ? La logique qui consiste à dire : "comme ça les artistes ne gagnent pas beaucoup, alors autant qu’ils ne touchent plus rien du tout" est... étrange. Si les artistes ne gagnent pas grand chose, ce qui est vrai, alors autant se battre pour qu’ils gagnent plus (pourcentage plus important, davantage d’aide publique). Pas pour qu’ils ne gagnent plus rien et qu’ils fassent cadeau de leur musique au public, tout en faisant un "vrai" boulot de serveur ou de caissière à côté, comme le voudraient Alain Madelin et Ernest-Antoine Sellière. Tu écris : "Pour moi télecharger cela s’apparente à du vol." Le plus problématique, au fond, est que cela nie la valeur du travail du musicien. On peut prendre la question dans tous les sens, il n’est pas possible de justifier cela. Tu écris : "Pourquoi payer (dans un Cd) 90% du prix non justifié pour sponsoriser un modèle industriel dépassé et permettre à l’artiste de survivre avec quelques miettes ? Défendre ce modèle c’est défendre l’exploitation des artistes !!!" Quel autre système proposes-tu ? L’article que tu cites poses deux hypothèses intéressantes : "un bien public pur ne peut être produit en quantité suffisante que s’il est financé par l’impôt et mis gratuitement à disposition du public. Dans ces conditions,
L’article penche en faveur de la seconde hypothèse, le financement public. Voilà un nouveau modèle intéressant. Il ne reste plus qu’à convaincre un parti de le mettre à son programme. En attendant, entre les protestations légitimes des artistes et la volonté de certains internautes - assez fortunés pour se payer un ordinateur, une connexion à haut-débit, un graveur... - de profiter du travail des artistes sans les rémunérer, tout en se donnant bonne conscience... Il est facile de trancher.
> la fête du travail,
PP,
15 juin 2004
Je crains de ne pas avoir été compris.
Pourquoi ??? Arretes moi si je me trompe, mais quand monsieur X enregistre un disque, il paye des musiciens pour jouer sur le disque. Ensuite les-dits musiciens ne touchent plus rien. Pourtant quand on achette le disque de monsieur X, on achette aussi le travail des musiciens non ? Pourquoi monsieur X devrait il toucher de façon réccurente sur les ventes, et pas les autres musiciens ?!? Non ! Qui a décidé que sous prétexte qu’un jour un gars à pondu un disque alors il va gagner sa vie dessus le restant de ses jours ? Le travail du musicien se résume t’il à avoir un jour enregistré une chanson ?
Un autre système existe déjà, même s’il est dernièrement battu en brêche. Il s’agit des artistes qui vivent en partie par leurs cachet en partie par un financement public autrement appelé "intermitance", on est pas si loin de :
en tout cas c’est ce que font tous les musiciens qui n’ont pas de maisons de disque ou qui n’ont pas les capacités de productions... J’ose espérer que tu savais qu’il y a aujourd’hui des musiciens qui vivent de la musique sans vivre de la vente de CDs ? Bien sur que si ! Si je me fait l’avocat du diable, je dirais que l’on peut considérer le disque en téléchargement comme une démo destinée à faire connaitre le musicien pour qu’ensuite ce dernier puisse gagner sa vie en donnant des concerts. encore une fois, le travail des musiciens, heureusement, ne se limite pas au disques. De plus, je me répète, mais parmis la musique téléchargée, il en est sur laquelle aucun artiste n’a de droits (cf par exemple certains disques FANIA). Par ailleurs, le ton de ton dernier paragraphe montre a quel point tu n’as pas cerné la problématique :
Le problème ne concerne pas seulement les plus fortunés loin de la :
Enfin, le problème ne réside pas seulement dans le fait de pouvoir télécharger. En colombie, les Cd sont vendus dans la rue en version pirate pour 1$ avant même leur sortie dans le commerce. Le piratage a atteind un tel niveau que les maisons de disques impriment des disques pirates qu’elles fournissent aux artistes pour qu’ils puissent en vendre quelques un directement et se faire un complément de salaire... Il faut reposer encore une fois le problème à la base : à l’heure ou les particuliers peuvent prendre à leur charge le coût de reproduction des fichiers numériques, c’est le modèle qui est à revoir. Il faudra (et/ou) :
Bref, je ne sais pas trop ce qu’il faudra faire, ce qui est clair c’est que le phénomène de la copie numérique et du téléchargement n’est pas prêt de s’arreter. Le problème n’est plus de dire "olala, c’est mal, et en plus c’est pas bien", mais bien d’essayer de s’adapter : quand la pluie tombe, plutôt que de l’interdire, il vaut mieux se couvrir !
> la fête du travail,
18 juin 2004
Tu écris : "Ensuite les-dits musiciens ne touchent plus rien. Pourtant quand on achette le disque de monsieur X, on achette aussi le travail des musiciens non ? Pourquoi monsieur X devrait il toucher de façon réccurente sur les ventes, et pas les autres musiciens ?!?" Tout à fait d’accord, il faut que les sociétés de production réduisent leurs marges pour payer davantage l’auteur et ses musiciens, qui doivent être intéressés aux ventes. Ce qui est rarement le cas. Tu écris :
"Le plus problématique, au fond, est que cela nie la valeur du travail du musicien.
Cela revient à nier toute valeur au disque, comme objet artistique. Un disque a sa cohérence. C’est un acte artistique en soi. On peut penser à Sergent Pepper, des Beatles. Dans un autre registre, les albums d’IAM, quoique commerciaux, explorent des pistes différentes à chaque fois, qui sont datées historiquement, constituent des avancées, un témoignage d’une époque et donnent naissance à de nouveaux projets, ailleurs, par essaimage. Si on ne rémunère pas ce travail, on sacrifie des pans entiers de la création artistique. Tu écris : "J’ose espérer que tu savais qu’il y a aujourd’hui des musiciens qui vivent de la musique sans vivre de la vente de CDs ?" Tout à fait d’accord avec toi sur le système des intermittents, mais il est gravement insuffisant. Il faudrait également un système du type "avance sur recettes", comme dans le cinéma, pour financer des projets. Par ailleurs, oui, il y a des artistes qui vivent sans faire de disque, mais pourquoi ériger leur mode de vie en système... ? En quoi cela ferait-il progresser la musique, l’art... ? Tu écris : "je dirais que l’on peut considérer le disque en téléchargement comme une démo destinée à faire connaitre le musicien pour qu’ensuite ce dernier puisse gagner sa vie en donnant des concerts." C’est un peu autoritaire comme démarche. Un peu dogmatique, même. Tu choisis le mode de vie des artistes à leur place, tout ça pour permettre aux internautes d’écouter leur musique sans payer. Je crois que je préfère que les artistes soient libres de choisir, de créer, dans la diversité. Un disque est une démo... ? Le "Concert à Cologne" de Keith Jarret, c’est une démo... ? Les disques de Grapelli, ce sont des démos... ? Tu écris :
"Le problème ne concerne pas seulement les plus fortunés loin de la :
Les sociétés de production exagèrent l’impact du piratage pour légitimer des mesures de licenciement et de dégraissage, tout en maintenant leurs marges. C’est ce système qu’il faut attaquer. Le problème du piratage est un faux débat, qui arrange bien les maisons de disque. Par ailleurs, 50 euros par mois... Tu as déjà vécu avec le RMI... ? Tu sais ce que c’est, 50 euros par mois... ? Qu’on le veuille ou non, Internet n’est pas un outil démocratique. Pas pour l’instant. Il faut avoir un capital économique et culturel (alphabétisation, maîtrise de l’outil, des habitudes...). Tu écris : "Bref, je ne sais pas trop ce qu’il faudra faire, ce qui est clair c’est que le phénomène de la copie numérique et du téléchargement n’est pas prêt de s’arreter. Le problème n’est plus de dire "olala, c’est mal, et en plus c’est pas bien", mais bien d’essayer de s’adapter : quand la pluie tombe, plutôt que de l’interdire, il vaut mieux se couvrir !" Il n’y a absolument pas de fatalité. Les choix collectifs ne sont pas "la pluie qui tombe". Ce sont des choix. Nous en sommes, toi et moi, responsables.
> la fête du travail,
PP,
22 juin 2004
Ben là nous somme parfaitement d’accord. C’est pour cette raison que je me fait souvent l’avocat du diable. La aussi je suis d’accord. Et personnellement je fais ce que je peux en : ne telechargeant jamais
achetant systématiquement les disques qui me plaisent (et pourtant parfois ça relève de la gageure)
me battant pour faire connaitre des groupes et encourageant les auditeurs à acheter.
Il est clair que pour moi l’argument "c’est trop cher donc je télécharge" n’est pas recevable. C’est la même chose que "les ferari c’est trop cher donc je les voles" Mais d’un autre coté, le problème est un peu plus compliqué que "télécharger c’est nier le travail des artistes"....
> la fête du travail,
Ghost2013,
9 novembre 2005
Bon allé je répond ! Moi Peer to piste lol Bon y a plein de choses de vrai dans ce qui y a été dit et de chaque coté (ce qui sont pour ou contre le p2p) Bon comment expliqué le bordel du p2p ? Moi je télécharge sans aucun souci de concience ca c clair.... mais.... Depuis des dizaines d’année on ce fait ruiné (personnes de classes moyennes) par les industrielles et cette société de consommation importé des US. Et il est tant maintenant de prendre les "armes" (graveur, cd vierge, l’Internet etc...) fabriqué et distribué par les industrielles eux mm. Je n’ai pas créer tous cela et la manière dont il l’utilise me navre. Vous êtes vous déjà demandé pkoi l’internet existait ?? (posez vous la question bien en profondeur) Allé tient, prenez votre logiciel p2p que vous détesté et prenez "Cyber-traque" Sachez que tous sujet est lié d’une manière ou d’une autre. Voilà mon point de vue à leur sujet. Mais par contre j’invite tous les auteurs compositeur a créer un site et a distribué leur musique via celui-ci..... Le client en sera plus satisfait si votre produit es moins chère. En gros au lieu de faire sous-traiter faite le boulot vous mm bande de flemmard. Faites votre promo, faites vos cds, compressé vos fichier en mp3\ogg vous mm etc... C’est un peu d’huile de coude et c pas chère. Sachez que le client est roi et qu’il ira au moins chère et cherchera la meilleurs qualité et il sera seul juge de récompensé celui qu’il préfèrera. Pour l’instant le meilleurs c le p2p. Cela dit ne voyer pas le p2p comme une menace ou un conccurent... manipulé le utilisé le pour promouvoir vos réalisation, C’est gratuit !!!! et vous touchereez des milliard de clients potentiel.. Et oui les temps changent faut s’adapter si vous êtes pas assez coriaces, intelligent etc... vous coulerez comme les nombreuses start-up... en 2000 - 2002/3 Pour ma part j’achète tous les produits en original qui d’après moi le mérite. Le p2p me permet de jugée, ensuite si ca me plait j’achète... Rappelez vous une chose, ce n’est pas a la masse de s’adapter, c’est a vous... !!! dernière chose, prenez des cours aux Echecs, ca vous servira..... Ghost2013 ! |